Neckera pennata Hedw. Musc, frond. III, p
Bryol. eur. t. 440; Sch. Flor. G. et G. exsicc. n° 1176;
Stirp. n° 146 ; Fontinalis pennata Linn.
Tige allongée, raide, dénudée à la base, couchée, divisée en plusieurs branches garnies de quelques rameaux courts étalés, très imparfaitement pennées; long. 6 — 10 centim.; touffes lâches, déprimées, d’un vert jaunâtre. Feuilles aplanies, ovalescultriformes, plus convexes par le bord extérieur, aiguës, apiculées, très superficiellement denticulées; une nervure simple ou bifurquée, courte, très mince, ou même pas de nervure ; long. 2 1 /2 millim., larg. 1 millim. A l’état sec elles sont un peu ridées et crépues, mais presque lisses à l’état humide. Quelques cellules courtes , subrectangulaires à la base, les autres linéairesobtuses, flexueuses, 6 — 10 fois aussi 1. q. 1. Les extrémités des cellules sont légèrement saillantes, de manière à rendre la surface des feuilles un peu papilleuse. Fleurs femelles nombreuses, espacées ou rapprochées, souvent unilatérales; 12 — 15 fol. ; les externes courtes, les moyennes et les supérieures engainantes, acuminées, légèrement denticulées, énerves; 3 — 6archégones; paraphyses un peu plus longues, abondantes. Vaginule très courte. Pédicelle très court (1/2 millim.). Capsule immergée dans l’involucre, dressée, oblongue , légèrement plissée à la fin, assez pâle, bordée de rouge à l’orifice qui est un peu rétréci; long. 2 millim., diam. 1 1/4 millim. Opercule petit, conique, déprimé, terminé par un bec court. Dents du péristome pâles, lancéolées, puis linéaires-allongées, lamellifères, entières ou un peu ouvertes le long de la ligne dorsale; membrane interne extrêmement réduite, fugace ; à peine quelques traces de lanières. Fleurs mâles nombreuses, au-dessous des fleurs femelles, assez grandes, pédicellées; environ 15 fol.; les externes courtes et obtuses, les moyennes largement ovales-acuminées, légèrement nerviées, les intimes très élargies, apiculées, énerves, plus courtes; 8 — 10 anthéridies épaisses, brièvement
8e GENRE : PTEROGONIUM.
oblongues; paraphyses filiformes, nombreuses, molles, plus longues. — Février-avril.
R. Troncs de hêtres, dans les forêts des montagnes inférieures. Bruyères (Mougeot) ; Basses-Vosges: Kirkel , Bitche, Mutterhausen, Sturzelbronn, Haspelscheidt, Eppenbronn (F. Schultz) -, egalement rare dans le Jura, à l’Ecluse, près de Neufchâtel (Godet), Combes de Valanvron, près de la Chaux-de-Fonds (Junod), Bugey (Débat) — Var (Gérard), Aude (Roumeguère), Tarn (M.-D. J.), Oise (Graves), forêt de Fontainebleau (Chevallier).
8e Genre : Pterogonium Swartz; Hook. et Tayl. Wils. Bryol. brit. p. 350.
Capsule longuement pédicellée. Pédicelle droit. Péristome externe peu solide, pâle, fugace. Dents lancéolées-acuminées, entières. Membrane basilaire très courte. 16 lanières en forme de cils, courtes, fugaces. Tiges et rameaux procombants, cylindriques, julacés. Feuilles exactement imbriquées en tous sens, composées d’un tissu à cellules très courtes , lisses ou papilleuses.