‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 196 sur 634 · PTEROGONIUM FILIFORME · texte numérisé non relu

PTEROGONIUM FILIFORME

rameaux sont très atténués, effilés. Les feuilles, à ce point, sont oblongues, plus étroites, aiguës, denticulées jusqu’au-dessous du milieu , à peine révolutées à la base ; la nervure est très courte. Fol. intimes de l’involucre allongées, oblongues, engainantes, brièvement acuminées , légèrement plissées, munies d’une nervure allongée; 10 — 15 archégones ; paraphyses courtes , peu nombreuses. Vaginule petite, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, tordu à gauche inférieurement et à droite au sommet; long. 15 — *20 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, munie d’un col peu distinct, jaunâtre, à la fin plissée, rugueuse; long. 2 — 3 millim., diam. 3/4 — 1 millim. Opercule conique, obliquement acuminé. Péristome : dents hyalines, linéaires, molles , irrégulières, courtes ; membrane basilaire presque nulle; lanières rudimentaires, irrégulières, simples ou divisées , n’atteignant que le tiers des dents. Fleurs mâles sur une plante distincte ; fol. 8 — 10, ovales-orbiculaires, brièvement et finement acuminées, énerves ; 4 — 6 anthéridies médiocres, oblongues, renflées. Paraphyses plus longues. — Juin-juillet-août.

b. heteropterum Sch .; Pterygyn. heteropterum Brid. (ex parte tantum). — Plante plus robuste. Rameaux courts, renflés, obtus, arqués, moins déprimés. Feuilles obovées, arrondies au sommet, brièvement apiculées, munies d’une nervure bifurquée très courte, imbriquées, plus ou moins homotropes. Plante d’un beau vert frais.

c. filescens IV. Boul. — Plante très grêle. Branches et rameaux très effilés, allongés, déprimés. Feuilles oblongues, insensiblement rétrécies, aiguës ou acuminées. Tapis déprimés , d’un vert terne ou jaunâtre pâle.

Troncs d'arbres, surtout de hêtres, dans les bois et sur les rochers élevés ; commun dans la région montagneuse supérieure des Vosges et du Jura; se retrouve, c'a et là, dans les montagnes inférieures jusque dans la plaine, par exemple, forêts de Sarrebourg, de Saint- Gorgon, près de Rambervillers (B.), de Sarrebrück (Winter) ; la var. b. sur les pierres humides, près des ruisseaux et des cascades, ça et là dans les montagnes des Vosges; c’est, sans doute, la même plante que Lesquereux indique comme v. majus, sur les granités roulés de Noiraigues ; la var, c. dans les cavités sèches et ombragées des rochers, dans les Vosges supérieures, forme stérile.

140. Pterogonium gracile Sw. Disp. Musc. ; Bryol. eur. t. 467 ; Stirp. n° 817 ; Hypnum gracile Linn.

Tige primaire stoloniforme, très grêle, très radiculeuse, gar-

9e GENRE : ANOMODON.

nie de fol. espacées squamiformes , ovales, acurainées (acumen étalé), munies, comme les autres, de deux nervures, mais très courtes. Cette tige émet çà et là des branches robustes , d’abord simples et dressées, puis très ramifiées ; rameaux rapprochés, cylindriques, obtus , fortement courbés homotropes; ils s’enracinent et deviennent stoloniformes au contact du sol. Touffes assez élevées, peu étendues, raides, d’un vert olivâtre ou jaunâtre à la surface, brunes à l’intérieur; long. 3 — 4 centim. Feuilles moyennes des rameaux largement ovales-aiguës ou brièvement acuminées , assez fortement dentées sur le contour du tiers supérieur, très concaves, exactement imbriquées à l’état sec, fortement étalées par l’action de l’humidité; une nervure large et mince, bientôt bifurquée, atteignant le milieu de la feuille; long. 1 1/4 millim., larg. 3/4 millim. Tissu lisse, épais ; cellules basilaires externes petites, arrondies, poncti formes, près de la nervure ; les moyennes sont allongées, oblongues, subobtuses, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; sur le contour, elles sont rhomboïdales, à angles émoussés, disposées obliquement en séries longitudinales. Fol. intimes de l’involucre allongées, aux 3/4 engainantes, finement acuminées , sinuolées à la base de l’acumen, munies de 2 — 3 nervures très minces, allongées; 6 — 8 archégones; paraphyses médiocres, très nombreuses. Vaginule . épaisse, oblongue, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle tordu à gauche; long. 10 — 15 millim. Capsule subcylindrique, munie d’un petit col à la base; long 3 — 3 1/2 millim., diam. 3/4 — 1 millim. Opercule conique, élevé, obtus ou subobtus. Un anneau étroit. Dents du péristome lancéoléeslinéaires, assez bien développées, pâles, régulières ; membrane basilaire distincte, mais courte; lanières subulées, courtes, imparfaites. Coiffe garnie de quelques poils espacés. Fleurs mâles sur une plante distincte ; 8 — 10 fol. ovales-acuminées , imbriquées, énerves; anthéridies, 3—4, oblongues, épaisses; paraphyses plus longues , nombreuses. — Février-mars. Très rarement fertile.

R. A. la base des troncs d’arbres et sur les rochers; Hohneck et Champ du-Feu (Mougeot), rochers élevés aux environs de Saint-Dié; sur le toit d’une masure à Coinches (B.) ; fertile au Bambois de Bâmont, près Saulxures (B. et Pierrat), sur la Grauwacke, dans la vallée de la Sarre (Winter); plus rare encore dans le Jura, aux Sagnettes (Lesquereux). — AC dans le Var (Hanry) , C au Mont-Dore (Lamy); Cévennes (Roumeg., Jeanb.), Normandie (Le Jolis, Husnot) , Oise (Graves), Seine-et-Marne, près de Provins (Bouteillier).

9e Genre: Anomodon Hook. et Taylor (ex parte). Capsule longuement pédicellée. Pédicelle droit. Dents du pé-

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