MNlUM CUSPIDATUM
A. Des stolons souterrains ou épigés, arquésprocombauts* (E. 149—153.)
(Dans cette série , les feuilles sont marginées , dentées ; les dents unisériées.)
f. Fleurs synoïques. (E. 149 — 151.)
149. Mnium cuspidatum Hedvo. Spec . Musc. p. 192, t. XLV ( exclusa v. 6.); Schwœgr. Suppl. I, p. n, p. 132; Stirp. n° 621 ; Sch. Fl. G. et G. exsicc. n° 1183.
Tige fertile dressée, médiocre (long. 10 — 20 millim.), d’abord presque nue, puis garnie de feuilles de plus en plus grandes ; les inférieures suborbiculaires, brièvement acuminées ; les moyennes et les supérieures larges, oblongues-o&ouées, rétrécies vers la base, longuement décurrentes, révolutées jusque vers le milieu, rétrécies , acuminées au sommet (acumen court, à demi tordu, arqué en dehors) , munies d’une nervure dilatée, à la fin brune, qui se prolonge j usqu'à V extrémité de Tacumen, marginées par une quadruple série de cellules linéaires, étroites, épaissies, dentées à partir du milieu (dents grandes, aiguës, étalées-dressées, nombreuses) ; long. 4 1/2 millim., larg. 2 m.; cellules hexagones-subarrondies ; les basilaires un peu allongées. Stolons épigés, nombreux , arqués-retombants, atténués , radicants à l’extrémité, garnis de feuilles assez semblables aux caulinaires moyennes. Touffes ou gazons d’un beau vert foncé ou assez clair, peu étendus. Fleurs synoïques. Folioles involucrales externes, 3 — 4, allongées (long. 5 — 6 millim., larg. 1 1/2 millim.), o&oue'es-oblongueSj dressées, acuminées ; 3 — 5 fol. intimes plus courtes, lancéolées-spatulées, dentées, et enfin ovales-acuminées, presque entières, toutes nerviées; 5 — 6 arcbégones, autant d’anthéridies ; parapbyses légèrement renflées (le dernier article atténué). Vaginule oblongue. Pédicelle dressé, rougeâtre à la base, plus pâle au sommet; long. 20 — 25 millim. Capsule molle, verte à la maturité, brune ensuite, brièvement ovaleoblongue, presque arrondie à la base, légèrement resserrée à l’orifice, très inclinée vers le sol ou pendante ; long. 2 1/2 mill., diam. 2 millim. Opercule convexe, obtus ou brièvement mamelonné. Un anneau assez étroit. Dents du péristome libres jusqu’à la base, larges, fortement lamellifères, d’un vert pâle;
16® GENRE : MNIUM.
membrane interne atteignant le milieu des dents, brune, orangée sous le microscope; lanières larges, lancéolées, acuminées, percées, sur la carène, de grandes ouvertures arrondies, souvent confluentes; 3 — 4 cils noduleux, allongés; au-dessous des lanières, sur chaque carène de la membrane, se remarquent deux séries de petits trous carrés ou arrondis. Spores grandes, vertes. — Juin.
« Sur la terre et les rochers, assez répandu. » (Dr Mougeot, Statist .) Cette espèce semble assez rare en Lorraine, où nous ne l’avons trouvée qu’à Saint-Dié ; M. Godron ne l’indique pas aux environs de Nancy; Lesquereux ne la signale , pour le Jura , qu’aux environs de Bienne et de Fleurier, Elle est plus commune en Alsace. M. F. Schultz l’indique presque partout dans les Vosges inférieures (alsaciennes), sur le grès vosgien et le diluvium ; aux environs de Sarrebrück (Winter) ; nous l’avons du reste trouvée dans plusieurs localités de la vallée du Rhin , par exemple : dans les montagnes , aux environs de Saverne , près de Colmar, au Hügstein, près de Guebwiller, etc., à la base des troncs d’arbres , des peupliers , des chênes. Du reste, ça et là, dans presque toute la France.