Milium hornum Linn. Spec. pl. ; Bryol. eur. t
Stirp. n° 34; Schultz, Fl. G ail. et Germ. exsicc. n® 981.
Tige fertile dressée, émettant de la base de nombreux jets stériles, également dressés, arqués au sommet, grêles, atténués; touffes d’un vert olivâtre passant au roux, denses , enlacées à la base par un feutre brun, très fourni ; long. 2 — 3 centim. Feuilles de plus en plus grandes de la base au sommet ; les inférieures espacées , squamiformes; les moyennes lancéolées-subspatulées ou étroitement oblongues, allongées, brièvement acuminées, étroitement marginées, dentées à partir du milieu ou du tiers inférieur (2 séries de dents saillantes, aiguës, étaléesdressées) ; la nervure s’arrête au-dessous du sommet; long. 3 1/2 — 4 millim., larg. 1 millim. ; cellules carrées, presque triangulaires ou trapézoïdes, irrégulières, anguleuses, les cellules basilaires un peu plus allongées. A Tétât humide, les feuilles sont dressées-étalées, légèrement concaves et carénées; à l’état sec, elles sont plus rapprochées de la tige, crispées, souvent presque pliées en deux. Fol. externes de l’involucre allongées, aiguës, étroites (long. 6 — 8 millim., larg. 1 millim.) ; les intimes (5 — 6) plus petites, lancéolées et linéaires-acuminées, moins longuement nerviées , fortement dentées ; 1 5 — 20 archégones d’un rouge vif; paraphyses plus longues, nombreuses, légèrement renflées au-dessus du milieu, puis atténuées. Vaginule allongée, subcylindrique , d’un rouge vif, chargé des débris de la fleur. Pédicelle solitaire , dressé-flexueux , pourpre ; long. 20 — 30 millim. Capsule jaune-verdâtre, à la fin brune, bordée de rouge à l’orifice, d’abord pendante, ensuite horizontale, se redressant à la fin par la torsion du pédicelle, ovale-oblongue , arrondie à la base, munie d’un très petit col; long. 3 — 4 millim., diam. 1 1/2 — 2 millim. Opercule convexe élevé, obtusément apiculé. Un anneau se contournant en spirale et tombant par fragments, composé de 2 — 3 séries de cellules. Lanières du péristome percées de grandes ouvertures rondes, souvent confluentes; 2—3 cils longs, uoduleux. Fleurs mâles sur une plante distincte ?
16e GENRE : MNIUM.
cyathiformes-discoïdes ; 5— 6 fol., d’abord dressées-imbriquées, puis étalées divergentes, concaves, grandes; environ 20 anthéridies grandes, oblongues, roses ou rougeâtres ; paraphyses nombreuses, fortement renflées au-dessus du milieu, puis atténuées aiguës au sommet. — Avril-mai.
Le Dr Mougeot (Statistique des Vosges) indique cette espèce partout sur toutes les formations géologiques. Cependant Lesquereux ne la mentionne pas dans le Jura, ni M. Godron aux environs de Nancy. Elle nous semble propre aux terrains siliceux (granité et grès). CC. sur 1rs grès verts de l’Argonne, près de Clermont ; sur le grès bigarré des Monts-Faucilles; C. également sur le granité et le grès vosgien, dans toute la chaîne des Vosges; elle se plaît dans les forêts, sur les parois très inclinées et dans les fissures des rochers ombragés.
b. Opercule conique , terminé par un bec distinct. (E. 155 — 157.)