BRYUM PALLESCENS
lucre plus longuement acuminées ; 10 — 12 archégones d’un rouge vif; paraphyses molles. Pédicelle rougeâtre; long. 10 millim. Capsule pendante à la suite d’une courbure rapide du pédicelle, obovée-oblongue , munie d’un col atténué, peu distinct ; long. 1 1/2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe-conique. Un anneau formé de deux séries de cellules inégales. Dents du péristome pâles, finement granuleuses au sommet; membrane interne élevée; lanières percées de grandes ouvertures; 2 cils appendiculés.
Belledone, près du lac Grand-Domênon, dans les Alpes du Dauphine ; ait. 2500 m. — Août 1862 (Ravaud).
Bryum Muehlenbeckii Br. Sch. Bryol. cur. t. 381.
Tige allongée, radiculeuse ; touffes denses, offrant quelque ressemblance avec celles du B. alpinum , mais plus grêles et d’un vert olivâtre. Feuilles dressées-imbriquées, carénées-concaves, oblongues, allongées, rétrécies-subaiguës ou presque obtuses, munies d’une forte nervure brune qui s’arrête au sommet, révolutées aux bords, non marginées, formées de cellules molles. Capsule pendante , oblongue , munie d’un col distinct , à la fin resserrée sous l’orifice, brune. Un large anneau. Cils du péristome appendiculés.
Rochers humides des montagnes élevées. Alpes du Dauphiné : Villardd’Arène (Ravaud). — Saint-Gotthard (Mühlenbeck).
Bryum Blindii Br. Sch. Bryol. eur. t. 383. — Tiges dressées, très divisées, chargées de radicules, julacées, d’un vert pâle à la surface; feuilles moyennes imbriquées, oblongues- lancéolées, mutiques, planes aux. bords, entières; nervure non excurrente; tissu mou, à grandes mailles. Capsule pendante, obovée, renflée, courte, munie d’un petit col, très resserrée à l’orifice, à la fin d’un brun noir. Un anneau très large.
Sur la terre arénacée ou argileuse , dans les Alpes de la Rhétie ou de Salzbourg (Blind, Schimper).
fff. Plantes monoïques. (E. 178.)
178. Bryum pallescens Schleich. exsicc.; Schwœgr. Supp. I, sect. ii, p. 107, t. LXXV ; Bryol. eur. t. 359; Stirp. n° 728.
Tige courte (10 raill.), ou plus élevée (35 — 40raill.), dressée ; innovations nombreuses, dressées; touffes ordinairement très denses , d’un vert souvent jaunâtre à la surface , enlacées par
un feutre radiculaire brun, abondant. Feuilles dressées, concaves à l’état humide, carénées et tordues sur elles-mêmes à l’état sec, ovales ou oblongues-lancéolées, rétrécies, finement acuminées (nervure longuement excurrenté) , révolutées aux bords jusque près du sommet , très peu sinuolées à la base de l’acumen, marginées (plusieurs séries de cellules linéaires, épaissies, jaunâtres); long. 3 1 /2 — 5 roillim. , larg. 1 — 1 1/4 millim. ; cellules à parois fermes; les basilaires rectangulaires, courtes; les moyennes hexagones-tronquées , les supérieures rhombées , courtes. Fol. externes de l’involucre peu distinctes ; 3 — 4 intimes ovales-lancéolées, acuminées, plus petites; archégones 8 — 15; paraphyses molles, très nombreuses. Vaginule courte, renflée. Pédicelle pourpre, dressé, arqué au sommet; long. 20 — 50 millim. Capsule pendante ou penchée, à la fin horizontale, oblongu e-claviforme ou obovée, symétrique, à peine resserrée sous l’orifice, munie d’un col atténué , aussi long ou plus long que le sporange, d’abord jaunâtre, à la fin brune ; long. 2 1/2 — 4 1/2 millim., diam. 1 — 1 1/4 millim. Opercule petit, coniqueaigu, ou convexe-apiculé. Dents du péristome pâles, très lamellifères ; lanières brièvement acuminées, médiocrement ouvertes sur la carène ; 2, plus rarement 3 cils longs, noduleux ou plus ou moins appendiculés. Fleurs mâles terminant un rameau distinct de la même plante , capituliformes ; fol. florales externes courtes , evales-triangulaires , acuminées ; les intimes beaucoup plus petites, ovales-acuminées; anthéridies grandes, nombreuses (20 — 50) ; paraphyses très abondantes, molles, souvent vertes au sommet. — Les feuilles à la base, les anthéridies, les archégones sont ordinairement colorés en rouge vif. — Juin-juillet.
« Sur les murs, dans les fissures des rochers. Granité et grès. Région montagneuse des Vosges. » (Mougeot , Statist.); sur le grès vosgien à Bitche (Schultz), sur le grès bigarre' à Deux-Ponts (Bruch), dans la valle'e de la Sarre à Mettlach (Winter); «dans toutes les localités» du Jura (Lesquereux) . 11 nous semble moins commun et plutôt disséminé; nous l’avons recueilli , dans les Hautes Vosges , au Hohneck et au Rotabac, et, dans le Haut-Jura, au Mont-d’Or et au Suchet; M. Pierrat en a recueilli des formes vigoureuses, dans les fissures des rochers granitiques, sur les hauteurs de La Bresse. — Alpes du Dauphiné et de la Savoie, Pyrénées, Cévennes et montagnes de l’Auvergne.
Observations. Lesquereux indique, sur la terre au sommet du Chasseron , une var. d! subrotundum ( B . subrotundum Brid. Bryol. univ. t. I, p. 673), à laquelle M. Schimper, dans un supplément au Bryologia et dans son Synopsis muscorum, reconnaît une valeur spécifique. Nous ignorons si la plante du Haut-Jura est la même que celle des Alpes de Salzbourg décrite par Bridel; d’autre part, le B. subrotundum , tel que M. Schimper le décrit, ne paraît différer du B. pallescens par aucun caractère sérieux, sinon par le bord des feuilles, qui reste plan dans