Bryum torquescens Br. et Sch. Bryol. eur. t
Stirp. n° 1021.
Tige dressée, courte (5 — 10 millim.), émettant, au-dessous des fleurs, des innovations nombreuses ; gazons denses, bruns à la surface, radiculeux à l’intérieur. Feuilles moyennes rapprochées, dressées, lâchement imbriquées, concaves, carénées à l’état humide, fortement tordues en spirale vers la droite, autour de la tige, à l’état sec, oblongues, finement acuminées par l’excurrence de la nervure, révolutées à la base, rarement jusqu’au milieu, munies, vers le sommet, de quelques dents rares et superficielles, marginées (3 — 4 séries de cellules linéaires, à parois plus épaisses) ; long. 1 1/2 — 2 millim., larg. 1 millim.; cellules du tiers inférieur subrectangulaires, 4 — 5 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures hexagones-aiguës, 3 fois aussi 1. q. 1. Fol. externes de l’involucre (3 — 6) dressées, lancéolées-allongées, longuement
17e GENRE : BRYUM.
acuminées, carénées, révolutées aux bords; 2 — 3 intimes plus petites, finement acuminées ; 6 — 10 anthéridies grandes, oblongues; 8 — 15 archégones ; paraphyses un peu plus longues, nombreuses. Vaginule oblongue. Pédicelle dressé-flexueux, pourpre; long. *25 — 35 mill. Capsule penchée ou presque pendante, à la fin horizontale, allongée , étroite , oh\ongxie-subcylindriquef atténuée à la base, munie d’un long col, souvent légèrement arquée , un peu rétrécie sous l’orifice avant la chute de l’opercule, d’un brun passant au rouge vif ; long. 4 — 5 millim., diam. 3/4 — 1 1/4 millim. Opercule grand, convexe, nettement apiculé, brillant. Un assez large anneau. Lanières du péristome percées de larges ouvertures sur la carène ; 3 — 4 cils aussi longs, appendiculés. Spores médiocres, pâles. — Mai-juin.
RR. Vieux murs de la citadelle de Strasbourg (Kneiff, 1822) Sur l’étiquette du n° 1021 des Stirpes vog.-rhen ., le Ùr Mougeot attribue l’honneur de cette découverte à Nestler, tandis que M. Schimper ( Syn . ?m<sc.)la rapporte à Kneiff. Quoi qu’il en soit, ces deux botanistes n’avaient reconnu cette plante comme espèce distincte ni l’un ni l’autre. — C. dans toute la région méditerranéenne : Var, Bouches-du-Rhône, remonte dans les Cévennes jusqu’à la Haute Vienne (Lamy); se retrouve sur le littoral de la Manche: Ürville (Le Jolis); aux environs de Paris : Port-Villez (Cosson) ; en Belgique (Marchai).
180. Bryum bimum Schreb. Fl. lips. p. 83; Bryol. eur. t. 363; Stirp. n° 1216.
Plante très semblable au B. pseudotriquetrum , croissant également dans les marais, les lieux très humides ; les touffes sont de même colorées en rouge vineux obscur, surtout à l’intérieur, très radiculeuses ; les feuilles sont de même forme , oblongueslancéolées, révolutées , marginées , légèrement denticulées vers le sommet, du reste dressées-étalées , concaves à l’état humide, rapprochées de la tige et légèrement crispées à l’état sec. La capsule est pendante, oblongue-piriforme , atténuée à la base , de couleur brune ou rougeâtre-foncée, l’opercule convexe-élevé, apiculé. Les différences sont les suivantes : Fleurs synoïqucs (6 — 10 anthéridies assez grandes; 5 — 10 archégones ; paraphyses peu nombreuses) ; les tiges restent courtes (5 — 10 millim.) ; les touffes sont peu fournies , souvent même les plantes croissent isolées ; les feuilles sont plus espacées, nettement acuminées par l’excurrence de la nervure. Le pédicelle atteint ordinairement 30 millim.; la capsule est moins développée ; long. 2 1/2 — 3 1/2 millim., diam. 1 1/2 millim. — Mai-août.
Disséminé dans la plaine et les montagnes des Vosges, du Jura; nulle part très commun. — Çà et là dans toute la France.