Bryum Ludwigii Schwœgr. Suppl. I, sect. n, p
t. LX V III; Bryol. eur. t. 354; Stirp. n° 831 ; Webera Ludwigii Schimp. Syn.
Tige grêle, déprimée par la pression des neiges, émettant, vers l’extrémité, des innovations solitaires ou peu nombreuses, dressées , allongées, souvent très grêles , subcylindriques ; gazons plus ou moins étendus, d’un beau vert clair ou foncé; long, des tiges 4 — 6 centim., des innovations 10 — 20 millim. Feuilles espacées, petites à la base, plus rapprochées et plus grandes vers le sommet ; les moyennes dressées , lâchement imbriquées, serrées près de la tige par la dessication, oblongueslancéolées , rétrécies, aiguës ou brièvement acuminées , planes ou partiellement révolutées aux bords , finement denticulées sur le contour du tiers supérieur, non marginées, munies d’une nervure qui disparaît un peu au-dessous du sommet ; long. 1 1/4 millim., larg. 1/2 millim.; cellules molles, à parois minces, presque toutes hexagones-aiguës , 3 — 5 fois aussi 1. q. 1. ; quelques-unes seulement rectangulaires vers la base. Fol. externes de l’involucre dressées, plus grandes (long. 1 1/2 — 2 1/2 mill.), étroites, lancéolées, plus longuement rétrécies-acuminées, révolutées aux bords ; 3 — 4 intimes plus petites, du reste semblables ; 10 — 20 archégones; paraphyses nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle pourpre, grêle , flexueux, géniculé à la base; long. 10 — 15 millim. Capsule pendante, ou diversement inclinée à la suite d’une flexion brusque du pédicelle , brièvement o&ouée-piriforme, bombée en dessus, terminée par un petit col atténué, arqué , dilatée à l’orifice ; elle est généralement petite , d’abord glaucescente, à la fin d’un brun noir ; long. 1 1/2 millim., diam. 3/4 — 1 millim. Opercule convexe-apiculé , d’un jaune clair. Un anneau formé de cellules courtes. Péristome jaune-/?d/e; dents étroites, peu lamellifères ; lanières ouvertes sur la carène; 2 — 3 cils longs, noduleux. Plante mâle distincte ; fleurs capituliformes ; fol. florales nombreuses (10~- 15); les externes dressées, ovales-lancéolées, aiguës; les intimes dilatées à la base , concaves ; anthéridies oblongues , mé-
diocres (20—40) ; paraphyses légèrement renflées, abondantes. — Août-septembre.
RR. Sur la terre sablonneuse humide, au sommet de l’escarpement du Castelberg, au Hohneck (itëougeot) — Haute-Savoie, col du Prat, bords de la mer de Glace (Puget), Pyrénées, Cévennes dans le Tarn, à Larroque de Vère (Jeanbernat).