‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 256 sur 634 · BRYUM INCLINATUM · texte numérisé non relu

BRYUM INCLINATUM

faitement mûres. — Alpes du Dauphine : Belledone , la Moucherolle (Ravaud); Pyre’nées : Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Auvergne : Mont-Dore (Lamy). Dans les Alpes, cette espèce présente de très nombreuses variétés , caractérisées surtout par la longueur relative de la capsule et du pédicelle.

Bryum acuminatum Br. Sch. Bryol. eur. t. 342; Weber a acuminata Schimp. Syn.

Espèce également très semblable, pour le port, au B. elongatum, mais parfaitement distincte par ses fleurs mâles isolées , gemmiformes au-dessous des fleurs femelles ; fol. florales ovales, acuminées , concaves ; anthéridies grandes , accompagnées de paraphyses. Capsule horizontale , allongée , étroite , munie d’un très long col atténué. Lanières du péristome internes allongées , entières sur la carène ; cils nuis.

Pentes raides , aux bords des sentiers. Alpes du Dauphiné (Ravaud)?; Pyrénées (Schimper) , Val d’Esquierry, Port de Vénasque (Jeanbernat).

fff. Fleurs synoïques. (E. 196 — 199.)

196. Bryum inclinatum Br. Sch. Bryol. eur. t. 334; Billot , exsicc. n° 3977 ; Pohlia inclinala Sw.; Stirp. n° 829.

Tige rouge, dressée, garnie jusque très haut d’un feutre radiculaire, plusieurs fois dichotome, innovant au-dessous des fleurs; long. 10 — 15 millim. ; gazons peu étendus, d’un vert soyeux jaunâtre. Feuilles moyennes dressées-étalées, concaves à l’état, humide , un peu crépues à l’état sec , ovales-oblongues , acuminées par l’excurrence de la nervure , longuement révolutées , presque entières (quelques dents superficielles au sommet), marginèes (plusieurs séries de cellules linéaires); long. 2 — 3 millim. , larg. 1 millim. Cellules de la base rectangulaires, les autres hexagones, allongées. Fol. florales externes ovales , élargies à la base, les intimes plus lancéolées, longuement acuminées, plissées ; 6 — 10 anthéridies; archégones souvent plus nombreux (15 — 20); paraphyses nombreuses. Vaginule cylindrique ou oblongue-renflée , chargée des débris de la fleur. Pédicelle rouge à la base, pâle vers le sommet; long. 10 — 15 millim. Capsule médiocre, pendante, brièvement obovée-oblongue, resserrée vers V orifice , munie d’un col peu distinct, d’un roux brun; long. 2 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule petit, convexe , brièvement apiculé. Un anneau formé de deux séries de cellules inégales. Péristome d’un jaune pâle j mçjfliiranç in-

17e GENRE : BRYUM.

terne assez élevée , adhérant plus ou moins aux dents externes ; lanières très ouvertes sur la carène ; 2 — 4 cils imparfaits ou nuis. — Juin-août.

Sur la terre qui recouvre les rochers, ou dans leurs fissures, sur la terre nue, un peu tourbeuse; dans les lieux secs, découverts. C. dans les Hautes- Vosges et surtout dans le Haut- Jura, sur les pelouses des sommités rocheuses de la région alpestre. Moins répandu dans les régions basses : beux- Ponts (Bruch), Bitche (Schultz), Sarrebrück (Winter).

Bryum longisetum Schwœgr. Suppl. I, sect. II, p. 105, t. LXXIV. — Tige courte; touffes étendues. Feuilles révolutées aux bords, plus longuement acuminées. Pédicelle très long. Capsule pendante, allongée , piriforme , resserrée à l’orifice. Péristome interne presque libre ; lanières étroites , percées de petites ouvertuies ; cils très courts. — Prairies marécageuses du Nord de l’Allemagne.

Page 1