‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 262 sur 634 · AÜLACOMNIÜM PALUSTRE · texte numérisé non relu

AÜLACOMNIÜM PALUSTRE

4 millim., larg. 3/4 millim. ; cellules uniformes , carrées, presque arrondies , rarement oblongues, surmontées de larges papilles sur les deux faces ; quelques cellules basilaires un peu plus grandes, lisses, subrectangulaires. Fol. florales très nombreuses (25 — 35) , les externes semblables aux caulinaires, plus allongées, lancéolées-linéaires, carénées, incurvées à l’extrémité, aiguës ou apiculées, révolutées jusqu’au milieu, denticulées vers le sommet ; les intimes plus courtesr planes, mais plus fortement dentées, d’un tissu plus délicat; 10 — 12 archégones; paraphyses grêles , rares. Vaginule cylindrique, nue. Pédicelle pourpre , légèrement tordu à gauche vers la base, et à droite sous la capsule; long. 4 — 5 centim. Capsule obliquement dressée, plus rarement subhorizontale, ovale-oblongue , bombée , à la fin arquée , fortement sillonnée, munie d’un col peu distinct, légèrement rétrécie sous l’orifice , d’un brun jaunâtre; long. 3 mill. , diam. 1 1/4 mill. Opercule conique, élevé, terminé par un petit bec oblique. Un anneau formé de deux séries de cellules molles. Dents externes du péristome lancéolées , longuement et finement acuminées, membrane interne dépassant la mi-hauteur des dents ; lanières oblongues-lancéolées , complètement ou presque complètement ouvertes sur la carène ; 3 — 4 cils libres, noduleux , bien développés. Fleurs mâles sur une plante distincte , subdiscoïdes; 10 — 15 fol. plus grandes*que les feuilles caulinaires, dilatées , concaves à la base , puis largement lancéolées , canaliculées , très étalées ; anthéridies oblongues , extrêmement nombreuses; paraphyses très abondantes, renflées supérieurement; le dernier article conique, rétréci. Dans les tourbières en voie de dessèchement, il naît parfois à l’aisselle des feuilles supérieures des pseudopodes ( faux pêdicelles), garnis, à la base, de petites folioles lancéolées et, au sommet, d’un capitule de très petites feuilles granuleuses, caduques; ces pêdicelles sont, du reste, nus, jaunâtres, flexueux, longs de 5 à 10 millim. — Juinjuillet.

C. dans les prairies mare'cageuses , les lieux tourbeux, les tourbières, sur tous les terrains , à toutes les altitudes. Ne fructifie pas partout. Cette espèce ne présente pas de variété notable dans nos régions.

202. Aulacomnium androgynum Schw. Suppl. III; Bryol. eur. t. 406; Bryum androgynum Hedw. ; Stirp. n° 62; Mnium androgynum Linn. Spec. pl.

Tige dressée, simple ou plus souvent 2—3 fois dichotome ; innovations grêles et nues à la base ; long. 10 — 30 millim. ; coussinets fournis, d’un beau vert tendre à la surface, très radiculeuxà l’intérieur. Feuilles rapprochées, étalées, un peuflexueu-

19e GENRE : AULACOMNIUM.

ses à l’état humide , crispées , contournées par la sécheresse , lancéolées , aiguës , brièvement décurrentes , lâchement révolutées aux bords à la base, presque planes , légèrement carénées , dentées sur le contour du tiers supérieur (dents aiguës , grandes ), munies d’une nervure pâle qui disparaît au-dessous du sommet; long. 1 1 fl — 2 mill., larg. 1/4 — 1/2 mill.; cellules petites, arrondies, à parois épaisses, opaques, remplies de chlorophylle, papilleuses; les basilaires peu distinctes. Fol. de l’involucre dressées , plissées à la base , révolutées aux bords , moins dentées, plus allongées , longuement acuminées ; 2 — 3 intimes oblongues; archégones peu nombreux (ê — 12); paraphyses grêles, nombreuses. Vaginule cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, rougeâtre, à la fin légèrement tordu vers la droite; long. 15 — 20 millim. Capsule oblique, oblongue, munie à la base d’un col distinct, striée, brune ; long. 2 l/2mill., diam. 3/4 — 1 mill. Opercule convexe-conique , terminé par un bec droit ou oblique , médiocre. Un anneau tombant par fragments, formé de deux séries de cellules. Dents du péristome lancéolées-acuminées , très lameliifères ; membrane interne dépassant la mi-hauteur des dents ; lanières largement ouvertes sur la carène ; 2 — 3 cils noduleux, filiformes, aussi longs ou plus Courts. Spores petites, pâles. Plante mâle distincte. — Dans nos régions, on ne trouve que l»s fleurs femelles, ou même la plante reste tout à fait stérile; les innovations se terminent habituellement par un prolongement de l’axe , en forme de pédicelle nu , lisse, verdâtre, dressé (long. 2 — 4 millim.), supportant un capitule formé de granulations oblongues, celluleuses. — Espèce silicieole.

Sur la terre, dans les fissures des rochers ombrages. C. sur le granité et plus encore, sur le grès vosgien , à toutes les altitudes, dans les Hautes et Basses-Vosges , les Monts-Faucilles; sur les grès basiques , dans la plaine lorraine , çà et là , plus rare ; doit se retrouver sur les grès verts de l’Argonne. Lesquereux ne l’indique pas dans le Jui a — Trouve fertile sur le mur payen à Sainte-Odile (Schimper), près «le Deux-Ponts (Bruch), de Bitche (Schultz).

2e Tribu : Mééséées Schimp.

Péristome double; dents courtes, larges et obtuses: membrane interne peu élevée; 16 lanières dépassant de beaucoup les dents , d’une structure lâche , libres ou reliées diversement par des lambeaux de tissu cellulaire ; cils nuis ou rudimentaires. Dans les espèces dioïques , les fleurs mâles sont subdiscoïdes , et les paraphyses claviformes. Tige enveloppée, innovant audessous des fleurs , radiculeuse. Feuilles nerviées , oblongues, lancéolées ou linéaires.

203 MEESEA ULIGINOSA.

20e Genre : Meesea Hedw.

Pédic.elle souvent très long; capsule inclinée, oblique ou arquée , obovée , resserrée à l’orifice , lisse , atténuée à la base en un long col droit. Plantes croissant dans les lieux marécageux ou dans les fissures des rochers humides.

203. Meesea uliginosa Hedw. Stirp. Crypt.; Bryol. eur. t. 308 ; Stirp. n° 727 ; Schultz, exsicc. n° 100.

Tige dressée , flexueuse , plusieurs fois dichotome ; touffes denses , plus ou moins profondes (10 — 40 millim.) , d’un vert jaunâtre clair à la surface , brunes à l’intérieur. Feuilles rapprochées, dressées , étroitement lancéolées-linéaires , légèrement carénées, entières , diversement révolutées et ondulées aux bords, munies d’une forte nervure qui s’avance jusqu'au sommet ou s’arrête un peu au-dessous; long. 2 millim., larg. 1/3 millim.; cellules uniformes , délicates, molles, rectangulaires, étroites, 3—6 fois aussi 1. q. 1. Fol. externes de l'involucre plus grandes, étroitement oblongues à la base, puis rétrécies, linéaires, nautiques , légèrement sinuolées au sommet que la nervure n’atteint pas ; celle-ci est très dilatée vers la base; long. 3 — 3 1/2 mill. ; 6 — 10 archégones ; paraphyses grêles, courtes, nombreuses. Vaginule subcylindrique. Pédicelle rougeâtre, dressé, ferme, légèrement tordu par la sécheresse; long. 15—35 millim. Capsule à la fin couleur de brique, obliquement dressée, arquée, piriforme , bombée en dessus , terminée par un col allongé , atténué, resserrée à l’orifice; long. 2 1/2 — 3 millim., diam. 1 — 1 1/4 millim. Opercule petit, convexe, surmonté d’une papille obtuse. Un anneau très mince, formé de cellules courtes, tombant souvent avec l’opercule. Péristome petit; dents d’un jaune orangé, lancéolées , obtuses , n’atteignant pas la mi-hauteur des lanières internes ; celles-ci lancéolées-linéaires , obtuses, ordinairement libres , sinuolées , souvent comme festonnées aux bords , entières ou parcourues par une fissure longitudinale sur la carène; pas de cils. Spores grandes y d’un vert jaunâtre , souvent un peu anguleuses. Fleurs mâles sur un rameau spècial; fol. ovales , concaves à la base, lancéolées, obtuses , médiocres, nerviées ; 10 — 15 anthéridies courtes , oblongues; paraphyses nombreuses, plus longues ; fortement renflées , claviformes. On rencontre aussi des fleurs synoïques. — Eté.

b. alpina Schimp. {Meesea alpina Funck.)\ Stirp. n° 1120. — Touffes courtes, plus denses; feuilles plus étroites, linéaires-

20e GENRE : MEESEA.

acuminées , aiguës ou subaiguës ; capsule un peu plus courte et plus bombée.

RR. Rochers humides de grès vosgien, à Bitche (Holandre); abonde, dans le Haut-Jura, aux marais des Verrières ; rochers du Creux-du-Vent, du Chasseron (Lesquereux) *, Bugey (Débat). — Alpes du Dauphiné (Ravaud, Mougeot), delà Savoie (Puget, Paris), Pyrénées (Jeanb.), Cantal, à Thiézac (Husnot).

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