Barbula latifolia Br. Sch. Bryol. eur. t. 164; Stirp
Tige courte , ascendante , peu divisée ; long. 10 — 15 millim. ; gazons peu fournis , d’un vert foncé à la surface , bruns à l’intérieur. Feuilles d’abord dressées , puis diversement étalées ou même recourbées , de plus en plus grandes vers le sommet de l'innovation, obovées-spatulées , légèrement concaves, canaliculées, assez longuement rétrécies vers la base, arrondies ou même émarginées au sommet , révolutées aux bords jusque vers le milieu , entières (sinuolées comme les espèces voisines par la saillie des papilles marginales), munies d’une nervure qui finit avec le limbe, le dépasse brièvement ou s'arrête un peu audessous du sommet ; long. 2 1/2 — 3 1/2 millim., larg. 1 — 1 1/2 millim. Tissu comme dans les espèces précédentes. 4—6 fol. florales dressées; les externes parfois un peu plissées, dilatées à la base, ovales-elliptiques , obtuses, brièvement mucronées par l'excurrence de la nervure, plus longuement hyalines à la base; 1—2 intimes plus petites; 10 — 15 archégones ; quelques paraphyses grêles. Vaginule conique-oblongue , terminée par une collerette hyaline distincte. Pédicelle pourpre, tordu dans toute sa longueur vers la droite; long. 8 — 12 millim. Capsule oblongue-subcylindrique , régulière ou légèrement arquée; long. 2 1/2 — 3 millim. , diam. 1/2 — 2/3 millim. Opercule coniqueacuminé, long, dressé ou légèrement arqué, grêle. Un anneau très mince. Péristome : membrane tubuleuse élevée ; dents papilleuses , faisant 2 — 3 tours de spire. Très rarement fertile. — Mars-avril.
A la base des troncs d’arbres, près des rivières. « Assez répandu » (Mougeot), suriout dans les terrains calcaires : Vouxey, Sercœur, Postroff (B.), Sarrebrück (Winter), Nancy, route de Toul , sur la terre (Godron). Trouvé fertile près de Deux-Ponts (Bruch), de Mulhouse (Miihlenbeck) , de Merzig ( W inter) .
f f. Fleurs monoïques. (E. 236 — 238.)
236. Barbula lævipila Brid. Mantiss. p. 38; Bryol. eur. t. 164; Syntrichia lævipila Brid. Bryol. univ.; Stirp. n° 920.
Tige dressée, ou ascendante, très radiculeuse à la base, dichotome, peu divisée; long. 8 — 15 millim ; coussinets peu dé-
28e GENRE : BARBULA.
veloppés , d'un vert foncé à la surface , bruns à l’intérieur. Feuilles rapprochées, dressées-imbriquées dans leur moitié inférieure, puis carénées, très étalées ou même recourbées à l’état humide, serrées près de la tige et contournées par la sécheresse, elliptiques-lingulèes , arrondies , émarginées ou brièvement prolongées sur la nervure qui dépasse le limbe et forme un assez long poil blanc très superficiellement denticulé, étroitement révolutées vers le milieu, entières ; long. 3 millim , larg. 1 millim.; cellules du tiers inférieur hyalines, rectangulaires, 2 — 6 fois aussi 1. q. 1., grandes, lisses; les supérieures petites, carrées, puis obscurément arrondies, opaques, surchargées de papilles saillantes. Fol. invol. peu nombreuses, dressées, plus longuement hyalines à la base, un peu plus rétrécies et plus longuement pilifères au sommet, largement oblongues ; parfois une foliole intime plus petite, tout à fait hyaline et énerve; ces fol. sont assez variables; 6 — 10 archégones ; paraphyses filiformes, courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue, garnie à la base des débris de la fleur. Pédicelle dressé, épais, rougeâtre, tordu vers la droite; long. 6 — 12 millim. Capsule dressée, légèrement arquée , oblongue-subcylindrique , munie d'un petit col peu notable, légèrement rétrécie vers le sommet, brune; long. 2 1/2 — 3 1/2 millim., diam. 2/3 millim. Opercule petit, conique-acuminé. Anneau persistant longtemps, formé de cellules oblongues-subrectangulaires. Péristome brunsafrané ; tube assez développé ; dents faisant deux tours de spire. Fleurs mâles sur la même plante, sessiles ou terminant un ramuscule court, ovales ou subglobuleuses; 3—5 fol. ovalessuborbiculaires, imbriquées, apiculées, nerviées, légèrement étalées au sommet; 6 — 10 anthéridies oblongues, assez grandes; paraphyses molles un peu plus longues, légèrement renflées, claviformes (le dernier article brièvement rétréci). — Juin-juillet.
A la base des troncs d’arbres isoles, en plaine ou sur les collines basses, surtout des terrains calcaires; disséminé en Alsace et en Lorraine, paiticulièrement dans le département de la Meuse, aux^ environs de Bar-le-Duc (B.); rare dans la chaîne des Vosges. « Quelquefois ou Val-de-Travers et dans les vallées du Jura. » (Lesquereux ) — Ça et là dans presque toute la France.
Barbula alpina Br. Sc/i. Bryol. eur. t. 163. — Cette espèce diffère du Barb. lœvipila pur ses feuilles plus molles, un peu rétrécies, acuminées, plus brièvement aristées; l’arête est de couleur pourpre comme la nervure; capsule plus grêle, formée d’une membrane plus mince, souvent pâle, très rarement brune; pédicelle plus fin et plus long, nettement tordu à gauche jusqu’au milieu à partir de la base ; dents du péristome faiblement contournées; tube basilaire plus court. Se rencontre constamment sur les rochers, dans les Alpes de la Rhétie.