‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 310 sur 634 · TRICHOSTOMUM CRISPÜLÜM · texte numérisé non relu

TRICHOSTOMUM CRISPÜLÜM

var. angustifolium du vrai Tr. crispulum. Ce dernier est caractérisé par ses feuilles plus larges, concaves, courbées en capuchon et mucronées au sommet, par sa capsule plus grande, ovale ; les dents du pe'ristome sont moins régulières, plus ou moins cohérentes. — Indiqué dans plusieurs localités du midi de la France : Var (De Mercey), Tarn, Haute-Garonne (Jeanbernat), Aude (Roumeguère), Mont-Cenis (Beschereüe).

Trichostomum mutabile Br. Sch. Bryol. eur. t. 174.

Tige dressée, plusieurs fois dichotome ; innovations nues, radiculeuses à la base. Feuilles rapprochées en touffe, très étalées, flexueuses , lancéolées, mucronées par l’excurrence de la nervure, ondulées, un peu infléchies aux bords. Capsule oblongue, dressée, à la fin légèrement plissée. Opercule conique, longuement acuminé. Pas d'anneau. Dents du péristome courtes, fugaces, divisées en deux branches plus ou moins parfaites. — Printemps.

Rochers calcaires humides ; près de Bagnères de Bigorre (Philippe), Calvados : Falaise (De Brébisson), Manche : falaises du littoral (Le Jolis), Aude: Lespinassière, Fontjonceau, Carcassonne (Roumegnère), Var : près d’Hyères (De Mercey), Corse (Requien).

Trichostomum flavo-virens Bruch, Regensb. bot. Zeit. 1829;

Bryol. eur. t. 172.

Espèce voisine de la précédente. Touffes molles, d’un vert jaunâtre. Feuilles supérieures rapprochées en touffe, oblongues à la base, puis lancéolées-linéaires, ondulées et fortement infléchies aux bords, brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure, entières, très crépues à l’état sec. Capsule oblonguesub cylindrique, légèrement plissée à la fin. Opercule coniqueacuminé. Pas d'anneau. Membrane du péristome très peu distincte; 32 dents filiformes, libres, dressées, pourpres, bien développées. — Printemps.

Lieux sablonneux, dans les bois de la région méditerranéenne •, près de Ma rseille (Jordan selon C. Muller), près d’Hyères (De Mercey), dunes de Palavas, dans l’Hérault (H. «le la Perraudière).

262. Trichostomum tophaceum Brid. Mantiss. p. 84; Bryol. eur. t. 175; Stirp. n° 1408.

Tige dressée, dichotome; long. 15 — 20 millim.; touffes denses, bombées, d’un vert olivâtre sale à la surface, brunes à l’intérieur, souvent envahies par des incrustations calcaires. Feuilles rapprochées, presque uniformes, dressées-étalées à

29e GENRE : TRICHOSTOMUM.

l'état humide, dressées-incurvées à l’état sec, ovales-oblongues, concaves à la base, puis lancéolées, carénées, subobtuses ou brièvement apiculées, révolutées aux bords vers le milieu , munies d’une nervure qui s’arrête immédiatement au-dessous du sommet , entières; long. 2 millim., larg. 3/4 millim.; cellules presque uniformes ; les basilaires carrées , de teinte plus claire ; les supérieures arrondies , opaques, à parois épaisses, surmontées de papilles obtuses, peu saillantes. Fol. de l'involucre obtuses, formées de cellules hyalines, plus allongées à la base; 3 — 10 archégones; paraphyses rares et courtes. Vaginule cylindrique. Pédicelle pourpre, légèrement tordu vers la gauche; long. 12 — 15 millim. Capsule ovale-oblongue, tronquée, lisse, à parois fermes; long. 1 1/2 millim., diam. 1/2 — 3/4 millim. Opercule conique-acuminé (bec souvent oblique). Pas d’anneau. Dents du péristome 32, papilleuses, plus ou moins cohérentes entre elles deux à deux. — Automne et pendant l’hiver.

b. brevicaule Schimp. — Tige plusieurs fois dichotome; long. 8 — 15 millim.; rameaux fastigiés ; coussinets arrondis, denses, d’un vert foncé, olivâtre, presque noirâtre. Feuilles plus grandes au sommet des innovations, légèrement étalées, fermes, ovales-lancéolées, obtuses, révolutées jusque près du sommet; long. 1 1/4 millim., larg. 1/2 millim. Tissu comme dans le type. Fleurs femelles : archégones peu nombreux; paraphyses rares et courtes. Nous n’avons pas trouvé cette plante fertile.

RR. La var. b. sur des vieux murs aux environs de Saint-Diê, en particulier dans les ruines du château de Spitzemberg (B.) . Une forme plus robuste, au moulin de Savillon, près de Monthureui- sur-Saône (B.). Le type n’est pas connu dans notre circonscription ; il croît sur les rochers calcaires humides, et sur les rochers où il y a infiltration d’eau chargée de carbonate de chaux; bords du lac de Neufchâtel, du lac de Genève (Schleicher), Thonon, dans la Haute-Savoie (Puget), Tarn, C. (M.-D.), Aude (Roumeguère), Haute-Garonne (Jeanbernat), Manche, falaises de Gre'ville (Le Jolis).

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