Trlchostomum flexicaule Br. Seli. Bryol. t
Cynodonlium flexicaule Schwœgr. Suppl. I, Secl. i, p. 113,
t. XXIX; Leptotrichum flexicaule Hampe, Schimp. Synopsis ; Didymodon flexicaule Schleich.; Stirp. n° 213.
Tige dressée ou décombante, flexueusc , grêle, allongée (2 — 6 centim.); touffes plus ou moins denses, d’un vert jaunâtre brillant à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles dresséesétalées ou légèrement homotropes , flexuenses à l’état sec, oblongues-lancéolées à la base, puis rétrécies et longuement linéaires-st/fm/ees , planes et entières aux bords, fortement canaliculées, presque tubuleuses ; la nervure est longuement excurrente , garnie de quelques dents faibles à l’extrémité; long. 4 millim., larg. 1/2 millim.; cellules de la base linéaires tronquées ou atténuées, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1., à parois épaisses; elles se raccourcissent successivement et finissent par devenir carrées ou arrondies, à peine papilleuses. Fol. intimes de l’involucre engainantes , entières, rétrécies, longuement subu lées par l’excurrence de la nervure ; 4 — 8 archégones; paraphasses filiformes. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle pourpre à la base, jaunâtre et tordu vers la droite au sommet, dressé; long. 18 — 25 millim. Capsule d’un jaune orangé, à la fin brune, o&/on</Me-subcylindrique, régulière, dressée ou finalement inclinée , molle , d’abord lisse , puis irrégulièrement plissée ; long. 1 1/2 millim., diam. 1/2 millim. Opercule conique, aigu ou acuminé, droit ou légèrement arqué. Anneau formé de 2 séries de cellules. Dents du péristome divisées, jusque près de la base, en deux branches filiformes, allongées, finement papilleuses, presque entièrement libres, légèrement contournées. Spores d’un vert jaunâtre, très finement papilleuses. Fleurs mâles ovales, gemmiformes; 3 fol. externes orbiculaires, concaves, munies d’une nervure qui se prolonge en une longue pointe subulée ; 3 intimes largement ovales, concaves, brièvement acuminées, souvent énerves ; 5 — 15 anthéridies oblongues, allongées; paraphyses filiformes. — Mai-juin.
b. densum Schimp. — Tiges plus courtes (15 — 20 mill.); innovations filiformes ; feuilles uniformes, légèrement étalées, beaucoup plus courtes (2 millim.), oblongues, moins canaliculées, entières même au sommet de l’acumen ; cellules basilaires plus courtes, moins nombreuses. ^
Rochers calcaires ombragés et légèrement frais, au bord des bois, dans les vallées et les montagnes du Jura, à toutes les altitudes, assez souvent fertile (Lesquereux, R.); répandu à l’état stérile, comme var. b., sur toutes les collines jurassiques, aux lieux secs et rocheux, d’Alsace et de Lorraine, Rouffach, Ingersheim, Dreispitz, Durkheim (Palatinat), Neuf-
30* GENRE : CERATODON.
château, Nancy, Toul, Metz, Bar-le-Duc; fertile à Rouffach et Durkheim; le type stérile sur les coteaux dolomitiques de Saint- Dié et du Ban-de- Sapt (B.), sur le muschelkalk à Sarrebrück (Winter). — Répandu en France sur les rochers du calcaire jurassique, Alpes, Pyrénées, Cévennes, etc. — Cette espèce se distingue sûrement, à l’état stérile, du Dicrano dontium longirostre, par les feuilles dépourvues d’oreillettes.
Trichostomum vaginans ( Leptotrichum vaginans Sulliv.; Milde Bryol. Siles. p. 135 ) — Espèce intermédiaire entre les Tr. tortile et homomallum. Tiges élevées; touffes denses, vertes. Feuilles ovales, dresséesappliquées à la base, puis rétrécies, linéaires, courtes, révolutées et entières aux bords; la nervure \très [épaisse s’avance jusqu’à l’extrémité. Fol. intimes de l’involucre longuement engainantes, pâles à la base, brusquement contractées et brièvement linéaires-subulées , nerviées jusqu’au sommet. Pédicelle d’un rouge pâle. Opercule conique. Un anneau large; 32 dents libres, papilleuses, au pe'ristome. — Lieux sablonneux, humides de diverses localités en Allemagne; Silésie, Westphalie, Thuringe, etc.
30e Genre : Ceratodon Brid.
Capsule d’abord oblongue, un peu bombée, à la fin sillonnée et arquée, munie à la base d'un petit col goitreux, distinct. Dents du péristome, 16, divisées jusqu’à la base en deux branches égales, dressées, allongées, subulées, finement papilleuses, en partie cohérentes aux nœuds inférieurs d’articulation ; ces derniers très rapprochés. Feuilles munies d’une nervure étroite, nues en dessus, à peine papilleuses. Plantes croissant sur la terre.