‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 321 sur 634 · D1DYM0D0N CYLINDRICUS · texte numérisé non relu

D1DYM0D0N CYLINDRICUS

JVeisia cylindrica Bruch ; Stirp. n° 1006; Trichostomum

cylindricum C. Müll.

Tige dressée ou décombante, peu divisée; long. 10 — 20 mill. ; gazons bombés, peu cohérents , d'un vert terne ou luride , radiculeux à la base, souvent encombrés de terre. Feuilles très crépues à l’état sec , très étalées , flexueuses , ondulées à l’état humide, étroitement lancéolées-linéaires , aiguës , légèrement carénées, à bords droits, entiers, légèrement sinuolés vers le sommet; la nervure s’avance jusqu’au sommet; long. 5 — 6 mill., larg. à peine 1 mill. ; cellules du quart inférieur hyalines , rectangulaires , 3 — 4 fois aussi 1. q. 1. : les autres petites, carrées ou arrondies, à parois épaisses, légèrement papilleuses. Fol. florales peu distinctes ; 5 — 30 archégones ; paraphyses rares et grêles. Vaginule cylindrique. Pédicelle pâle vers le sommet, tordu vers la gauche ; long. 10 — 12 millim. Capsule dresséesub cylindrique , allongée ou oblongue, rarement un peu courbée, munie d’un petit col défluent; long. 2 — 2 1/2 mill. Opercule conique-acuminé , élevé , dressé ou légèrement oblique. Un anneau très étroit, persistant. Péristome peu solide; 16 dents linéaires , presque entières ou percées d’ouvertures sur la ligne médiane. Fol. des fleurs mâles dilatées, concaves à la base, du reste semblables aux caulinaires ; anthéridies nombreuses (20 — 25), allongées , grandes; paraphyses filiformes, nombreuses. — Pendant l’hiver.

Parois très inclinées , ombragées et humides des rochers de granité et de grès vosgien dans la chaîne des Vosges ; Gérardmer, Bruyères (Mougeot), Ballon de Servance , cascade de Tendon , rochers de grès vosgien près de Darney (B.), Grand-Bras , au-dessus de Moussey (Lemaire), hauteurs de La Bresse , Saut-du-Bouchot (Pierrat), Frankenthal (Blind), Niederbronn, Sainte-Odile , Offveiler (Schimper), Uahn (Bruch), grès bigarré près de Sarrebrück (Winter). — Terrains siliceux des Alpes, des Pyrénées; Manche , à Gréville (Le Jolis).

Didymodon flexifolius Hook et Tayl.; Bryol. eur. t. 188.

Espèce très distincte ; touffes élevées , étendues , molles , d’un d’un vert foncé. Feuilles crépues à l’état sec, très étalées , flexueuses à l’état humide , oblongues , carénées, garnies de grandes dents sur le contour du tiers supérieur. Pédicelle pâle. Capsule subcylindrique , étroite, légèrement arquée. Opercule convexe-conique. Dents du péristome fugaces, plus ou moins ouvertes le long de la ligne médiane.

Sur la terre végétale , l’humus , dans les bois ; dans une gorge près de Mcrzig, sur le grès bigarré (Winter), vallée de la Nahe (Bruch), Aulnay, dans le Calvados (Tlusnot).

31e GENRE : DIDYMODON.

272. Didymodon luridus Hornsch. in Spreng. Syst .; Bryol. eur. t. 186; Stirp. 818.

Tige courte ou médiocre (5 — *20 millim.), simple ou imparfaitement dichotome , radiculeuse à la base; coussinets arrondis, bombés, compactes, d’un vert olivâtre foncé & la surface, roux ou bruns à l’intérieur. Feuilles dressées-étalées à l’état humide, serrées près de la tige, incurvées , légèrement crépues à l’état sec , rapprochées , ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées , atténuées, acuminées ou aiguës, légèrement carénées, révolutées aux bords jusqu’au delà du milieu , entières, munies d’une forte nervure qui atteint l’extrémité; long. 1 1/4 — 2 millim., larg. 3/4 millim.; cellules presque uniformes, petites, à parois épaisses , opaques, arrondies, surmontées d’une large papille obtuse ; quelques-unes s’allongent un peu vers la base. Fol. florales intimes un peu plus grandes, oblongues, obtuses, légèrement plissées, munies d’une nervure qui n’atteint pas le sommet ; 10—30 archégones; paraphyses nulles ou très rares. Vaginule cylindrique. Pédicelle pourpre, un peu tordu vers la gauche; long. 6 — 10 millim. Capsule oblongue, sans col notable; long. 1 1/2 millim., diam. 2/3 millim. Opercule conique, de longueur variable. Un anneau étroit, persistant. Dents du péristome simples ou irrégulièrement ouvertes sur la ligne médiane, parfois imparfaites, pâles. Fol. florales des fleurs mâles ovales, obtuses, imbriquées, faiblement nerviées ; 8 — 15 anthéridies, grandes; paraphyses filiformes, obtuses, nombreuses. — Mai. — Rarement fertile.

Rochers de grès bigarré, en contact avec le muschelkalk, sur le penchant d’un coteau escarpé, près de la Moselle, au-dessous d’Epinal (Mougeot), Rambervillers, Monthureux-sur-Saône; sur le grès rouge, à Saint-Dié; sur le calcaire jurassique, au moulin de Roche, près d’Attignéville (B.), aux environs de Besançon (Paillot) ; sur le grès bigarré, à Deux- Ponts, (Bruch), Sarrebrück (Winter). — Var (De Mercey), Isère (Ravaud), Bugey (Débat) ; environs de Paris : Bougival, Bois de Boulogne (Cosson), Bois de Montigny-1’ Allier (Questier).

ff. Fleurs synoïques. (E. 273.)

273. Didymodon rubellus Br. Sch. Bryol. eur. t. 185; Grimmia rubella Roth. Tentam. Fl. Germ.; Bryum recurvirostrum Dicks. Fasc. II; Weisia recurvirostra Hedw.; Stirp. n° 61 1 .

Tige dressée, dichotome; long. 15 — 20 mill. ; touffes molles, arrondies, d’un vert sale à la surface, d’un rouge vif à l’inté-

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