‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 327 sur 634 · POTTIA TRUNCATA · texte numérisé non relu

POTTIA TRUNCATA

isolées. Feuilles très étalées, arquées en dehors à l’état humide, tordues et rapprochées de la tige à l’état sec ; les inférieures ohlougues-subspatulées ; les supérieures allongées, oblongues , plus longuement cuspidées par l’excurrence de la nervure, carénées , concaves dans leur moitié supérieure, planes , un peu ondulées, entières aux bords; long. 1 1/2 mill.. larg. l/2mill.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures assez grandes, hexagones, vertes; les marginales carrées. Fol. florales peu distinctes ; 1-3 archégones ; paraphyses nulles. Vaginule médiocre , oblongue ou cylindrique , peu saillante. Pédicelle jaunâtre; long. 2 millim. Capsule turbiné e , brièvement infundibuli forme après la chute de l’opercule. Opercule brièvement conique, brusquement terminé par un bec oblique. Coiffe descendant jusqu’au milieu de la capsule. Fleurs mâles sur la même plante, sessiles; 2 fol. petites, ovales, énerves; anthéridies petites, oblongues (2 — 3); pas de paraphyses. — Automne et pendant l’hiver.

Cette espèce varie notablement ; mais sans donner lieu à des formes bien caractérisées. La v. major Schimp. à laquelle on attribue une taille plus élevée, plus robuste, des feuilles plus allongées , une capsule oblongue et oblongue-subcylindrique , tronquée après la chute de l’opercule, se relie aux formes communes par des transitions très nombreuses et insensibles.

CC. partout , sur tous les terrains, dans les prairies , et surtout dans les champs , sur les collines , dans les lieux gramineux , au bord des routes , des fosse's , etc. j ne semble pas s’élever très haut dans les montagnes.

283. Pottia minutula Br. Sch. Bryol. eur. t. 1 19 ; Gymnostomum minutulum Schwœgr. Suppl. I , Sect. i, p. 25, t. IX, Stirp. n* 709; Gymn. rufescens IV. et Hornsch. Bryol. gcrm. ; G. conicum Schwœgr. Suppl . ; Pottia Starkei b. gymnosloma Milde Bryol. siles. p. 96.

Le système végétatif de cette plante est identique à celui du Pottia Starkeana. Elle ne diffère de cette dernière espèce que par les caractères suivants : pédicelle jaune-orangé , tordu à la base vers la gauche, et au sommet vers la droite. Capsule subglobuleuse, tronquée après la chute de l’opercule; long. 2/3 millim. Opercule convexe-élevé, tout a fait arrondi ou surmonté d’un mamelon obtus. Péristome entièrement nul. La var. b. rufescens Br. Sch. tend encore à diminuer l’importance de ces caractères distinctifs; elle se rapproche du P. Starkeana, par sa capsule ovale-oblongue ou subcylindrique ; long. 3/4 — 1

32e GENRE : POTTIA.

millim., diam. 1/3 millim. L’opercule est conique-obtus, ou convexe-élevé, et surmonté d’une papille obtuse. Les feuilles sont ici plus étroites, plus rétrécies et plus longuement acuminées.

« Champs incultes, argileux et sablonneux, partout. » (Mougeot). Cette indication nous parait beaucoup trop généralisée Environs de Strasbourg (Kneiff), Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück, Sarreguemines (Winter) , entre Bitche et Eppenbronn , Wissembourg et Bergzabern (F. Schultz), Mulhouse (Miihlenbeck), Munster (BlinH), Bellefontaine, près Nancy (Godron) ; « commun dans les vallées du Jura, au Val de Travers et ailleurs avec les var. rufescens et conica, ne se trouve pas sur les hautes montagnes, m (Lesquereux). La var b. rufescens, à Lifïbl-le-Grand (B.). — Var (De Mercey), Haute-Garonne (Jeanbernat), Tarn (M.-D.), Savoie (Paris), Calvados (De Brébisson), Manche (Le Jolis), Oise, à Cuvergnon (Questier), Environs de Paris (Mérat). Cette espèce ne vit que sur les calcaires ou les terrains mélangés de calcaires.

Pottia Wilsoni Br . Sch. Bryol. eur. t. 122; Gymnostomum Wilsoni Hook. Engl. Fl. vol. 5, p. 8.

Cette plante se distingue des espèces voisines et en particulier du P. truncala, par sa tige simple, ses feuilles elliptiques, obtuses au sommet, mucronées par l’excurrence de la nervure ; par la capsule oblongue-subcylindrique, munie d’un petit col à la base, à la fin plissée et resserrée à l’orifice, et par la coiffe muriquée au sommet.

Sur la terre près de Bordeaux (Durieu) ; littoral de la Manche : Sionville (Le Jolis).

9e Tribu : Dicranées.

(Fam. Dicraneæ Schimp. Syn.)

Capsule solide, symétrique ou bossue, droite ou arquée, dressée ou penchée, lisse ou striée, garnie d’un col goitreux, ordinairement court, plus rarement très allongé. Péristome jamais nul ; 16 dents fermes, lamellifères, finement striées en long, d’un beau rouge vif, libres jusqu’à la base, divisées jusque tfers le milieu, plus rarement jusqu’au tiers inférieur, en deux branches subulées. Plantes vivaces, d’un développement très variable, petites ou très grandes; feuilles ordinairement atténuées et longuement subulées, souvent homotropes, parfois crépues à l’état sec, munies d’une nervure étroite ôu dilatée, nue; tissu ferme ; cellules rarement papilleuses, souvent celles des angles, à la base, forment des oreillettes distinctes, orangées. Cette tribu est caractérisée surtout par la forme du pé-

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