‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 333 sur 634 · Dicranum spurium Hedw. Musc, frond. II, t. £XX · texte numérisé non relu

Dicranum spurium Hedw. Musc, frond. II, t. £XX

Bryol. eur. t. 81; Stirp. n° 319; Schultz, exsicc. n° 98.

Tige dressée au centre des touffes, décombante sur leur contour, dichotome, garnie à la base seulement d’un feutre d’abord jaunâtre, puis brun; touffes arrondies , d’un jaune pâle , brillant, ordinairement peu considérables ; profond. 3 — 6 centim. Feuilles concaves, étalées-dressées à l’état humide , dressées, appliquées dès la base , puis incurvées, fortement ridées , contournées, crépues à l’état sec, très rapprochées, agglomérées , ovales-oblongues , un peu contractées à la base , insensiblement et longuement rétrécies, lancéolées , puis linéaires , aiguës, canaliculées , tordues sur elles-mêmes à l’extrémité , munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au sommet , fortement denti culées sur les bords et sur le dos de la nervure dans le tiers supérieur , également papilleuses vers le sommet ; long. 5 — 6 millim., larg.l 1/2 millim.; cellules inférieures grandes, carréessubarrondies , d’un jaune orangé, à parois épaisses, formant de grandes oreillettes qui occupent toute la base des feuilles jusqu’à la nervure, de part et d’autre ; les cellules qui suivent d’abord oblongues , puis linéaires, légèrement flexueuses, 6 — 10 fois aussi 1. q. 1., presque hyalines; celles de la moitié supérieure petites, courtes, anguleuses, irrégulières. Fol. florales externes dilatées, imbriquées à la base, puis acuminées, étalées; 3 — 4 intimes engainantes , tronquées au sommet, puis surmontées d’une longue pointe subulée , dressée-flexueuse, très peu denticulée ; long. 4—5 millim.; 6— 8 archégones; paraphyses courtes et rares. Vaginule cylindrique. Pédicelle grêle , couleur de paille , fragile, tordu au sommet yçr§ la gauche;

33e GENRE : DICRANUM.

long. 20 millim. Capsule pâle, cylindrique, arquée, légèrement bombée , irrégulièrement plissée à la fin , munie à la base d’un col peu saillant; long. 2 — 2 1/2 millim., diam. 2/3 millim. Opercule conique , surmonté d’un bec subulé, long, pâle. Un anneau élevé . Péristome convexe , orangé ; dents lancéolées , divisées , jusqu’au tiers inférieur, en deux branches linéaires , subulées , presque lisses, régulières. — Mai-juin.

Dans les bois secs, sur les rochers recouverts de terre, dans les bruyères, les broussailles , les bois taillis sablonneux et rocailleux ; environs de Vagney, la Hazelle , Roche des Ducs, sur le granité (B.), sur le grès vosgien , à Bruyères , Saint-Die (Mougeot , B.) ; plus commun et plus souvent fertile dans les Basses- Vosges : Sainte-Odile (Schimper), environs de Bitche et de Wissembourg (Schultz), de Sarrebrück (Winter); nul dans le Jura et la plaine lorraine — Environs de Paris , forêt de Villers-Cotterets (Questier).

N. B. Dans les espèces précédentes, les plantes mâles se réduisent à l’état de gemmules ovoïdes, fixées à l’aide de ‘radicules propres au milieu des touffes de plantes femelles ; fol. ovales-acuminées , nerviées , denticulées ; 10 — 20 anthéridies oblongues ; paraphyses filiformes, un peu plus longues.

ff. Feuilles non ridées transversalement. (E. 289 — 302.) o. Fleurs dioïques. (E. 289—298.)

a. Feuilles, au moins les supérieures, dressées ou courbées -homotropes. (E. 289—295.)

*. Plantes robustes ( lony . 3 — 10 centim .), feutrées-radiculeuses ; des oreillettes brunes à la base des feuilles. (E. 289 — 291.)

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