‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 355 sur 634 · Dicranum rufescens Turn. Musc, hibern. p · texte numérisé non relu

Dicranum rufescens Turn. Musc, hibern. p

Brxjol. eur. t. 59; Schultz, Herb. norm. n° 597 bis et ter ;

Dicranella rufescens Schimp. Coroll.

Tige dressée ou oblique, rougeâtre, simple ou peu divisée ; long. 5 — 10 millim. ; gazons peu fournis, d’un vert jaunâtre ou roux. Feuilles inférieures espacées, dressées, légèrement horaotropes, étroites, lancéolées-linéaires , aiguës ; les supérieures beaucoup plus grandes, rapprochées, fortement courbées-homo-

33e GENRE : DICRANUM.

tropes, lancéolées à la base, terminées par un acumen linéaire, allongé, planes aux bords, munies, vers le sommet, de quelques dents rares et superficielles; la nervure épaisse se prolonge jusqu’à l'extrémité ; long, des feuilles supérieures 1 1 /2 — 2 mill.; cellules grandes , rectangulaires, 2 — 8 fois aussi 1. q. 1.; vers les bords, en s'approchant du sommet, les cellules sont fréquemment rhombées, ou irrégulièrement anguleuses. Fol. florales intimes petites, linéaires, faiblement nerviées, dressées, hyalines ; 2—4 archégones ; paraphyses rares. Vaginule subconique ou cylindrique, allongée, très étroite, d’un rouge foncé. Pédicelle droit, pourpre, assez ferme; long. 5 millim. Capsule symétrique, droite, brièvement oblongue, atténuée à la base, sans col notable, lisse, pourpre, dilatée à Vorifice après la sporose; long. 1 — 1 1/4 millim. Opercule conv&ze-conique, élevé, acuminé; la pointe est droite, inclinée ou courbée. Pas d’anneau . Péristome grand ; dents incurvées à l'état humide, divisées jusqu’au milieu en deux branches subulées, égales, régulières. Coiffe petite, ne descendant guère au-dessous de l’opercule. Plante mâle semblable à la plante femelle; fol. involucrales oblongues, concaves à la base, puis finement acuminées-subulées, homotropes, nerviées; 8 — 12 anthéridies oblongues; paraphyses filiformes. — Octobre-novembre.

Sur la terre argileuse, le revers des fosse's, les de'combres dans les carrières. C. sur toute la zône du grès bigarre, depuis Oarney, par Bains, Rambervillers, Baccarat (B.), jusqu’à Sarrebrück (Winter ); sur le grès vosgien, à Bruyères (Mougeot), Saint-Dié (B.), environs de Bitche (F. Schultz), plus rare sur le granité dans les Hautes-Vosges, à Planois (Pierrat).

ff. Fleurs monoïques.

Dicranum crispum Hedw. Musc, frond.; Bryol. eur. t. 55;

Dicranella crispa Schimp. Coroll.

Plante peu développée. Feuilles imbriquées par la base, puis très étalées en tous sens, flexueuses, oblongues à la base, insensiblement rétrécies et longuement subulées, finement denticulées au sommet. Capsule dressée , ovale ou brièvement oblongue, dépourvue de col, striée à la fin. Opercule grand, convexe, terminé par un long bec subulé, oblique. Un anneau très mince. Fleurs mâles terminant de petits rameaux distincts.

Sur la terre sablonneuse humide, dans les montagnes. Indique' dans la Haute-Savoie : IR* Péte'tod (Puget) ; Alpes du Tyrol et de la Carinthie, etc.

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