Dicranodontium sericeum Schimp. Suppl
« Tige grêle, simple ou divisée au sommet, longue d’un pouce ; touffes très molles, soyeuses, d’un beau vert d’émeraude à la surface, d’un roux foncé à l’intérieur. Feuilles inférieures espacées, très petites ; les supérieures beaucoup plus allongées, lancéolées à la base, longuement subulées, canaliculées, denticulées très légèrement tout au sommet, sans oreillettes, concaves à base ; cellules rectangulaires, subhexagones, étroites. Folioles involucrales femelles oblongues à la base. Fleurs dioïques comme dans le D. longirostre. Fructification inconnue. » Description rédigée d’après le texte de M. Schimper.
Fissures des rochers de grès vosgien entre Bærenthal et Niederbronn, près du hameau de Philippsbourg (Schimper, 1860), Sarrebrück (Winter). — Sur le grès, près de Fontainebleau (Bescherelle). — Nous avons également rencontré cette plante dans les fissures des rochers de grès vosgien, près de Saint-Dié, au Camberg ; mais, après une étude attentive, nous ne pouvons plus y voir qu’une forme grêle et soyeuse du Dicranum heteromallum. C’est, du reste, l’opinion de Milde (Bryol. silesiaca). Nos échantillons se composent surtout d’individus mâles ; fol. florales très dilatées, concaves, orangées à la base, brusquement rétrécies et longuement subulées; 10 — 15 anthéridies; paraphyses grêles — Nous n’avons conservé le Dicranodontium sericeum , sous un n° distinct, que par la nécessité de remplir un cadre déterminé à l’avance.
Genre Angstrœmia Br. Sch.
Capsule symétrique, dressée, ovale-subglobuleuse. Dents du péristome peu divisées. Coiffe petite, sans franges à la base. Fleurs dioïques ; les fleurs mâles subdiscoïdes. Tige filiforme, dressée, simple ou peu divisée. Feuilles imbriquées, uniformes, nerviées, très petites. — L'Ang. longipes Br. Sch. (Weisia longipes Sommerf.), signalé jusqu’ici dans les Alpes de Norvège et de Salzbourg, a des feuilles ovales -oblongues, mutigues , très entières; la nervure disparaît au-dessous du sommet ; elle est d’ailleurs très mince et très étroite à la base ; le tissu est formé de cellules molles. M. Lamy a découvert, dans la Haute-Vienne, sur un coteau rocailleux , non loin de Châteauponsat, rive droite de la Gartempe, une petite plante qui semble exiger une place dans ce genre. Tige filiforme, simple ou imparfaitement dichotome , dressée; long. 5 mill. ; gazons denses, d’un vert clair à la surface, roux, décolorés à l’intérieur. Feuilles uniformes, imbriquées, très petites, oblongues, lancéolées, plus étroites , terminées par un acumen canaliculé , large et court, formé presque entièrement par la nervure ; celle-ci , beaucoup