Weisia fugax Hedw. Spec. Musc. p. 64, t. XIII
Schultz, Herb. norm. n° 193 et Fl. Gall. et G. exsicc.
n° 974; Stirp. n° 407; Rhabdoweisia fugax Bryol. eur. t. 41.
Tige dichotome; innovations fastigiées; long. 8 — 40 millim.; coussinets arrondis, bombés, souvent assez denses , d’un vert foncé on jaunâtre à la surface, décolorés à l’intérieur. Feuilles rapprochées, étalées, légèrement recourbées, flexueuses à l’état humide, crépues à l’état sec, très étroitement lancéolées, linéaires , aiguës, carénées, planes et entières aux bords ou légèrement denticulées vers le sommet; la nervure s’avance jusqu’à l’extrémité; long. 3 millim., larg. 1/4 millim.; cellules basilaires hyalines, imparfaitement rectangulaires, 3—6 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures carrées, vertes, très finement papilleuses (plusieurs papilles sur chaque cellule). Fol. florales plus finement acuminées; 1 — 3 archégones; paraphyses rares ou nulles. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle pâle, tordu vers la droite, au sommet; long. 2—3 millim. Capsule brièvement ovale ou obo wée-subglobuleuse, munie d’un petit col à la base, infundibuliforme ou légèrement resserrée à l’orifice après la sporose, fortement cannelée à la fin ; diam. 1/2 mill. Opercule déprimé, conique, surmonté d’un long bec oblique, pâle. Dents du péristome brièvement élargies à la base, puis filiformes, grêles, noduleuses , orangées, incurvées à l’état humide, dressées à l’état sec, caduques, souvent imparfaites. Un anneau étroit. Fleurs mâles dans les dichotomies, souvent groupées; 3 fol. courtes, lancéolées-subobtuses, dressées, un peu tordues, faiblement nerviées; 2—3 anthéridies courtes. — Juillet-octobre.
b. subglobosa N. Boul. — Variété caractérisée par la capsule presque dépourvue de col, subglobuleuse, un peu resserrée à l’orifice ; le péristome est très développé ; les dents sont parfois percées d’ouvertures vers la base ; les feuilles sont distinctement denticulées sur le contour du tiers supérieur.
ANŒCTANGIÜM COMPACTUM.
Fissures des rochers plus ou moins ombragés dans les forêts ; sur toute la formation du grès vosgien, dans les Hautes et les Basses-Vosges, disséminé, mais pas également abondant partout : Bruyères (Mougeot), St-Dié, Donon, Lützelbourg et Saverne (B.), Hombourg et Dahn (Bruch), Bitche, Steinbach, Wissembourg (F. Schultz), Sarrebrück (Winter) •, sur le granité dans les Hautes-Vosges; environs de Vagney, Tanache (B.), Planois et hauteurs de La Bresse (Pierrat); la var. b. sur le grès vosgien, à Preyé, au-dessus de Senones (Lemaire), sur les grès anciens de la forêt de Serre (B.). — Sur les rochers siliceux de toutes les montagnes de France.
Genre Anœctangium Schwægr.
Le caractère -essentiel de ce genre se trouve dans la position des fleurs qui naissent latéralement sur la tige et terminent , comme dans les Hypnacées, de petits ramuscules à Faisselle des feuilles caulinaires. Le péristome est nul. Le développement de la tige, la forme et le tissu des feuilles, la forme de la capsule et de l’opercule sont comme dans le genre Gymnostomum. Fleurs dioïques.
Anœctangium compactum Schwægr. Suppl. I, A. œstivum Bryol. eur. t. 37.
Tige dressée, dichotome ; long. 2 — 3 centim.; touffes denses, d’un vert gai à la surface. Feuilles dressées-étalées, ascendantes à l’état humide, crispées-incurvées à l’état sec, oblongues-lancéolées, aiguës, carénées, planes et entières aux bords; la nervure s’arrête immédiatement au-dessous du sommet. Fol. florales intimes engainantes, acuminées. Pédicelle dressé, pâle. Capsule oblongue , munie d’un petit col distinct , dressée. Opercule petit , convexe , terminé par un long bec subulé , oblique. — Eté.
Parois et fissures des rochers humides, surtout des rochers micacés. Alpes du Dauphiné : Valsenestre (Ravaud); Haute-Savoie : Pormenaz sur la Servoz (Puget) ; Pyrénées : Port de Vénasque, Luchon (Jeanbernat) ; Tarn : La Cabarède, le Sidobre (M.-D. J.). Indiqué aux environs de Paris (Chevall., Mérat).
Anœctangium Sendtnerianum Br. Sch. Bryol. eur. t. 39. — Distinct du précédent par ses feuilles beaucoup plus étalées, arquées en divers sens, flexueuses, oblongues à la base, puis longuement linéaires, canaliculées, moins aiguës, entières. Les fleurs mâles sont ordinairement groupées. — Rochers humides, dans les Alpes bernoises, juliennes et de Salzbourg.
43e Genre : Gymnostomum Iledw. (ex parte)
Capsule régulière, dressée, exserte , lisse, oblongue ou
43e GENRE : GYMNOSTOMU&.
obovée, dépourvue de péristome; l’orifice est fermé, dans plusieurs espèces, par une membrane hyaline. Tige plus ou moins développée ; feuilles lancéolées-linéaires, souvent infléchies aux bords, plus ou moins papilleuses. Fleurs terminales.
1er sous-genre : Eugymnostomum Schimp. Syn. — Tige dichotome, plus ou moins élevée. Feuilles assez raides, légèrement crispées à l'état sec, planes aux bords. Capsule ordinairement tronquée après la chute de l’opercule ; orifice nu. Fleurs dioïques. (E. 339 — 341.)