GYMNOSTOMUM MICROSTOMITM
d’un beau vert foncé à la surface, décolorées, brunes ou noirâtres à l’intérieur. Feuilles inférieures espacées, très petites; les moyennes et les supérieures étalées-dressées ou diversement courbées à l’état humide , lancéolées , fortement enroulèes-infléchies aux bords, à partir du tiers inférieur, brièvement mu cronées ; long. 5 1/5 millim., larg. 1/5 millim. ; cellules basilaires à parois minces , lisses , rectangulaires , 3 — 4 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures carrées, opaques, vertes, chargées de •papilles fines. Fol. florales dilatées à la base, plus finement rétrécies- acuminées ; 4 — 6 archégones ; quelques paraphyses courtes. Vaginule cylindrique , étroite. Pédicelle pâle , un peu tordu vers la gauche; long. 3 — 6 mill. Capsule ovale ou oblongue, plus ou moins renflée , petite, sans col notable, d’un roux pâle, lisse; long. 1 — 1 1/4 millim., diam. 1/3 — 1/5 millim.; orifice fermé par une membrane d’abord entière, puis percée d’une ouverture centrale. Opercule conique , terminé par un bec plus ou moins allongé. Fleurs mâles dans les dichotomies, gemmiformes ; fol. ovales, aiguës, nerviées ; 6 — 8 anthéridies; paraphyses grêles. — Printemps.
Sur la terre argileuse , dans les champs , les haies , dans les fissures des vieux murs et des rochers , presque partout , particulièrement dans les régions basses et sur les terrains calcaires ; assez rare dans les Hautes- Vosges. Les variations que subit cette espèce sont peu importantes.
Gymnostomum murale Schimp. Syn. ; Hymenostomum murale R. Spruce Musc, pyren. n° 536.
Cette espèce, très voisine des G. tortile et microslomum, en diffère surtout par ses fleurs synoïques et par la capsule dont les parois sont plus épaisses et l’orifice resserré, un peu oblique. L’opercule est surmonté d’un bec subulé.
Sur les murs à Sainte-Marie-d’Oloron , dans les Basses-Pyrénées (R. Spruce).