‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 392 sur 634 · ENCALYPTA RHABDOCARPA · texte numérisé non relu

ENCALYPTA RHABDOCARPA

interne. Spores petites, vertes. Coiffe cylindrique, allongée (1. 8—9 millira.), papilleuse au sommet, brune, parfois légèrement déchirée sur le contour de la base. Fleurs mâles sur une plante distincte. La tige finit par se charger d’un feutre brun, formé de radicules très ramifiées, entrecroisées. — Août.

C. et fertile dans toute la chaîne du Jura, dans les fissures des rochers, aux lieux légèrement ombragés; également commun, mais stérile, sur le calcaire jurassique de la Lorraine et de l’Alsace; se retrouve enfin dans presque toute la chaîne des Vosges, mais uniquement sur le mortier calcaire des vieux murs; abonde dans les ruines des vieux châteaux, très rarement fertile : Bitche (Schimper, Schultz), Wasserbourg (Blind), Spitzembt rg près de Saint-Dié (Lemaire).

ff. Péristome simple. (E. 348— 351.) 1. Capsule sillonnée; stries droites. (E. 348.)

348. Encalypta rhabdocarpa Schwœgr. Suppl. I, Sect. i, p. 56, t. XVI; Bryol. eur. t. *203 ; Slirp. n° 1110.

Tige peu divisée; long. 5 — 20 millim.; touffes petites , d’un vert foncé , sale à la surface, décolorées, jaunâtres à l’intérieur. Feuilles rapprochées, dressées à l’état humide, légèrement crispées et incurvées à l’état sec, lancéolées* lingulées, un peu rétrécies au-dessus de la base, aiguës, terminées par un apicule variable au sommet , légèrement concaves, ordinairement plus infléchies par un bord que de l’autre, munies d’une nervure papilleuse qui s’avance jusqu’au sommet; long. 3 1/2 millim., larg. 1 millim. à peine; cellules basilaires, sur un espace considérable, hyalines, rectangulaires, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1.; sur les bords de cette région , on trouve une marge formée de 8—10 séries de cellules jaunâtres, allongées; plus haut, les cellules sont uniformes, opaques, carrées, subarrondies, surmontées de 3 — 4 papilles formées elles-mêmes de plusieurs saillies distinctes. Fol. florales intimes plus courtes, ovales, acuminées par l’excurrence de la nervure. Vaginule cylindrique, surmontée d’un bourrelet saillant et d’une collerette courte. Pédicelle pourpre, court, légèrement tordu vers la gauche au sommet; long. 5 — 8 millim. Capsule petite, oblongue-subcylindrique, droite, d’abord presque lisse et verdâtre, à la fin brune, oblique et cannelée (stries droites ); long. 1 1/2 millim., diam. 1/2 — 3/4 millim. Opercule petit, bordé de rouge, convexeconique, acuminé-claviforme (acumen jaunâtre); il emporte ordinairement avec lui l’anneau qui est très étroit. Péristome souvent imparfait ; 16 dents étroites, pâles, papilleuses, rare-

45e GENRE : ENCALYPTA.

ment divisées en deux branches inégales, incomplètes . Spores grosses , papilleuses. Coiffe cylindrique, jaunâtre, brièvement laciniée à la base, brusquement rétrécie, acuminée (acumen droit, claviforme). Fleurs mâles gemmiformes, échelonnées audessous des fleurs femelles; 3 — 4 fol. ovales, aiguës, nerviées ; environ 10 anthéridies oblongues; paraphyses plus longues, filiformes, nombreuses. Après l’émission des spores, la capsule se contracte au milieu , pendant que l’orifice reste dilaté. Parfois les fol. involucrales femelles intimes sont longuement apiculées ou même pilifères, sans que la nervure forme ce prolongement. — Août.

C. sur les hauts sommets alpestres du Jura, sur la terre rocailleuse ; Chasseron, Chasserai, Creux-du-Vent, Weissenstein (Lesquereux), Suchet (B.) — Haute-Savoie : Voiron, Méribelle (Puget), Savoie (Paris), Pic du Bec, Moucherolle (Ravaud), Lautaret (A. Mougeot) ; Pyrénées: Port de Vénasque (Jeanbernat).

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