‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 395 sur 634 · Encalypta apophysata N. et Hornsch. Bryol. germ · texte numérisé non relu

Encalypta apophysata N. et Hornsch. Bryol. germ

Zw. Th p. 49 , t. XV ; Bryol. eur. t. 201 ; Stirp. n° 1 109.

Tige courte, plusieurs fois dichotome ; touffes denses, d’un vert foncé. Feuilles crépues à l’état sec, étalées,- arqué es à l’état humide , lancéolées et lancéolées-ligulées 3 carénées, planes aux bords , ondulées , munies d’une nervure qui se prolonge au delà du limbe et forme un petit acumen étalé ; long. 5 millim. , larg. 1 millim.; cellules basilaires hyalines, lisses, rectangulaires , 4 — 6 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures carrées ou arrondies , surchargées de papilles , opaques. Fol. florales peu distinctes ; 2 — 3 archégones ; paraphyses grêles , nombreuses , allongées. Vaginule oblongue , terminée par un bourrelet et une assez longue collerette. Pédicelle pourpre à la base, pâle au sommet, légèrement tordu vers la droite; long. 8 — 15 millim. Capsule pâle, cylindrique , lisse, bordée de rouge , munie d’un col développé, d’abord aussi épais que la capsule , à la fin flétri et ridé ; long. 3 millim. , diam. 1 millim. Opercule petit , conique , acuminé-subulé. Dents du péristome linéaires-allon *» gées, pâles, plus ou moins percées ou divisées le long de la ligne médiane , molles , fugaces , assez souvent imparfaites. Coiffe lobulèe ou munie , à la base , à' appendices ovales , courts, irréguliers, caducs, évasée à l’orifice, longuement rétrécie, acuminée ; long. 7 — 8 millim. Fleurs mâles sur la même plante, oblongues; fol. peu nombreuses, lancéolées, nerviées; anthéridies grandes, oblongues, 10 — 15; paraphyses molles , nombreuses, légèrement renflées, claviformes. — Août.

Sur la terre, dans les lieux abruptes, au sommet du Chasseron (Lesquereux). — Cette espèce se retrouve dans les hautes Alpes de la Suisse et du Tyrol ; indiquée au Mont-Cenis (B. R. D.).

45e GENRE :* ENCALYPTA.

351. Encalypta longicolla Br. Sch. Bruol. eur. t. 202; Stirp. n° 1206.

Tige courte (5 — 8 millim.), plusieurs fois dichotome ; gazons peu développés, d’un vert jaunâtre à la surface, bruns à l’intétérieur. Feuilles très rapprochées , légèrement étalées à l’état humide, crépues à l’état sec, étroitement lancéolées-elliptiques, carénées vers le sommet, ondulées aux bords, rétrécies audessous*du milieu; les inférieures nautiques ou mucronées , les supérieures pilifères ; long. 2 1/2 mill., larg. à peine 1/2 raill. ; cellules basilaires hyalines, lisses, rectangulaires ; les supérieures petites, opaques, finement papilleuses. Fol. florales externes obtuses, surmontées d’un petit poil blanc ; 2 — 3 intimes ordinairement plus courtes, hyalines, dressées, canaliculées , variables ; 3 — 6 archégones ; paraphyses filiformes , nombreuses. Vaginule courte , cylindrique , terminée par un bourrelet et une collerette hyaline, prolongée. Pédicelle rougeâtre à la base, jaune vers le sommet, flexueux ; long. 6— 10 millim. Capsule subcylindrique, étroite, d’un jaune brun, munie à la base d’un col atténué y à la fin irrégulièrement plissé, plus étroit, aussi long que le sporange; long. 2 — 2 1/2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule grand , conique , surmonté d’un bec fin , presque aussi long que la capsule. Anneau très mince, se détachant difficilement. Spores grandes, brunes, anguleuses, finement papilleuses. Péristome grand, conique, pourpre; dents (16) libres jusqu’à la base, distantes, divisées en 2 — 3 branches, souvent libres à la base, cohérentes au sommet, paraissant formées de filaments fasciculés , finement papilleuses. Coiffe garnie , à la base , de franges ou lanières subdivisées, terminée au sommet par un long bec droit, papilleux. Fleurs mâles terminant de petits rameaux courts sur la même plante ; 3 — 5 fol. oblongues , atténuées , aiguës ou apiculées, concaves, lâchement dressées; 6 — 12 anthéridies oblongues; paraphyses nombreuses. — Août.

RR. Au sommet du Chasseron (Schimper et Lesquereux), Creux-du- Vent (Lesq. in herb. Mougeot) — Dauphine : La Moucherolle (Ravaud).

Péristome nul. (E. 352 — 353.)

352. Encalypta vulgaris Hedio. Spec. Musc. p. 60; Bryol. eur. t. 199; Stirp. n° 117; E. exlinctoria Linn. {exporte).

Tige courte (5 — 10 millim.), peu divisée, radiculeuse à la base; gazons plus ou moins fournis, d’un vert foncé ou jaunâtre

35$. ENCALYPTA VULGARIS.

à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles elliptiques-obovées, obtuses ou apiculées avec ou sans excurrence de la nervure, carénées-concaves , rétrécies et légèrement révolutées vers la base ; les feuilles supérieures, étalées en rosette à l’état humide, sont fortement tordues et incurvées à l’état sec ; long. 3 1 /$ mill. , larg. 1 — 1 1/2 mill. ; cellules inférieures hyalines, rectangulaires, $ fois aussi 1. q. 1. ; vers les bords , une marge formée de $ — 3 séries de cellules jaunâtres , linéaires; les cellules supérieures carrées ou subhexagones , opaques , surchargées de papilles saillantes. Vaginule terminée par un bourrelet et une collerette courte. Pédicelle pourpre, flexueux; long. 5 — 7 millim. Capsule dressée ou à la fin oblique , cylindrique , arrondie à la base , à la fin brune et couverte de plis fins, peu profonds; long. $ 1/2—3 millim., diam. 3/4 millim. Coiffe entière à la base, d’un jaune clair. Fleurs mâles axillaires, sur la même plante; 3 fol. ovales; anthéridies oblongues; paraphyses filiformes. — Avril.

Cette espèce présente quelques variations ; les feuilles, même les supérieures, sont tout à fait obtuses, mutiques (v. obtusa Sch.) ; ou bien les feuilles , au moins les supérieures, se terminent par un poil jaunâtre dû ou non à l’excurrence de la nervure (' v. pilifera Sch.; E. pilifera Brid.)\ c’est la même plante qui a été publiée dans les Stirpes voges.-rhen. n° 1027 ( E . obtusifolia Brid.). Enfin, dans certains cas, on rencontre un péristome plus ou moins développé , formé de dents linéaires , ou tronquées, et rudimentaires; ce que nous n’avons pas observé sur les échantillons provenant de nos contrées.

C. sur les collines calcaires, le mortier désagrégé des vieux murs , sur les ruines des vieux châteaux; presque partout; très rare ou même tout à fait absent dans les Hautes-Vosges , surtout du revers occidental.

353. Encalypta commutata N. et Hornsch. Bryol. gcrm. t. XV ; Bryol. eur. t. 198; Slirp. n° 1108.

Tige courte (10 millim.), peu divisée ; gazons d’un vert foncé à la surface, bruns à l’intérieur, souvent remplis de terre, radiculeux à la base. Feuilles crépues , légèrement contournées à l’état sec, étalées-dressées , plus ou moins arquées en dehors à l’état humide, oblongues à la base , puis lancéolées, carénées, ondulées 9 planes aux bords ; la nervure dépasse le limbe et forme un acumen brun, souvent brisé; long. 3 — 4 millim., larg. 1 millim. ; cellules du quart inférieur grandes, hyalines, lisses, subrectangulaires, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; les autres petites, opaques , surchargées de papilles. Fol. florales plus "largement ovales-oblongues , brièvement acuminées , ondulées, dressées. Vaginule oblongue, surmontée d’une petite collerette. Pédicelle

46e GENRE : ORTHOTRICHUM.

pourpre } tordu au sommet vers la droite; long. 5 — 10 millim. Capsule cylindrique , dressée , lisse , brune, munie d’un col peu distinct; long. 1 1 fl — 3 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe, bordé de rouge, surmonté d’un long bec droit, claviforme. Péristome nul. Un anneau formé d’une seule série de cellules, peu distinct. Coiffe cylindrique, irrégulièrement lobulée à la base, longuement acuminée; acumen obtus, brun; long. 4 — 6 millim.

RR. Sommet du Chasseron (Lesquereux). — Hautes Alpes de la Savoie (Paris), Mont-Cenis (B. R. D.), du Dauphiné, La Moucherolle (Ravaud).

14e Tribu : Ortliotricliées.

(Fam. Orthotricheæ Schimp.)

Coiffe conique ou campanulée , médiocre, ne couvrant la capsule qu’à demi ou aux trois quarts, plissée en long, souvent lobulée à la base, glabre ou garnie de poils dressés. Pédicelle droit, médiocre ou très court. Capsule cachée entre les folioles florales ou brièvement exserte, symétrique, ovale, oblongue ou obovée, striée ou lisse, munie d’un col plus ou moins allongé. Pas d’anneau. Péristome double, simple ou nul. Dents du péristome externe au nombre de 3^2, mais plus ou moins complètement cohérentes deux à deux ou quatre à quatre, d’où, en réalité, 8 ou 16 dents planes, sans lamelles, finement papilleuses, formées de cellules carrées, se renversant sous l’action de la sécheresse; 8 ou 16 cils plus ou moins longs, sans membrane basilaire, forment le péristome interne, quand il existe. Plantes dressées ou décombantes, dichotomes; coussinets denses, arrondis, bombés, d’un vert olivâtre, terne, sur les troncs d’arbres et les rochers. Feuilles lancéolées ou oblongues, entières, nerviées, opaques, papilleuses, imbriquées ou crépues à l’état sec, se renversant vivement quand on les humecte de nouveau.

46e Genre : Orthotrichum Hedw.

Caractères de la Tribu.

lrc Sect. — Capsule exserte, striée, étroite. Feuilles lancéolées, allongées, souvent crépues. Coiffe petite , conique. (E. 354—351.)

A. Coiffe velue, lobée à la base. (E. 354 — 359.) (Genre Ulota Brid., Schimp. Syn.)

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