‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 405 sur 634 · Orthotrichum leiocarpum Br. Sch. Bryol. eur. t · texte numérisé non relu

Orthotrichum leiocarpum Br. Sch. Bryol. eur. t

220; O. striatum Hediv. {ex parte); Slirp. n° 324.

Tige souvent allongée (1. 20 — 40 millim.), finissant par se dénuder à la base; touffes arrondies, peu denses, d’un vert jaunâtre à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles étalées à l’état humide, légèrement contournées à l’état sec, largement oblongues et plissées vers les bords, à la base, puis rétrécies, lancéolées, révolutées aux bords jusqu'au sommet, aiguës ou apiculées ; long. 3 1/2 — 4 mill., larg. 1 — 1 1/4 mill. ; cellules basilaires externes, sur un espace étroit, hyalines, carréessubarrondies , à contours sinueux; les médianes de la base linéaires, flexueuses, 3 — 5 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures subarrondies, à parois épaisses, chargées de papilles nombreuses et saillantes. Fol. de l’involucre largement lancéolées, apiculées, plissées; 4 — 6 archégones ; quelques paraphyses. Vaginule courte, nue, brune, terminée par une longue collerette. Pédicelle plus court que la capsule. Celle-ci brièvement ovale ou oblongue, arrondie à la base, légèrement resserrée à l’orifice, lisse, pâle, dépassée parles fol. de l’involucre ; long. 2 millim., diam. 1 millim. Opercule conique, élevé, acuminé, bordé de rouge à la base. Péristome : 16 dents géminées, marquées d’une ligne de division bien nette; 16 cils se rejoignant presque, larges, formés de cellules subrectangulaires , transversalement dilatées, superposées de manière à produire latéralement des avances et des retraits. Coiffe brièvement conique, renflée, acuminée, brune à la pointe, lobulée à la base, munie, surtout vers le sommet, de poils dressés, nombreux , formés de 2 séries de cellules. Fleurs mâles sur la même plante, gemmiformes ; fol. largement ovales, brièvement acuminées, munies d’une nervure faible; anthéridies 15 — 20; paraphyses filiformes, variables, les unes plus courtes, les autres plus longues, peu nombreuses. — Février-mars, en plaine, mai-juin, dans les montagnes.

CC. partout, sur les troncs d’arbres isolés et dans les forêt*, particulièrement sur les troncs d’arbres feuillus. — Cette espèce varie peu. On trouve, çà et là. une forme à capsules plus petites, probablement par suite d’un développement imparfait.

46e GENRE : ORTHOTRICHUM.

363. Orthotrichum Lyellii Hook. et Tayl. Musc. brit. p. 1$9; Brxjol. eur. t. $$1 ; Stirp. n° 619.

Tige ordinairement décombante , molle, plus ou moins divisée; long. $5 — 50 millim.; touffes lâches , d'un vert clair ou jaunâtre. Feuilles dressées-étalées , fleocueuses, à l’état sec, très étalées , recourbées à l’état humide, allongées, oblongues, légèrement plissées et quelque peu révolutées à la base , puis longuement lancéolées, ondulées , mais planes aux bords, apiculées et denticulées au sommet , munies d’une nervure qui disparaît au-dessous de l’extrémité; long. 4 — 4 l/$ millim., larg. l/$ — 3/4 millim.; cellules basilaires marginales hyalines, carrées ou un peu allongées, sur un espace étroit, allongé ; les cellules basilaires médianes oblongues, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1., arrondies, tronquées ou atténuées aux extrémités, à parois assez épaisses, droites ou flexueuses; celles de la moitié supérieure arrondies, à parois épaisses, surmontées de papilles très saillantes ; sur la nervure, aux bords des feuilles, et sur le limbe, on rencontre, en abondance , des corps cylindriques ou oblongs, cloisonnés, dont il a été question p. 61. Fol. florales élargies à la base, puis rétrécies, lancéolées-linéaires, acuminées, denticulées, très étalées ; 4 — 6 archégones ; quelques paraphyses. Pédicelle plus court que la capsule. Capsule grande, ovale-oblongue, brièvement atténuée à la base, non resserrée à l’orifice, ni au-dessous, ou à peine, largement plissée, surtout vers le sommet, à l’état sec, couleur de paille; long. $ l/$ millim., diam. 1 millim. Elle émerge par suite du renversement des fol. florales qui l’égalent lorsqu’on les redresse. Opercule conique, peu élevé, bordé de rouge, surmonté d’un bec droit, long. Péristome : 16 dents géminées, étroites, pâles; 16 cils linéaires, larges, rugueux, orangés-brunâtres , pâles aux bords, formés de cellules dilatées transversalement, produisant des avances et des retraits, surtout au sommet. Coiffe oblongue, allongée, conique, d’un jaune pâle, chargée de poils longs et nombreux, formés de plusieurs séries de cellules. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. ovales, imbriquées, infléchies aux bords, aiguës au sommet ; nervure faible et courte sur les fol. intimes; 10 — 15 ant-hérid es très allongées, étroitement oblongues; paraphyses filiformes plus longues, plus ou moins nombreuses. — Juilletaoût.

Disséminé presque partout, en plaine et dans les montagnes, sur les troncs d’arbres, dans les forêts ; croît volontiers sur les troncs de conifères ; parait plus commua dans les Vosges que dans la chaîne du Jura,

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