ORTHOTRICHUM PATENS
suie obovée-claci forme, renflée, munie d’un col dèfluent, court , resserrée sous l’orifice qui est dilaté , à l’état sec , après la sporose , cannelée (côtes brunes) ; long. 2 millim., diam. 2/3 millim. Opercule con vexe-acuminé. Péristome : 8 dents bigéminées ; 8 cils ne se rejoignant pas , formés cTune seule série de cellules. Coiffe conique, élevée, d’un brun rougeâtre au sommet , tout à fait nue. Fleurs mâles nombreuses , terminant de petits rameaux; 3 — 4 fol. ovales, courtes, faiblement nerviées ; 10 — 15 anthéridies grandes, ovales, longuement pédiculées; paraphyses un peu plus longues, ordinairement nombreuses. — Juin-août.
En disséquant avec beaucoup de soin des fleurs femelles, on finit parfois par découvrir 1 — 3 paraphyses courtes.
Troncs d’arbres dans les bois , Deux- Ponts (Bruch), Bergzabern , Bobenthal (Gümbel), Reiniremont , La Neuveville , près de Châtenois , dans les Vosges ; à l’Ungersberg , en Alsace; au Mont-d’Or, dans le Haut- Jura (B.) — Haute-Savoie(Puget), Mont-Dore , en Auvergne (Lamy).
376. Orthotrichum patens Bruch in Brid. Bryol. unie. I , p. 787; Bryol. eur. t. 215; Stirp. n° 924.
Tige médiocre (long. 10—20 millim.), peu divisée, coussinets d’un vert clair ou jaunâtre à la surface, bruns à l’intérieur. Feuilles imbriquées , légèrement contournées à l’état sec , très étalées , arquées à l’état humide , ovales-oblongues à la base , puis rétrécies, lancéolées, subobtuses, aiguës ou apiculées, carénées, fortement révolutées jusque près du sommet; nervure forte, disparaissant près de l’extrémité; long. 2 1/2 — 3 1/2 mill. , larg. 3/4 mill. ; cellules basilaires médianes, sur un espace peu étendu, translucides, pâles ou jaunâtres, subrectangulaires , 2 — 4 fois aussi 1. q. 1. , à parois assez minces ; les marginales carrées; les supérieures arrondies , à parois épaisses, surmontées de fortes papilles obtuses , saillantes. Fol. florales oblongues-lancéolées , plissées ; 4 — 8 archégones; paraphyses nombreuses-, à la fin très allongées, atteignant la base de la capsule. Vaginule munie d’une collerette élevée , chargée de ces débris de la fleur. Pédicelle plus court que la capsule. Celle-ci obovéeoblongue , assez épaisse , brièvement atténuée à la base, un peu resserrée sous l’orifice à l’état sec , cannelée (8 côtes distinctes, brunes); long. 2 — 2 1/2 millim., diam. 3/4—1 millim. Opercule bordé de rouge , petit, déprimé , surmonté d’un bec fin et court. Péristome : 8 dents bigéminées, entières ou plus ou moins divisées sur la ligne médiane ; 8 cils se rejoignant à peine, formés de 2 séries de cellules à la base seulement. Coiffe campanulée , renflée , descendant aux 2/3 de la capsule, jaunâtre, passant au brun, surtout vers le sommet, lobulée
46e GENRE : ORTHOTRICHUM.
à la base, garnie de poils en assez grand nombre, ou parfois plus rares. Fleurs mâles petites; fol. ovales, brièvement acuminées, nerviées, les intimes parfois énerves; 10—20 anthéridies oblongues, médiocres ; paraphyses plus longues. — La membrane capsulaire, d’abord pâle et mince, finit par devenir brune, et semble avec l’âge devenir plus solide. — Mai-juin.
Troncs d’arbres isolés et dans les bois , de la plaine jusqu’au sommet des montagnes ; n’est pas également commun partout.
Orthotrichum alpestre Hornsch. Schimp. Coroll. p. 42;
Bryol. eur. t. 213.
Feuilles mutiques ou subaiguës, révolutées aux bords , d’un tissu lâche , fortement papilleuses. Vaginule garnie d’archégones, de quelques paraphyses et d’une collerette courte. Pédicelle court. Capsule obovée, atténuée à la base, un peu resserrée au-dessous de l’orifice , après la sporose , fortement cannelée , brune. Péristome : 8 dents bigéminées ; 8 cils se rejoignant, formés de deux séries de cellules à la base seulement. Coiffe conique , légèrement renflée , garnie de poils rares. Anthéridies accompagnées de paraphyses. — Juillet-août.
Rochers élevés, vallée de Campan, dans les Pyrénées (Schimper), Mont- Dore , en Auvergne (Lamy).
377. Orthotrichum stramineum Hornsch. in Brid. Bryol. unie. I, p. 789; Bryol. eur. t. 218; Stirp. n° 923.
Tige courte (long. 5 — 15 millini .) , dichotome; coussinets peu étendus, pâles, lâches. Feuilles dressées-flexueuses à l’état sec, étalées-courbées à l’état humide , molles , étroitement oblongues à la base, puis lancéolées-acw/nmées, ou simplement aiguës, un peu carénées, révolutées jusqu’au quart supérieur, sinuolées vers l’extrémité; la nervure disparaît assez loin du sommet; long. 2 1/2 millim., larg. 1/2— 2/3 millim. ; cellules basilaires médianes à parois relativement minces , subrectangulaires, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les marginales carrées ; les supérieures petites, arrondies; à parois épaisses, mais molles, surmontées de petites papilles. Fol. de l’involucre plus longuement hyalines à la base, plissées , acuminèes; 4 — 5 archégones ; paraphyses filiformes , allongées , abondantes. Vaginule oblongue, munie d’une collerette assez grande, chargée des débris de la fleur. Pédicelle plus court que la capsule. Celle-ci obovée ou brièvement oblongue, munie d’un col atténué , fortement resserrée