‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 425 sur 634 · BUXBAUMIA APHYLLA · texte numérisé non relu

BUXBAUMIA APHYLLA

térales, qui s’isolent aisément. La membrane interne se compose de plusieurs couches de cellules superposées. — Mai-juin.

R. Sur la terre au bord des sentiers et des chemins creux, dans les forêts, sur les troncs pourris et même sur les parois des rochers de grès, aux lieux frais et ombragés, souvent associe', au Hyjmum silesiacum, comme le fait très bien remarquer M. Schimper. Gérardmer, Bruyères (Mougeot), Offweiler (Schimper), Münster (Blind), Saint-Dié, dans les forêts du Camberg et de l’Ormont et dans le bosquet du Séminaire, forêts des hauteurs du Valtin et de la vallée de Granges (B.); dans le Jura, à la Vaux, la Poita-Raisse, Creux-du-Vent (Lesquereux). — Environs de Lyon (Débat); dans les Pyrénées : Pic de Ger, vallée de Jéret (Spruce), vallée de Campan, forêt de Paiollest (Philippe) ; Dauphiné : Villard-de-Lans (Ravaud). — Cette plante vit isolée ou par groupes peu fournis; elle disparaît souvent, d’une localité sans cause apparente, pour y reparaître de nouveau à la suite de plusieurs années; commune dans les Vosges, en 1866, elle y est devenue très rare en 4870 et 1871, sans doute à cause de la sécheresse. Sur la terre, elle décèle sa présence d’assez loin par un prothalle étendu, d’un vert noirâtre.

387. Buxbaumia aphylla Hall. Hist. Stirp. helv.; Bryol. eur. t. 427 et 641; Stirp. n° 38; Billot, exsicc. n° 581.

Cette espèce se distingue facilement de la précédente par la structure plus ferme, la taille moins développée et la couleur d'un rouge foncé de toutes les parties. Le pédicelle atteint 5 — 7 rnillim. La capsule est beaucoup plus oblique, parfois presque subhorizontale ; plane en dessus, et présentant sur le contour une arête assez vive; elle est relativement plus large et plus courte, ovale, parfois suborbiculaire ; long. 3 — 4 rnillim., larg. 3 — 3 1 fl rnillim. L’opercule se détache brusquement au sommet, sous la forme d’un petit dé à coudre, redressé, court, arrondi au sommet. L’anneau est très élevé. Le péristorne externe formé d’une seule série de dents qui ne dépassent guère l’anneau. Le péristorne interne est représenté par une membrane comme dans le B. indusiata. La maturité est plus précoce. — Avril-mai.

Cetre espèce est plus répandue; elle croît sur la terre au bord des sentiers et des chemins creux, dans les bois; Gérardmer, Bruyères (Mougeot), hauteurs des environs de Vagney, Saint-Dié, forêts de pins dans la plaine d’Alsace (Schimper) ; C. dans les Basses-Vosges, Kaiserslautern (Poil ich) , Jfombourg, Bitche, Wissembourg (Schultz), Dahn (Gümbel), Sarrebrück (Winter); dans le Jura , en descendant du Ct eux-du-Vent aux O; i 1 Ions (Lesquereux). — Environs de Lyon (Débat), Save ie (Paris), Dauphiné (Ravaud), Aude (Roumeguère), I arn (M.-D.), Haute-Vienne (Lamy), Oise (Graves), environs de Paris (Mérat, Bescherelle, de Schœnfeld). — Sporadique et instable comme le B. indusiata .

49e GENRE : SPLACHNUM.

2e Série. Péristome simple ou nul , jamais double.

16e Tribu : Splaclinées.

(Trib. Splachnaceæ Schimp.)

Coiffe ordinairement petite , lisse et glabre, jamais déjetée obliquement, mais plus ou moins fendue latéralement , parfois contractée à la base. Capsule exserte , dressée, munie d’une apophyse très développée , allongée , défluente ou renflée. Columelle ordinairement saillante au-dessus de l’orifice de la capsule. Péristome : 16 — 35 dents lancéolées-linéaires , se roulant en dehors par la sécheresse , dans plusieurs espèces. Plantes d’une texture molle , délicate , vivant de préférence dans les pâturages des montagnes , sur le fumier décomposé ou sur les cadavres en décomposition.

49e Genre : Splachnum Linn.

Coiffe non rétrécie à la base. Apophyse plus grande que la capsule , affectant parfois des formes très bizarres. Péristome : 35 dents cohérentes deux à deux ou, en réalité, 16 dents.

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