RHACOMITRIUM FASCICULARE
b. ericoides Br. S. ( Rhacomitrimn ericoides Brid.) — Touffes denses, d’un vert foncé ou jaunâtre; tiges surchargées de ramuscules courts qui les rendent très noduleuses. Feuilles plus brièvement acuminées ; acuraen hyalin , décurrent , denticulé, papilleux; long. 2 millim., larg. 1 millim. — Maturité tardive, dans les montagnes, juin-juillet.
Espèce moins exclusivement silicicole que les autres espèces du même genre. CC. et souvent fertile, sur les pentes sablonneuses, incultes, couvertes de bruyères du grès vosgien, et aussi sur les collines granitiques ; se retrouve dans le Haut-Jura et sur les collines (tu calcaire jurassique. La var b dars les escarpements des Hautes-Vosges, Hohneck, Rotabac, Tanache, au bord de la forêt de Serre, près du village de ce nom (B.), indiquée par M. Godron sur fès collines des environs de Nancy.
f f. Feuilles vertes au sommet , mutiques. (E. 403.)
403. Rhacomitrium fasciculare Brid. Bryol. univ. I , p. 218; Bryol. eur. t. 267; Billot, exsicc. cont. n° 3784; Trichostomum fasciculare Schrad. Spicil. Fl. germ. p. 61 ; Slirp. n° 916.
Tige allongée (1. 4 — 6 centim.), longuement dècombante , finissant par se dénuder à la base , inégalement divisée en plusieurs branches flexueuses , chargées de ramuscules courts, inégaux, ordinairement très nombreux ; touffes parfois très étendues, déprimées, d’un vert jaunâtre terne à la surface , brunes à l’intérieur. Feuilles dressées-étalées, flexueuses à l’état humide, serrées près de la tige, légèrement crépues à l’état sec, oblongues-lancéolées , puis longuement rétrécies, linéaires, mutiques ou subaiguës, vertes au sommet, carénées, légèrement plissées à la base, révolutées aux bords jusqu’au delà des 3/4 ; la nervure mince s’avance assez près du sommet ; long. 3 — 3 1/2 millim., larg. 3/4 millim. ; cellules uniformes, opaques, à parois très épaisses, très sinueuses, surmontées, surtout les supérieures, de papilles arrondies, saillantes; les inférieures linéaires, très allongées ; les supérieures plus courtes, mais restant au moins 3—4 fois aussi 1. q. 1. Fol. intimes de l’involucre demi-engainantes, plissées; 8 — 15 archégones. Vaginule subcylindrique, munie d’une collerette hyaline, laciniée. Pédicelle brun, dressé, à peine tordu au sommet ; long. 5 — 6 mill. Capsule oblongue , rousse, noircissant à la fin ; long. 1 1/2 — 2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule conique, terminé par un long bec eftilé, droit. Anneau formé de 2 séries de cellules, dont les unes sont étroites et les autres allongées. Péristome : dents divisées, jusqu’à la base, en deux branches filiformes, no-
56e GENRE I RHACOMITRIUM.
duleuses, finement papilleuses, pourpres. Coiffe petite, laciniée à la base, finement papilleuse sur tout racurnen. Plante mâle plus grêle ; fleurs terminant des rameaux courts ; 5 — 6 fol. suborbiculaires, brièvement et obtusément acuminées, nerviées ; 10 — 15 anthéridies grandes, oblongues; paraphyses filiformes. — Mai-juin.
Sur les parois verticales, légèrement fraîches et exposées au nord des rochers de la re'gion alpestre des Hautes-Vosges; Hohneck (Mougeot), surtout dans l’escarpement du Frankenthal et au Krabbenfels ; sur un rocher, près de la route du Valtin à Clefcy, dans la forêt (B.) — Au Mont-Dore (Husnot), dans les Pyrénées (Schimper), Tarn : Larroque de Vère (M.-D.), Manche : Le Mesnil (Le Jolis), Haute-Savoie (Puget).
B. Innovations simples , dépourvues de rameaux courts qui les rendraient noduleuses*
f. Pédicelle droit. (E. 404 — 406.) a. Feuilles vertes au sommet. (E. 404—405.)