‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 447 sur 634 · RHACOMITRIUM PATENS · texte numérisé non relu

RHACOMITRIUM PATENS

païens Br y ol. eur. t. '246; Trichoslomum patens Hedw.;

Slirp. n°2l4; Bryum patens Dicks. Fasc. II.

Tige dêcombante , très peu dénudée à la base, dichotome ; branches redressées , fastigiées ; long. 15 — 40millim.; touffes peu cohérentes , souvent très étendues , d’un vert foncé sombre ou un peu jaunâtre à la surface, brunes ou noirâtres à l’intérieur. Feuilles imbriquées à l'état sec, étalées-dressées, lâches, à l’état humide, oblongues à la base, puis rétrécies, lancèolèesacuminèes, aiguës ou subaiguës, carénées, révolutées aux bords, légèrement plissées à la base, munies d’une forte nervure qui s’avance jusqu’à l’extrémité ; long. 2 1/2 — 3 mill., larg. 1/2 — 3/4 mill.; cellules marginales de la base carrées , hyalines, sur une bande très étroite; les médianes oblongues-allongées ou linéaires, flexueuses, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures, dès le milieu de la feuille, sont petites, arrondies, poncliformes , à parois épaisses, très légèrement papilleuses. Fol. de l’involucre oblongues-allongées, dressées, puis brusquement contractées et finement acuminées ; 4 — 12 archégones. Vaginule oblongue. Pédicelle pâle, gèniculé, se redressant, plus ou moins complètement, à l’état sec, par suite de la torsion qu’il subit alors vers la gauche; long. 2 — 3 millim. Capsule exserte, oblongue, grande, munie, à la base, d’un petit col, resserrée à l’orifice, ridée, plissée, à l’état sec, après la sporose ; long. 1 1/2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe, acuminé, tombant ordinairement avec la coiffe qui est petite, conique, légèrement oblique, 4 — lobée à la base. Anneau mince et étroit. Dents du péristome pourpres, allongées, libres dès la base, divisées presque complètement en deux branches filiformes, plus ou moins cohérentes entre elles , assez régulières. — Premier printemps; on trouve cependant des capsules mûres pendant une grande partie de l’année.

« Granité ; Hohneck » (Mougeot) CC. sur les parois inclinées des rochers de la région alpestre des Hautes-Vosges, depuis le Ballon de Servance , jusqu’au Lac-Blanc (B.). — Sur les rochers siliceux de touies les hautes montagnes de France; dans les Alpes du Dauphiné (Ravaud), les Pyiénées (Schimper), la Montagne-Noire, dans le Tarn (M.-D. J.), le Plomb-du- Cantal (Husnot), le Mont-Dore (Lamy), en Auvergne. — C’est à cette espèce que nous rapportons provisoirement une plante que nous avons trouvée en abondance sur des blocs de granité syénitique , près de Chatas, sur le versant de l’Ortimont. Les feuilles sont tiès aiguës et tendent même à devenir brièvement hyalines au sommet , ce qui n’a pas lieu dans le B. patens type. Cette mousse était stérile.

57e Genre : Grimmia Ehrh.

Coiffe . conique , lobulée à la base , parfois fendue latérale-

57e GENRE : GRIMMIA.

ment et oblique. Capsule subsessile ou brièvement exserte , dressée ou inclinée par suite de la courbure du pédicelle , lisse ou sillonnée , subglobuleuse ou ovale-oblongue. Opercule obtus ou longirostre. Dents du péristome presque entières, percées de trous ou divisées en 2 — 3 branches, jusque vers le milieu seulement. Plantes formant de petits coussinets denses sur les pierres et les rochers , plus rarement robustes et formant des touffes lâches, étendues; les innovations naissent de la base ou au-dessous des fleurs ; les feuilles sont souvent terminées par un poil blanc. Ce genre ne se distingue du genre Rhacomitrium par aucun caractère saillant ; dans ce dernier, les plantes sont généralement plus robustes, souvent noduleuses, les cellules basilaires des feuilles fortement sinueuses , les dents du péristome divisées en deux branches subulées jusqu'à la base; les fleurs sont constamment dioïques , tandis que , dans les Grimmias, elles sont assez souvent monoïques.

A. Pédicelle toujours très distinct; capsule exserte ou émergeante. (E. 408 — 421.)

■\. Pédicelle arqué à l'état humide (sous-genre Grimmia.)

a. Fleurs dioïques. (E. 408 — 4i2.)

408. Grimmia elatior Br. Sch. Bryol. eur. t. 245; Trichostomum incurvum Hornsch. Bot. Zeit. II, p. 89; Dryptodon incurvus Brid. Bryol. univ.

Tige plus ou moins longuement décombante et dénudée à la base , dichotome ; innovations fastigiées ; touffes robustes , arrondies, peu cohérentes, rousses, grisonnantes à la surface. Feuilles oblongues à la base, puis rétrécies, longuement lancéolées , carénées , révolutées aux bords , terminées par un aciunen piliforme , hyalin, entier ou très superficiellement denticulè ; cellules basilaires uniformes, linéaires, flexueuses , 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures carrées , dilatées. Pédicelle génieulé, très légèrement tordu. Capsule exserte, brièvement oblongue , sans col notable, fortement sillonnée après la sporose. Opercule petit , convexe , surmonté d’un bec plus ou moins prolongé. Anneau formé de plusieurs séries de cellules. Dents du péristome lancéolées, élevées, plus ou moins percées ou divisées dans leur tiers supérieur. Coiffe convexe, acuminée,

Page 1