‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 458 sur 634 · Grimmia montana Br. Sch. Bryol. eur. t · texte numérisé non relu

Grimmia montana Br. Sch. Bryol. eur. t

S tir p . n° 1107.

Tige courte (5 — lOmill.), dichotome; coussinets arrondis, grisonnants à la surface sur un fond noirâtre. Feuilles assez raides, d’abord dressées, puis étalées, enfin ascendantes par la pointe, oblongues, ensuite rétrécies, lancèolées-linèaires , incurvées aux bords , terminées par un long poil blanc , flexueux, finement denticulé , brièvement décurrent; long. 1 1/2 millim. (sans le poil), larg. 1/3 millim ; cellules opaques , vertes; quelquesunes seulement , vers les bords à la base, sont hyalines, rectangulaires, 4 — 6 fois aussi 1. q. 1.; les médianes linéaires, obtuses, à parois épaisses; les supérieures petites, arrondies, à parois très épaisses. Les feuilles inférieures sont plus courtes et dépourvues de poil. Fol. intimes de l’involucre oblongues, élargies, imbriquées; 5 — 10 archégones ; quelques paraphyses courtes. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle court, pâle , un peu tordu vers la droite au sommet, Capsule dressée , lisse , brune; brièvement oblongue ou subglobuleuse, arrondie à la base ; long. 1 — 1 1/4 millim., diam. 3/4 — 1 millim. Elle ne dépasse pas le sommet piliforme des feuilles florales. Opercule convexe-acuminé , un peu oblique. Anneau persistant , mal défini. Dents du péristome très étalées à l’état sec , lancéolées, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en 2 — 3 branches irrégulières , plus ou moins cohérentes. Fleurs mâles sur une plante distincte, oblongues; 3 — 4 fol. largement ovales- oblongues , aiguës, non pilifères , nerviées ; 10 — 15 anthéridies oblongues , assez grandes ; paraphyses filiformes, très courtes. — Printemps.

RR. Sur des blocs porphyriques à Mühenheim, près de Guebwiller (Schimper) ; sur Les porphyres du Mont-Tonnerre. — Ardennes, à Revin (Bescherelle) ; Angers (Gue'pin) ; Falaise et Vire (Lenormand, Pelvet), Condé-sur-Noireau (Husnot), Dauphiné, à Chanrousse (Ravaud), dans le Var, au Luc (Hanry) ; montagnes du Centre, AC. (Lamy).

57e GENRE : GRIMMIA.

Grimmia alpestris Schlcich.; Bryol. eur. t. 251.

Espèce très voisine du G. Donniana , dont elle diffère essentiellement par ses fleurs dioïques, sa coiffe fendue d'un seul côté et oblique, les dents du péristome moins régulières, les feuilles formées, à la base , de cellules plus courtes, subrectangulaires. La taille est aussi plus développée. — Premier printemps.

Rochers siliceux élevés des hantes montagnes ; Alpes du Dauphiné, près du lac Crouzet (Ravaud), Lautaret (A. Mougeot) ; Pyrénées, Port de Vénasque (Jeanbernat).

Grimmia sulcata Saut. Reqenbs. Bot. Zeit. 1841 : Bryol. eur. t. 252.

Espèce voisine également des précédentes, mais très distincte par ses feuilles ovales-lancéolées , plus courtes, largement plissèes (pli médian, le long de la nervure, en dessus, très remarquable, vu en coupe transversale), la plupart obtuses, mutiques ; les supérieures seules terminées par un poil hyalin , court. Les coussinets sont d’un vert brunâtre, souvent encombrés de terre. Capsule oblongue, brune, plus longuement eæserte, complètement dégagée des fol. de l’involucre. Dents du péristome entières. — Juillet-août.

Rochers siliceux des montagnes élevées ; Alpes du Dauphiné : Villardd’Arène (Ravaud), Pyrénées, Port de Vénasque (R. Spruce), Auvergne, au Mont-Dore (Lamy).

Grimmia atrata Mielichh. et Hornsch. Regensb. Bot. Zeit. 1819; Bryol. eur. t. 261.

Tige dressée, allongée; touffes profondes, noirâtres, d’un vert obscur à la surface; feuilles uniformes, étalées-ascendantes, lancéolées-linéaires , subaiguës , canaliculées , dépourvues de poil. Capsule longuement eæserte, ovale-oblongue, lisse. Opercule conique, obtusément acuminé. Anneau élevé. Dents du péristome divisées au sommet, très étalées à l’état sec. Coiffe oblique et lobulée à la base.

Rochers siliceux, dans la région alpine ; Pyrénées, près du lac Lehou (R. Spruce), du Lac-Bleu (Schimper), Port de Vénasque (Jeanbernat).

4*20. GRIMMIA OVATA.

Grimmia unicolor Grev. Scott. Fl. ; Bryol. eur. t. 260.

Tige allongée, longuement' décombante et dénudée à la base, dichotome; touffes étendues, d’un vert obscur. Feuilles trèsétalées, ovales-oblongues, concaves, à la base, ensuite rétrécies , lancéolées -linéaires , canaliculées , mutiques. Capsule longuement exserte , ovale-oblongue , lisse. Opercule convexeconique, surmonté d’un assez long bec. Un anneau très élevé. Dents du péristome très irrégulièrement divisées, lacérées.

Rochers siliceux humides, au Mont-Blanc, près de Contamines (J. Muller), et ailleurs, dans les Alpes de la Suisse.

Grimmia elongata Kaulf. in Sturm ; Bryol. eur. t. 259. — Cette espèce indiquée à la Grave, dans les Hautes-Alpes, se distingue de la précédente par sa tige moins décombante, par les feuilles supérieures munies d’une petite pointe hyaline. La capsule est plus petite, l’opercule beaucoup plus court, convexe, obtus ; l’anneau moins développé ; les dents du péristome très étalées à l’état sec. — Alpes du Tyrol (Hornschuh).

b. Fleurs monoïques. Coiffe uniformément lobulée, rarement oblique. (E. 420-421.)

420. Grimmia ovata W. et M. It. suec. p. 132; Bryol. eur. t. 254 ; Stirp. n° 311.

Tige dressée au milieu des coussinets, décombante sur leur contour, dichotome, peu divisée, à peine dénudée à la base; long. 15 — 20 millim.; coussinets arrondis, bombés, grisonnants légèrement à la surface , sur un fond d’un vert olivâtre ou noirâtre. Feuilles inférieures petites, oblongues, étalées, brièvement acuminées, sans poil; les supérieures beaucoup plus grandes, étroitement oblongues, décurrentes, concaves à la base, ensuite carénées, longuement rétrécies, acuminées, terminées par un long poil hyalin, flexueux, denticulè au sommet, planes à un bord, révolutées à l'autre , dressées à l’état sec, très étalées, ascendantes à l’état humide ; cellules basilaires marginales, sur une bande très étroite, hyalines, rectangulaires, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les médianes linéaires, à parois épaisses , jaunâtres ; plus haut, elles deviennent carrées, et enfin arrondies, obscures, à peine papilleuses. Fol. intimes de l’involucre engainantes (au moins l’intime), puis rétrécies, terminées par un long poil qui atteint le milieu ou la base de la capsule ; 4 — 5 archégones. Vaginule oblongue, brune, allongée. Pédicelle jaune-verdâtre, dressé, légèrement flexueux; long. 3 millim. Capsule dressée, pvale-oblongue, lisse; long. 1 1/2 millim., diam. 3/4 millim,

57e GENRE : GRIMMIA.

Opercule petit , convexe-conique , surmonté d’un bec droit ou oblique, plus ou moins allongé. Un anneau élevé, tombant par fragments. Péristome petit , conique - déprimé , brun ; dents divisées ou percées de trous le long de la ligne médiane jusqu’au tiers. Spores petites. Fleurs mâles le long d’un rameau spècial, oblongues ; 2 — 3 fol. oblongues , aiguës, légèrement étalées par la pointe , nerviées; 10 — 15 anthéridies oblongues, allongées; pas de paraphyses. — Février-mars.

« Granité, terrain de transition, grès; région montagneuse des Vosges. » (Mougeot) ; C. particulièrement sur les rochers granitiques découverts des montagnes moyennes ; par exemple, autour de Gérardmer , le Tholy, Remiremont , Vagney, Saulxures, Vesserling, Munster, Ortenberg, Clefcy, Chatas ; nous ne l’avons pas trouvé sur le grès vosgien ; MM. Schultz et Winter ne l’indiquent que sur les porphyres rlu Mont- Tonnerre et de la vallée inférieure de la Sarre ; granités roulés de Provence , dans le Jura (Lesquereux). — Répandu sur les rochers siliceux de presque toute la France.

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