‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 464 sur 634 · Grimmia torquata Grev. Scott. Fl. 199; Busnot · texte numérisé non relu

Grimmia torquata Grev. Scott. Fl. 199; Busnot

Musc. Gall. n° 218; Schimp. Syn. p. 210; Stirp. n° 1308.

Tige dressée , molle , flexueuse, dichotome, à peine dénudée à la base; long. 10 — 30 millim. ; coussinets denses , très bombés, d’un vert jaunâtre clair à la surface, bruns ou même noirâtres à l’intérieur. Feuilles crépues et nettement contournées en séries hélicoïdales à l’état sec, dressèes-ètalées, un peu incurvées à l’état humide , étroitement oblongues, ou longuement lancéolées linéaires, carénées, aiguës, brièvement hyalines au sommet, entières, planes aux bords, ou en partie révolutées vers le milieu; la nervure s’avance jusqu’au sommet; long. 1 1/2 — 2 millim., larg. 1/3 millim.; cellules à parois très épaisses; les inférieures linéaires, sinueuses, 6 — 10 fois aussi 1. q. 1.; les marginales hyalines; les supérieures arrondies, à peine papilleuses; parfois celles des bords vers le sommet sont transversalement dilatées. Fleurs femelles : 2 — 3 fol. intimes à demi ou aux trois quarts engainantes , dressées , acuminées, d’un tissu plus délicat, à cellules basilaires hyalines, linéaireshexagones ; 3 — 4 archégones allongés ; paraphyses courtes , rares. — A la face supérieure des feuilles , sur la nervure, on rencontre souvent des corpuscules oblongs ou arrondis, formés de cellules diversement groupées et qui, après leur isolement, servent sans doute à la reproduction de la plante. — Espèce plus voisine du G. funalis que de toute autre.

RR. Sur les parois verticales légèrement fraîches et ombragées des rochers granitiques du Hohneck (Mougeot) ; abondant aux Krabbenfelsen, plus rare au Rotabac (R.). On n’avait pas encore signalé jusqu’ici les fleurs femelles de cette espèce.

58e Genre : Campylostelium Br. Sch.

Coiffe conique, lobulée à la base. Pédicelle long, géniculé. Capsule subcylindrique, lisse. Opercule longirostre , droit. Péristome : 16 dents naissant d’une membrane distincte, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux branches subulées. Tiges très courtes (1 — 3 millim.), ne formant pas de coussinets. Feuilles linéaires, crépues à l’état sec. Plantes croissant sur les rochers siliceux, ombragés.

427. Campylostelium saxicola Bryol. eur. t. 116; Dicranum saxicola W. et M. Bot. Tasch., p. 167; Grimmia geniculata Schwœgr. Suppl.

Tige très courte (1 mill.), divisée en 2— 3 branches. Plante

58e GENRE : CAMPYLOSTELIUM.

vivant isolée ou formant de petits groupes d'un vert foncé. Feuilles vertes , crépues à l’état sec, étalées-ascendantes , flexueuses à l’état humide, oblongues, concaves à la base, puis linêaires-subulèes, carénées, nerviées jusqu’au sommet ; cellules de la partie oblongue hyalines , à parois minces, rectangulaires, 3 — 4 fois aussi 1. q. 1. , ou subrhomboïdales ou hexagones ; les moyennes carrées; les supérieures arrondies, opaques, lisses. Fol . de l’involucre allongées, étroitement oblongues -lancéolées à la base, puis longuement linèairessubulées ; 3 — 5 archégones , paraphyses grêles. Vaginule oblongue. Pédicelle pâle , tordu à la base vers la gauche, et, au sommet, vers la droite, dressé, flexueux à l’état sec, recourbé à l'état humide ; long. 3 — 4 millim. Capsule oblongue-subcylindrique, lisse, sans col distinct, brune. Opercule petit, bordé de rouge à la base, longuement acuminé (acumen pâle, droit). Coiffe conique, longuement acuminée, divisée, à la base, en 3 — 5 lobes inégaux. Anneau formé de plusieurs séries de petites cellules, assez persistant. Péristome : 16 dents légèrement incurvées à l’état sec, dressées, formant un cône à l’état humide, linéaires- subulées , entières ou plus ou moins bifides au sommet, finement papilleuses, pourpres. Spores lisses, jaunâtres. Fleurs mâles sur un rameau spécial; fol. ovales, aiguës, nerviées; 2 — 3 anthéridies ; quelques paraphyses. — Septembre-octobre.

Sur les parois verticales des rochers siliceux un peu altérés, aux lieux légèrement frais et ombragés, en société de l’espèce suivante; sur des rochers euritiques, au Ballon de Servance (B.); sur le grès vosgien, à Saint- Dié (B.), Moussey, au-dessous de Preyé (Lemaire), Bobenthal (Gümbel) ; sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch), près de Sarrebrück (Winter) ; suite grès houiller à Waldmohr (F. Schultz). — Près de Rhodez (Moquin- Tandon), de Bognères, dans les Pyrénées (Spruce), Bizanet, forêt de Fanges dans l’Aude (Roumeguère).

59e Genre : Brachyodus Hornsch.

Coiffe conique , lobulée à la base , parfois plus ouverte d’un côté. Pédicelle dressé ou légèrement arqué, pâle. Capsule dressée, ovale ou oblongue , à la fin striée. Opercule longirostre. Péristome : 16 dents pâles, courtes, tronquées. Plantes très petites; long. il — 3 millim. Feuilles linéaires, crépues à l’état sec. Se trouve sur les rochers siliceux , frais , désagrégés.

428. Brachyodus trichodes N. et Hornsch. Bryol. g crm. Zw. Th., Zw. Abth. p. 3, t. XXV ; Bryol. eur. t. 115;

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