PHASCUM RECTUM
rieures ovales; les moyennes oblongues; les supérieures oblongues-obovèes, presque toutes concaves, carénées, étroitement révolutées aux bords jusqu'au tiers supérieur et au delà, mucronèes par l’excurrence de la nervure; long. 1 — 1 1 /2 millim., larg. 1/2 mill.; à l'état humide, elles sont étalées, plus ou moins arquées ; sous l’action de la sécheresse, elles se redressent et se contournent légèrement ; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, 2—8 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures courtes, hexagones ou presque carrées , molles , légèrement papilleuses. Fleurs synoïques; anthéridies petites, brièvement oblongues (1 — 3); 1 —4 archégones ; paraphyses grêles, rares. Vaginule brune, oblongue, étroite. Pédicelle pâle , droit ; long. 3/4 mill. Capsule exserte ou émergeant, petite, subglobuleuse , arrondie à la base, surmontée d’un apicule droit, obtus, très court ; diam. 1/2 millim. Coiffe petite, conique, aiguë, descendant jusqu’au-dessous du milieu de la capsule, ouverte latéralement jusqu’au milieu. Parfois 2 — 3 capsules sortent d’un même involucre. — Printemps.
RR. S ur la terre des collines calcaires ; Dorlisheim, près de Mutzig (Kneiff). — Plus commun dans le midi et l’ouest de la France ; Var : Hyères, Massif des Oiseaux (De Mercey), Aude : Capendu, Montagne d’Alaric, bords du Rougeat (Roumeguère), près d’Angers (Guépin), Manche, C. (Le Jolis), Calvados : Falaise (Lenormand).
445. Phascum curvicollum Hedw. Musc, frond. Bryol. eur. t. 6 ; Stirp. n° 606.
Tige très courte { 1 millim.); plantes vivant isolées ou formant de petits groupes peu denses, d’abord verts, à la fin bruns. Feuilles inférieures oblongues-lancéolées, aiguës ou acuminées, très étalées; les supérieures lancéolées, finement acuminées par Yexcurrence de la nervure, révolutées aux bords, à partir du tiers inférieur, légèrement denticulées à la base de l’acumen, dressées, légèrement étalées; long. 1 1/2 — 1 3/4 millim., larg. 1/3 millim.; cellules basilaires en partie hyalines, subrectangulaires, 2 — 3 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures carrées, à parois épaisses, fortement papilleuses. Fleurs synoïques ; anthéridies oblongues (parfois à l’aisselle des feuilles supérieures en dehors de l’involucre) ; 3 — 4 archégones persistant à la base de la vaginule ; celle-ci étroite, cylindrique , verdâtre. Pédicelle pâle, géniculé. Capsule horizontale ou pendante , sortant de l’involucre latéralement, brièvement oblongue ou subglobuleuse, brune, terminée par un petit bec obtus, oblique ; long. 1/2 mill. Coiffe grande, descendant presque jusqu’à la base de la capsule, fendue latéralement jusque près du sommet. — Hiver et premier printemps.
65* GENRE : PHASCUM.
R. Sur la terre nue, clans les chemins creux, près de Deux-Ponts (Bruch), de Landau et de Neustadt (Gümbel); Mulhouse (Mühlenbeck) ; champs incultes, collines calcaires, à Vouens, dans le Jura, remparts de Bâle (Lesquereu?.). — Haute-Savoie (Puget), environs de Lyon (Débat), Aude (Rouineguère), Tarn (M.-9. J.), Haute- Garonne (Jeanbernat), environs de Paris (Bescherelle), Oise (Graves, Questier), C. dans la Hte-Vienne (Lamy).
b. Feuilles ovales, larges et courtes, concaves, plus rarement oblongues-laneéolées ; capsule immergée. (E. 446 — 449.)
*. Feuilles étroites , oblongues-lancéolées ; plante relativement développée, (E. 446.)