Physcomitrella patens Schimp. Coroll. p. 3; Bryol
eur. t. 3; Phascum patens Hedw. Musc, frond. I , p. 28 ;
Stirp. n° 704; Ephemerum patens C. Müll.
Tige dressée, presque nue à la base; plante vivant isolée ou formant de petits groupes. 10 — 12 feuilles rapprochées, lâchement dressées, un peu étalées au sommet, carénées, oblongues-lancéolées , subspatulées , médiocrement acuminées , garnies, sur le contour, de dents obtuses , espacées, plus grandes vers le sommet; la nervure mince et étroite s’arrête loin du sommet; long. 2 1/2 millim., larg. 1/2 — 3/4 millim.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, 8 — 10 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures hexagones; 3 — 6 fois aussi 1. q. 1. , renfermant peu de chlorophylle. 2 — 3 archégones allongés; pas de paraphyses. Vaginule très courte . brune. Pédicelle très court ou s’allongeant un peu. Capsule immergée ou émergeant , dressée, subglobuleuse , terminée par un petit apicule rougeâtre , formée d’une membrane molle, qui se rompt aisément ; diam. 1/2 mill. Coiffe conique-acuminée , brièvement dilatée, irrégulièrement lacérée à la base ; elle ne couvre qu’une petite portion de la capsule. Spores grandes, un peu anguleuses, très papilleuses. Fleurs mâles axillaires ; 2 — 3 anthéridies obovées , courtes, sans paraphyses , à Vaisselle d’une foliole ovale , au-dessous des fleurs femelles. — Septembre-octobre.
Lieux vaseux , bords des fossés , sur la terre humide , calcaire ou argileuse. « Partout » (Mougeot), environs de Fénétrange sur le muschelkalk , d’Attignéville sur le calcaire jurassique (R.) , Nancy (Godron), Deux-Ponts (Bruch) , Sarrebrück (Wïnter) , Neufchâtel (Lesquereux). Cette plante est très molle , très délicate dans toutes ses parties.
67e GENRE : EPHEMERUM.
67e Genre : Ephemerum Hampe.
Fleurs plus ou moins complètement dioïques. Capsule subglobuleuse, immergée dans l’involucre , subsessile , dépourvue de sporange et de columelle. Coiffe petite , entière, laciniée à la base ou fendue latéralement. Spores grandes, peu nombreuses, papilleuses. Tige très courte , annuelle. Prothalle persistant et formant un feutre confervoïde , sur lequel se développent les plantes fertiles sous la forme de bourgeons épars.
f. Feuilles nerviées. (E. 451 — 453.)
451. Ephemerum recurvifolium ; Phascum recurvifolium Dicks. Fasc. IV ; Phascum crassinervium Grec. Scott. Fl. ; Ephemerum pachycarpum Hampe; Bryol. eur. t. 2; Ephemerella recurvifolia Schimp. Syn. p. 7.
Tige extrêmement courte, garnie, à la base, de radicules pâles ; prothalle formé de filaments d’un vert pâle , courts , peu ramifiés, s oblitérant vers l’époque de la maturité des capsules. Feuilles d’un vert foncé, crépues à l’état sec, ètalèes-divergentes , fiexueuses à l’état humide , souvent demi - tordues , nombreuses (10 — 45) ; les inférieures oblongues, brièvement acuminées , ordinairement énerves ; les autres étroitement oblongues à la base, puis lancéolées-linéaires , sinuolées ou finement denticulées sur le contour des deux tiers supérieurs , parfois comme incisées vers le sommet, planes aux bords, finement acuminées par V excurrence de la nervure; long. 1 1/2 — 2 millim., larg. 1/4 millim. à peine; cellules inférieures rectangulaires , 2 — 4 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures rhombées , courtes, vertes. Fleurs femelles : 1 — 3 archégones; paraphyses filiformes déjà à l’aisselle des feuilles supérieures. Vaginule brièvement oblongue, brune. Pédicelle très court. Capsule dressée, brièvement ovale, arrondie à la base, terminée par un bec variable , oblique, obtus; diam. 1/2 millim. ; bien que subsessile , la capsule est facilement visible à cause de la divergence des fol. de l’involucre. Coiffe conique, apiculée, descendant jusqu’au milieu de la capsule, ouverte d’un seul côté , parfois plurilobée. Fleurs mâles gemmiformes, dans le voisinage des fleurs femelles, naissant du même prothalle; 3—6 fol. largement ovales , brusquement acuminées , les externes nerviées , les intimes énerves; 3— 4 anthéridies petites, courtes; quelques paraphyses. — Pendant l’hiver.