Ephemerum stenophyllum Schimp. Sijn. p. 5; Phas
cum stenophyllum Nees et Hornsch. Bryol. germ. 1. Th.
p. 59, t. IV , Ephemerum sessile Br. Sch. t. 2.
Prothalle d'un vert foncé, très ramifié ; plantes fertiles, isolées ou formant de petits groupes (2 — 4), fixées au sol par des radicules brunes. Feuilles peu nombreuses (5 — 8), étalées-arquées ou légèrement contournées, flexueuses, étroitement lancéolées linéaires , finement acuminèes , légèrement carénées, garnies, sur le contour du tiers supérieur, de petites dents émoussées , peu nombreuses ; la nervure élargie occupe plus du tiers du limbe et le dépasse au sommet. Les feuilles inférieures sont plus courtes, moins longuement acuminèes, plus dressées que les supérieures. Cellules de la base rectangulaires, 2 — 8 fois aussi 1. q. 1., à parois molles, mais épaisses; les supérieures rhombées, plus courtes, renfermant peu de chlorophylle. 1 — 2 fol. involucrales intimes plus courtes que les externes; 1 — 3 archégones; pas de paraphyses. Vaginule oblongue, brune. Pédicelle dressé extrêmement court. Capsule globuleuse , terminée par un petit apicule. Coiffe plus ou moins ouverte latéralement et légèrement déjetée oblique, apiculée, brune au sommet, descendant seulement au tiers de la capsule. Fleurs mâles gemmiformes sur le prothalle, à la base de la plante femelle. • — Septembre-novembre.
Sur le muschelkalk , dans la forêt de Wolfsrach , près du chemin de Deux-Ponts à l’auberge de Gündbach , et prairies de Deux-Ponts (Bruch); prairies , sur les bords de l’Isch , non loin du moulin de Postroff, près de Fénétrange , sur le muschelkalk (B.).
453 Ephemerum cohærens Hampe ; Bryol. eur. t. 1;
Stirp. n° 1403 ; Phascum cohærens Hedvo. Spec. Musc.
Plantules fertiles très petites , assez rapprochées ; prothalle persistant, ramifié, très fourni, étalé-dressé , tenace , d'un beau vert , pâlissant ou brunissant à la fin. Feuilles inférieures petites; les 6 — 8 supérieures plus grandes, lancéolées , assez longuement acuminèes, légèrement denticulées sur le contour de la moitié supérieure , munies d 'une nervure mince qui se prolonge jusqu’au sommet ; ces feuilles dressées ^ carénées ou
67e GENRE : EPHEMERUM.
concaves à la base , s’étalent ou se recourbent légèrement par la pointe; long. 1 1/2 millim., larg. 1 /2 millim.; cellules grandes , molles, peu régulières; les inférieures hexagones-subrectangulaires, 3 — 5 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures un peu plus courtes, généralement hexagones-aiguës. 1—2 archégones. Vaginule brièvement oblongue. Pédicelle comme nul. Capsule globuleuse , rougeâtre, surmontée d’un apicule court et obtus; diam. 1/2 millim. Coiffe descendant jusqu’au tiers de la capsule, terminée par un bec oblique , d’un tissu lâche , irrégulièrement lacinièe et comme frangée à la base , ou fendue latéralement. Fleurs mâles sur des plantules gemmiformes très petites, au milieu du prothalle ; anthéridies petites , peu nombreuses. — Printemps.
RR. Sur la terre des taupinières, dans l’île du Rhin, près de Strasbourg (Schimper).
ff. Feuilles énerves. (E. 453 bis.)
453 bis. Ephemerum serratum Hampe; Bryol. eur. t. 1;
Phascum serratum Schreb. ; Stirp. n° 803.
Prothalle fourni, d'un beau vert soyeux; ramifications allongées, déprimées; plantules fertiles très petites, nombreuses, se détachant , à la maturité , sur le fond vert du prothalle , comme autant de petits points d'un rouge vif dû à la couleur de la capsule. Feuilles peu nombreuses (7 — 8), dressées, concaves ; les inférieures ovales-acuminées ; les supérieures beaucoup plus grandes, ovales-lancéolées , allongées, longuement acuminées , tout à fait énerves , denticulées dès au-dessous du milieu (dents nombreuses, grandes, étalées, aiguës, inégales); cellules grandes, molles, renfermant peu de chlorophylle , hexagones-subrhomboïdales, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. 1 — 3 archégones. Vaginule courte. Pédicelle presque nul. Capsule subglobuleuse, terminée par un apicule droit, obtus ou subaigu, à la fin d'un rouge vif. Coiffe descendant jusqu’au milieu de la capsule, ren flèe-campanulêe à la base , brusquement acuminée , rougeâtre au sommet, fendue latéralement sans être oblique. Fleurs mâles sur des plantes gemmiformes, très petites, à la base des plantes femelles; fol. ovales-acuminées ; 2— 3 anthéridies très petites. — Pendant l’hiver et au printemps.
Sur la terre nue, argileuse, un peu humide, dans les champs et les prairies, presque partout dans la région des plaines et des collines inférieures.