‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 494 sur 634 · SPHAGNUM CYMBIFOLIUM · texte numérisé non relu

SPHAGNUM CYMBIFOLIUM

tige formée de B — 4 couches de cellules très grandes , rectangulaires, munies de 1 — Spores et de fibres spirales entrecroisées ; zone médiane formée de 5 — 6 couches de cellules linéaires, à parois épaisses, brunes ou orangées. Feuilles caulinaires largement lingulées, obtuses, infléchies aux bords, exactement renversées ; long. 1 1/5 millim. ; cellules hyalines allongées, aiguës, 8 — 10 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures brièvement rhombées, à contours très flexueux; oreillettes très petites, formées seulement de quelques cellules. Feuilles moyennes des rameaux imbriquées , très légèrement étalées par la pointe, largement ovales, obtuses, très concaves, incurvées aux bords vers le sommet, étroitement marginées; long. 5 — 5 1/5 millim., larg. 1 l/5mill.: cellules linéaires très étroites; cellules hyalines très grandes, saillantes, subhexagones ou rhombées ; pores larges, 5 — 3 sur chaque cellule. Fol. involucrales externes ovales; les intimes très grandes, plissèes , plus ou moins complètement engainantes, largement elliptiques; long. 4 — 5 millim. Capsule à la fin exserte, brièvement elliptique, subglobuleuse ; long. 5 1/5 — 3 millim.; à l’état sec, après la sporose, elle apparaît tronquée, mais très peu évasée. Spores brunes. Rameaux florifères de la plante mâle bruns ou rougeâtres. — Eté.

C. dans les marécages, dans les lieux humides des forêts de toute la chaîne des Vosges, sur le granité et les grès, ainsi que dans les plaines sur les terrains d’alluvion siliceuse; dans la forêt de Serre et les tourbières du Haut-Jura. La var. congestum Schimp. (S. compactum Brid. ex parte) forme, dans les tourbières, aux lieux secs, et parmi les bruyères légèrement humides, des touffes raides, très denses, moins étendues, plus ou moins jaunâtres ; les rameaux sont courts, obtus, très rapprochés, enlacés ; les feuilles paraissent subaiguës à cause de l’inflexion des bords.

Page 1