‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 502 sur 634 · SPHAGNUM CUSPIDATUM · texte numérisé non relu

SPHAGNUM CUSPIDATUM

linêaires-acuminées à cause de l’inflexion des bords , denticulées au sommet (4 dents); long. 3 millim., larg 1 fl millim. ; 3 — 5 séries de cellules marginales; cellules hyalines allongées , flexueuses , garnies de fibres spirales très nombreuses , les supérieures 8—10 fois aussi 1. q. 1. , percées de pores rares , souvent très petits ; canaux à chlorophylle restant bien distincts , très verts. Rameau fertile allongé; 15 — 20 fol. ; les supérieures très grandes , engainantes à la base, obtuses, souvent bifides au sommet, entourées d’une marge très élargie ; cellules hyalines extrêmement allongées; les supérieures seulement garnies de quelques fibres et percées de pores peu nombreux. Capsule exserte , dilatée à l’orifice, in fundibuli forme après la sporose, à l’état sec. Chatons mâles orangés ou brunâtres. — Eté.

b. Mougeolii N. Boul. (S. Mougeotii Schimp. Stirp. vog.rlien. n° 1306; S. cuspidatum, forma typica Schimp. Syn. p. 676. — Forme bien distincte. Touffes plus ou moins dressées ou ascendantes ; zone corticale de la tige à peine distincte de la zone médiane; feuilles caulinaires brièvement orales- triangulaires , formées de cellules plus courtes, toutes dépourvues de pores et de fibres. Rameaux groupés 5 — 6 ; les rameaux pendants très atténués, souvent très allongés, 20 — 25 millim. Feuilles raméales moyennes oblongues-lancéolèes , acuminées , infléchies aux bords , denticulées au sommet, étalées- fl exueuse s à l’état sec; long. 3 millim., larg. 1 millim.; 1 — 2 séries de cellules marginales; cellules hyalines très allongées, 15 — 20 foiâ aussi 1. q. 1. , dépourvues de pores ou pores peu communs. Les fol. du rameau fertile ont des cellules hyalines tout à fait dépourvues de pores et de fibres.

La forme type dans les fosses inonde's des tourbières, surtout des Hautes- Vosges et du Haut-Jura ; la var. b. disséminée dans les lieux très humides, les mare'cages des bois, dans toute la chaîne des Vosges ; Bruyères, Sainte üié, Deyvillers, Retournemer, etc. Autour de ces formes, se meuvent de nombreuses variations en plus ou en moins; elles portent principalement sur la longueur des tiges, des rameaux et des feuilles qui sont plus ou moins longuement acuminées ; les rameaux sont aussi parfois très effilés.

Sphagnum molle Sulliv ; S. Muelleri Schimp. Monogr. et Syn. p. 686 ; S. molluscoides C. Midi. Syn. I , p. 99. — bspèce ayant quelque ressemblance avec le S. rigidum , mais beaucoup plus molle et monoïque ; zone corticale formée de 3 couches de grandes cellules molles ; cellules de la zone médiane pâles , jaunâtres ; feuilles caulinaires très rapprochées et grandes , lingulées-obovées , légèrement denticulées au sommet; cellules hyalines supérieures garnies de fibres et percées de quelques pores . Feuilles raméales ovales-lancéolées , fortement involutées aux bords, denticulées au sommet , très étroitement marginées t formées de cellules hyalines très enflées et très molles , enveloppant les canaux à chlorophylle , garnies de fibres, percées de quelques pores assez grands. — Dans les bruyères humides de nombreuses localités en Silésie, en Westphalie ; C. en Hollande.

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