ÉTUDE DES HÉPATIQUES
que l’on observe à un grossissement ordinaire. Si les feuilles sont très rapprochées et se recouvrent en dessous , on les élimine sur un certain espace afin de mettre ainsi la tige complètement à nu. Il est bon de savoir à l’avance que, dans le cas d'espèces pourvues d’amphigastres , certaines portions de tiges en sont privées à divers degrés, que, sur d’autres, ces organes sont fugaces ou se détruisent aisément par des causes mécaniques, ou encore sont rudimentaires, très petits. Les Chiloscyphus, les Jungennannia Taylori , Schraderi , ventricosa, etc., peuvent servir à confirmer ces indications. Il faut éviter de prendre pour des amphigastres des faisceaux de jeunes radicules ; ces dernières ne sont jamais articulées , tandis que les amphigastres sont toujours formés de plusieurs cellules placées bout à bout. Les radicules masquent fréquemment les amphigastres par leur abondance , c’est pourquoi il faut explorer de préférence les sommités des tiges libres encore. Du reste, si la plante est fertile, elle est sûrement dépourvue d’amphigastres, s’il ne s’en trouve pas au-dessous du périanthe à côté des folioles de l’involucre.
On ne reconnaît bien la forme du périanthe , le nombre et la profondeur de ses plis, que par des sections transversales, annulaires de cet organe ; il faut ouvrir en long sa portion supérieure et l’étaler sous une lame de verre mince, afin d’étudier le contour de l’orifice. Des sections transversales minces des tiges sont également nécessaires dans l’étude des Hépatiques aphylles.
Les Hépatiques ne sont d’aucune utilité dans l’économie domestique. Le Marchantia polymorpha , autrefois préconisé contre les maladies du foie, semble avoir beaucoup perdu de son crédit; il n’en est guère resté que le nom d 'Hépatiques, étendu de cette espèce à la sous-classe tout entière.
Le rôle de ces végétaux dans la nature est également très obscur. Us se comportent, sous ce rapport, à peu près comme