ALICÜLARIA SCALARIS
hyalines abondantes à la base, ou ascendante, émettante — 3 innovations; long. 5 — 15 millim. ; gazons lâches ou denses et étendus, raides, d’un vert frais à la surface, ou passant au brun, décolorés à l’intérieur. Feuilles orbiculaires , non décnrrentes , presque entières , arrondies au sommet, ou brièvement émarginées ; diam. 1—1 1/4 mill. ; cellules arrondies ou légèrement anguleuses, uniformes, délicates , renfermant de nombreux grains de chlorophylle. Amphigastres en général assez nombreux, triangulaires-acuminés ou lancéolés, entiers ou incisés, petits ou plus développés, libres ou adhérents par la base au bord de la feuille voisine. Fol. de l’involucre grandes, étalées par le sommet, orbiculaires , bilobées; sinus court, aigu; lobes arrondis ou légèrement anguleux; les 2 fol. intimes libres seulement parleur tiers supérieur, ondulées, entières, émarginées ou bilobées; les amphigastres des folioles de l’involucre sont ordinairement très grands , ovales-lancéolés. Périanthe plus court, adhérent à ces folioles, à l'exception des 4 — 5 lobes oblongs qu’il porte au sommet. Pédicelle hyalin ; long. 5 — 10 mill. Capsule noire, subglobuleuse; longueur 3/4 — 1 millimètre. Spores petites , brunes. Fleurs mâles formant un épi oblong, serré; fol. concaves, obtuses, arrondies; 1 — 2 anthéridies ovales, petites, à l’aisselle de chaque foliole. Dans les Hautes-Vosges, où cette espèce est extrêmement commune, sur la terre dans les escarpements et sur les talus aux bords des chemins, elle forme des tapis denses, d’un beau vert, passant au brun et au pourpre; les tiges sont ascendantes, comprimées latéralement par suite de la disposition des feuilles; celles-ci sont étroitement imbriquées, légèrement comprimées , verticales. Dans les lieux humides, la tige reste souvent couchée; les feuilles deviennent espacées ; elles s’étalent jusqu’à devenir presque horizontales. L’émargination du sommet subit aussi des dégradations insensibles. La taille et la couleur ne sont pas moins variables. • — Printemps.
C. dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et les grès; se retrouve egalement dans les Faucilles. — Répandu dans toute la France sur les terrains siliceux, particulièrement dans les montagnes.
Alicularia compressa N. ab E. Syn. p. 12; Jungermannia compressa Hook. Brit . Jungerm. t. 58.
Plante plus robuste ; tige peu divisée, allongée (1. 4 — 6 centim ), dépourvue de radicules. Feuilles imbriquées, verticales, uniformes , à contour circulaire, transversalement dilatées, entières, un peu décurr entes ; les feuilles des deux séries, de part et d’autre de la tige , sont rapprochées de manière à se
4e GENRE : PLAGI0CH1LA.
trouver plus ou moins contiguës par leurs faces internes et à rendre ainsi les tiges comprimées dans un plan vertical. Amphigastres linéaires ou ovales. Foi. involucrales légèrement émarginées. Périanthe denticulé au sommet , plus court. Capsule brièvement elliptique.
Sur les pierres dans les ruisseaux et les lieux humides; dans les Ardennes à Revin (Bescherelle), Montmédy (Libert); indiqué en Savoie, à Valoreine (?); ne serait-ce pas plutôt Valorsine? A rechercher dans notre circonscription.
2e Tribu : Jiiiigermaniiiées N. ab E.
Fructification terminant la tige ou un rameau distinct. Périanthe libre, ordinairement exserte. Feuilles entières, dentées, lobées ou laciniées. Amphigastres présents ou nuis. Plantes croissant sur la terre , les rochers dans les lieux frais ou dans les tourbières.
4e Genre : Plagiochila N. et Mont.
Périanthe lisse, comprimé, tronqué obliquement, ou bilabié, nu ou cilié à l'orifice. Archégones nombreux. Tige primaire stoloniforme, peu radiculeuse; branches ou innovations dressées, ascendantes ou procombantes. Feuilles ovales ou obovées, courbées, déjetées en dessous, convexes en dessus, décurrentes par le bord dorsal. Pas d’amphigastres dans les espèces de nos régions.