‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 537 sur 634 · Jungermannia albicans Linn . Spec. pl. ; Stirp. n · texte numérisé non relu

Jungermannia albicans Linn . Spec. pl. ; Stirp. n

Tige primaire sloloniforme , très grêle , souterraine, émettant des branches déprimées, parfois pendantes, se redressant à l’extrémité, peu divisées; long. 10 — 25mill.; touffes déprimées, souvent très étendues , fournies , passant du vert clair au vert jaunâtre et au brun sale. Feuilles rapprochées, uniformes; lobe inférieur oblong , elliptique ou lancéolé , arrondi au sommet ou apiculé , légèrement canaliculé, étalé, oblique, inégalement et finement denticulé vers le sommet (dents aiguës); long. 1 1/2 millim., larg. 1/2 — 3/4 millim. ; lobe supérieur atteignant la moitié ou les 2/3 du lobe inférieur, sur lequel il est replié, appliqué, oblong, apiculé, denticulé; 5 — 15 séries parallèles de cellules linéaires , 4 — 10 fois aussi 1. q. 1., pâles ou brunes, simulent par leur ensemble une nervure qui s’étend de la base jusque vers le sommet des feuilles; les autres cellules petites, carrées, remplies de chlorophylle, à parois épaisses. Les deux fol. supérieures de l’involucre plus grandes; lobes inférieurs

6e GENRE *. JUNGERMANNIA.

arrondis, courbés en dehors, plus fortement dentés, présentant à la base, ainsi que les lobes supérieurs, un lobule plus ou moins développé. Périanthe oblong, comprimé, fortement plissé vers le sommet (10 — 12 plis); orifice un peu rétréci, obtus, lacinié; lanières, à leur tour, denticulées-ciliées ; archégones nombreux, épais. Pédicelle allongé { 1. 10 — 15roillim.). Capsule oblongue, d’un brun noir; long. 1 1/2 millim. Spores finement papilleuses, d’un jaune foncé. Plante monoïque ; fleurs mâles formant d’abord des chatons ou épis courts au sommet des innovations qui se continuent ensuite au delà ; fol. florales concaves et dilatées à la base , rougeâtres ; 2 — 4 anthéridies grandes , oblongues , à l’aisselle de ces folioles. — Mai.

CC. sur les parois de rochers frais et un peu ombragés , sur les pierres isolées et même sur la terre caillouteuse, dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et les grès, dans les Faucilles, sur les grès v.erts de l’Argonne ; n’existe pas sur les calcaires purs. Les variations que subit cette espèce, très nombreuses, mais peu importantes, sont comprises dans la description qui précède.

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