Jungermannia minuta Dicks. II , p. 13 ; N. ab Es. E
Leb. I, p. 254; Stirp. n° 433.
Tige assez courte (10 mill.) ou très allongée (30 — 40 mill.) , dépourvue de radicules, ne se dénudant pas , dressée au milieu des touffes de mousses, procombante à l’état libre, simple, bifurquée ou garnie d’innovations (3 — 5) fasciculées. Plante croissant mélangée à des mousses ou à d’autres hépatiques. Feuilles raides, à peine hygroscopiques , peu denses, presque uniformes, très étalées, obliques, concaves, de forme générale largement ovale, dilatées, subauriculées par le bord postérieur , bilobées jusque près du milieu ; sinus aigu ; lobe postérieur ovale, aigu ou apiculé , concave; lobe antérieur notablement plus petit , subtriangulaire, presque de même forme, lâchement dressé et un peu connivent vers le lobe postérieur ; parfois encore les deux lobes sont obtus; ils sont toujours entiers; long. 1/2 — 3/4 millim. ; cellules alignées, arrondies , médiocres , à parois jaunes très épaisses , en sorte qu’elles paraissent distantes. Fol. de Finvolucre très dilatées transversalement (larg. 1 1/4 mill.), dressées, concaves, lâchement imbriquées, 2 — 3 — 5 — lobées; lobes aigus ou acuminés. Périanthe dépassant Finvolucre de toute sa moitié supérieure, oblong-subcylindrique ou légèrement obové, obtus, fortement plissé (5 — 6 plis prolongés), lobuléfrangé ou longuement cilié à l’orifice ; archégones nombreux. Plante dioïque , rarement fertile. Fleurs mâles ne formant pas d’épis bien nets. Souvent les feuilles supérieures sont fortement corrodées-laciniées par la chute de nombreuses granulations étoilées.
C. dans les Hautes- Vosges , dans les touffes de mousses qui garnissent les anfractuosités des rochers de granité et de grès vosgien , ou recouvrent les