Jungermannia tersa N. ab Es. E. Leb. I, p
Tige dressée ou ascendante, simple ou peu divisée , garnie, à la base seulement , de radicules hyalines abondantes; long. 15 — 35 millim.; touffes assez denses, d'un vert foncé , passant au brun. Feuilles uniformes, insérées plus ou moins obliquement, orbiculaires ou très obscurément ovales , brièvement décurrentes, un peu sinuolées sur le contour, rapprochées delà tige par les bords et présentant parfois une concavité en forme de sac au milieu, puis très étalées ou même renversées, subhorizontales ; diam. 1 1/2 mill. ; cellules arrondies, ou très obscurément hexagones, renfermant beaucoup de chlorophylle , à parois fermes ; les marginales supérieures parfois un peu allongées, rayonnantes ; espaces intercellulaires étroits. Fol. de l’involucre libres entre elles , adhérant brièvement par leur base au périanthe , puis très étalées. Périanthe vert , dépassant l’involucre presque des deux tiers, obové-oblong , fortement plissé dès au-dessous du milieu (5—6 plis profonds , presque ailés), lobulé à l’orifice (4 — 6 lobules aigus); long. 2 1/2 mill., diam. 1 1/2 mill. Capsule subglobuleuse, noirâtre. — Printemps.
« Les tourbières, les rochers humides, Ballon de Servance , Bruyères. » (Mougeot). — Voirons, dans la Haute-Savoie (J. Muller). Il faudra revoir les localités de cette plante dans les Vosges, vu que Nees, d’après M. Gottsche , a réuni au J. tersa plusieurs formes du J. obovata .
o o. Pas d’espaces intercellulaires distincts.
Jungermannia cæspititia Lindenb. Hep. eur . p. 67 ; N. ab E. Syn. p. 92. — Tige extrêmement courte (1 — 3 millim.), simple, dressée ou ascendante, très radicuteuse ; gazons d’un vert pâle. Feuilles orbiculaires ou même dilatées transversalement , imbriquées , concaves , de
6e GENRE : JÜNGERMANNIA.
consistance épaisse , presque charnues. Fol. de l’involucre imbriquées , Périanthe en grande partie exserte , obové , obtus , plissé vers le sommet (5 plis obtus) , lobulé à l’orifice. Capsule ovale subglobuleuse. — Montagnes de la Silésie.
Jungermannia nigrella De Not. Primit. Hep. it. p. 35; N. ab Es. Syn. p. 95; Rab. Hep. eur. n° 146; Billot , exsicc. n° 3295. .
Tige très courte (fl millim.), dichotome , couchée, chargée de radicules abondantes d’abord hyalines, bientôt brunes. Feuilles très rapprochées , imbriquées, concaves, subverticales ou étalées , arquées en dehors par le bord antérieur, arrondies , décurrentes à la base , dilatées transversalement , d’un vert olivâtre, passant au brun foncé ; cellules hexagones , remplies de chlorophylle. Fol. de l’involucre imbriquées, sinuolêes. Périanthe très court, entouré de radicules, rétréci vers le sommet , irrégulièrement divisé à l’orifice ; lobes connivenls- Capsule globuleuse , d’un brun marron; diam. 3/4 millim.
Rochers du calcaire jurassique un peu recouverts de mousses dans toute la vallée de la Gartempe , de Pindray à Montmorillon , dans le département de la Vienne (De Lacroix et Chaboisseau), environs de Paris (Bescherelle et Roze).
* *. Feuilles ovales, dilatées à la base , rétrécies vers le sommet, (E. 32—35.)
o. Périanthe allongé , arqué-ascendant, lisse, déprimé et apiculé au sommet. (E. 32.)