HYPNUM BREVIROSTRUM
larges, renfermant des grains nets de chlorophylle. Les feuilles extrêmes des rameaux sont dressées, beaucoup plus petites, moins plissées. Dans l’intervalle des feuilles principales, la tige est garnie d’un feutre de filaments ramifiés et entrecroisés courts. Ce sont les feuilles accessoires. Fleurs femelles naissant en grand nombre sur la tige et les rameaux; rameau floral médiocre; 15 — 16 folioles; les externes ovales, brièvement acuminées ou même obtuses, énerves ; les moyennes et les supérieures ovales-oblongues, à la fin allongées, à demi engainantes, longuement linéaires-acuminées , fortement dentées, très étalées, divariquées par la partie supérieure, munies de deux nervures très grêles ; les intimes énerves ; 8 ■ — 15 archégones ; paraphyses plus longues, nombreuses, filiformes, très grêles. Vaginule cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, dressé, lisse, tordu à gauche inférieurement et à droite au sommet; long. 15—25 millim. Capsule horizontale, ovale oblongue, bombée, à la fin légèrement arquée et striée , sans col bien notable, d’un brun clair ; long. 2 ly2 millim., diam. 1 1/2. Opercule convexe, conique aigu , ou plus souvent muni d’un bec distinct médiocre. Un anneau étroit, brun, assez tenace. Péristome élevé, d’un brun jaunâtre clair ; dents étroites, lancéolées-acuminées, marginées, à lamelles peu saillantes ; membrane interne fortement carénée ; lanières assez étroites, longuement acuminées-subulées, percées sur la carène d’ouvertures arrondies ou oblongues , distinctes ou confluentes; cils 1 — 3, grêles, souvent imparfaits. Spores petites. Fleurs mâles nombreuses, ovales; folioles nombreuses (15 environ); les externes orbiculaires énerves et entières ; les moyennes ovales-acuminées, nerviées et dentées comme les feuilles caulinaires; les intimes brièvement acuminées ou subobtuses, entières, presque énerves ; 1 0 — 1 5 anthéridies oblongues, grandes ; paraphyses plus longues, filiformes, très nombreuses; leurs derniers articles longs et atténués. Sur les rochers ombragés, cette plante est souvent plus trapue; les rameaux plus fasciculés, moins allongés, moins atténués, moins radicants; les touffes d’un vert plus foncé. — Mat. mars- avril. Rarement fertile.
Peu commun; ça et là dans les lieux escarpe's et ombrage's, sur les rochers et au pied des arbres, en particulier dans le voisinage des cascades, Schlosswald, près de Munster (Blind), Retournemer (B.), cascade de Miraumont, près Remiremont (B.), du Bouchot (Pierrat), Deux- Ponts et Dahn (Bruch et Giimbel), Sarrebrück (Winter), environs de (Nancy (Godron), forêt de Serre (B.). L'e Dr Mougeot indique cette espèce comme assez répandue Lesquereux ne la signale pas dans le Jura. — RR. dans le centre de la France (Lamy), Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Isère (Ravaud), etc.
1er GENRE : HYPNUM.
5. Hypnum umbratum Ehrh. crypt. exsicc. n° 66 ; Stirp. n° 329; Hylocomium umbratum Bryol. eur , t. 488.
Tige brune, sans radicules, dénudée à la base ; chaque innovation d’abord assez longuement simple et dressée , puis bipennèe, ou divisée en 2 — 3 branches, elles-mêmes bipennées dans un même plan , mais peu net, souvent même comme fasciculêes ; rameaux grêles , atténués , diversement arqués , procombants. Plante formant des touffes lâches, peu étendues d’abord, d’un vert foncé, passant bientôt au jaunâtre et au roux. Long, des tiges 15 — 20 centim. Feuilles caulinaires grandes, triangulaires, arrondies à la base et étroitement décurrentes, médiocrement acuminées, lâchement dressées, raides, sillonnées de plis irréguliers (8 — 10), munies de deux nervures qui s’éteignent vers le milieu ; les bords ondulés sont garnis de grandes dents inégales, espacées. Long. 2 millim., larg. 1 1/2. Tissu ferme, uniforme. Cellules linéaires étroites, un peu flexueuses, obtuses, 8 — 15 fois aussi longues que larges, renfermant de nombreux grains de chlorophylle. Feuilles des ramuscules beaucoup plus petites , plus longuement acuminées, très fortement dentées, munies de nervures plus longues, moins plissées, dressées-imbriquées à l’état sec, lâches, étalées à l’état humide. Feuilles accessoires ovales, lancéolées, subulêes, très diversement divisées, laciniées; lanières linéraires, pennées, dressées, divergentes, etc. Fleurs femelles sur les branches principales; rameau floral médiocre, sans radicules; folioles nombreuses (15 — 20), toutes arquées en dehors; les inférieures ovales-triangulaires, acuminées ; les moyennes et les supérieures oblongues-allongées, à demi engainantes, puis linéaires-acuminées, dentées, énerves ou faiblement nerviées ; 10 — 15 archégones; paraphyses plus longues, nombreuses, filiformes. Vaginule ovale-oblongue , chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé, flexueux, très légèrement muriquè, pourpre, tordu à gauche inférieurement et à droite sous la capsule. Long. 20 — 25 millim. Capsules isolées ou rapprochées sur une même innovation, horizontales, ou même penchées, brièvement oblongues, bombées, sans col distinct, brunes, lisses. Long. 1 1/2 — 2 1/2 millim., diam. 1 — 1 1/2. Opercule convexe-conique, élevé, brièvement apiculé. Pas d'anneau. Péristome : dents lancéolées-acuminées, d'un brun orangé ; lamelles peu saillantes; lanières jaunâtres, lancéolées-acuminées , étroitement ouvertes sur presque toute la carène; 2, plus rarement 3 cils, noduleux, bien développés. Spores vertes assez grandes, finement papilleuses. Fleurs mâles; folioles nombreuses ( 10 — 15), lâchement imbriquées, larges, ovales, aiguës ; les moyennes et les supérieures acuminées, plissées, ondulées, entières, énerves; anthé-