Jungermannia Starkei Herb. Funck ; N. ab Es. E
Leb . II, p. *223; J. byssacea Lindenb . Syn. Hep. p. 78;
S tir p . n° 531 .
Tige très grêle , flexueuse, molle, garnie de radicules peu nombreuses, déprimée ou redressée lorsqu’elle s’appuie sur quelque support ; long. 5 — 10 millim.; plante isolée au milieu des mousses ou d’autres hépatiques, ou formant de petits gazons olivâtres passant au brun foncé. Feuilles espacées, étalées, concaves, carrées-obovèes ; lobes ovales-lancéolés, subobtus, entiers ou légèrement sinuolés, divergents ; sinus aigu, mais émoussé au sommet de l’angle, descendant jusqu’au delà du milieu; cellules médiocres, carrées- subarrondies , à parois épaisses, molles. Amphigastres petits, lancéolés ou linéaires, courts, étalés, rares ou assez fréquents. Fol. de l’involucre successivement plus grandes ; les supérieures cohérentes à la base, bilobées, rarement trilobées ; sinus aigu ; lobes lancéolés, aigus, dentés. Périanthe oblong, fortement plissé presque dès la, base (3 — 4 plis saillants), blanchâtre vers le sommet, lacinié-denté à l’orifice; long. 3/4 millim. Pédicelle long de 3 millim. Capsule oblongue, très petite ; long. 1/4 millim. — Automne et premier printemps.
CC dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et. les grès, dans les bruyères, au bord des bois, sur la terre des sentiers et mélangé aux touffes des grandes espèces de mousses -, lieux sablonneux des environs de Nancy (Godron). — Egalement répandu sur les terrains siliceux de presque toute la France. Le J. divaricata Hook. ne semble être qu’une forme privée d’amphigastres de la même espèce; du reste, même dans ce cas, les folioles de l’involucre sont accompagnées d’amphigastres, et ces organes sont d’ailleurs plus ou moins fréquents sur le J, Starkei type.
6e GENRE : JUNGERMANNIA.