Lophocolea minor N. ab Es. E. Leb. II, p
Tige très grcle , déprimée, flexueuse ; innovations nombreuses, également couchées ou procombantes, garnies, près des amphigastres, de radicules peu fournies; long. 5—10 millim. ; tapis d’un vert pâle ou légèrement jaunâtres, plus ou moins fournis. Feuilles peu denses, se recouvrant à peine , insérées très obliquement , brièvement décurrentes par le bord antérieur, aplanies subhorizontales , ou souvent subverticales, subrectangulaires un peu allongées, à bord postérieur très peu convexe, émarginées au sommet; sinus arrondi, peu profond, assez étroit; lobules courts, dressés, ou même un peu connivents, acuminés ou corrodés par la chute de granulations ; long. 3/4 millim., larg. 1/2 millim.; cellules médiocres, hexagones, à
8e GENRE : LOPHOCOLEA.
parois minces, hyalines, sans espaces intercellulaires. Amphigastres nombreux, petits, étalés, divisés jusque près de la base en deux lobes lancéolés-si/Zw/és, divergents, entiers. Fol. de Tinvolucre peu distinctes; amphigastres correspondants moins divisés. Périanthe trigone au sommet seulement (angles moins saillants).
Ruines du château de Liitzelbourg (B.); Salève, Dole (J. Muller), Saint-Claude (B ) — Voirons dans la Haufe-Savoie (J. M.).
Cette espèce , que l’on est tenté de confondre avec les formes grêles du L bidentata , ou que l’on néglige à cause de sa stérilité habituelle, se retrouvera sans doute sur une foule de points , particulièrement dans le Jura et sur le calcaire jurassique lorrain , lorsqu’on la recherchera plus attentivement.