‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 585 sur 634 · Ghiloscyphus polyanthus N. ab E. E. Leb. II, p · texte numérisé non relu

Ghiloscyphus polyanthus N. ab E. E. Leb. II, p

Jungermannia polyanthos Linn. Sp. pl. ; Stirp. n° 446;

Jungermunnia pallescens Schrad.

Tige couchée, molle, verte ou pâle, garnie de radicules hyalines , réunies en paquets , simple ou plusieurs fois dichotome; long. 2 — 5 centim.; tapis déprimés, d’un vert très pâle ou obscur, noircissant dans l’eau. Feuilles se recouvrant à peine, insérées très obliquement , généralement aplanies, horizontales, carrées, arrondies au sommet , rarement un peu rétuses, entières, très légèrement sinuolées, décurrentes par le bord antérieur; diam. 1 1/2 — 3 mill. ; cellules médiocres, nettement anguleuses , hexagones, à parois minces , sans espaces intercellulaires. Amphigastres ovales , plus ou moins nombreux , se détruisant de bonne heure, bifides ; lobes lancéolés ou linéairesacuminés , rapprochés ou étalés , ou infléchis d’un côté , entiers

10e GENRE : CHILOSCYPHUS.

ou munis de quelques dents peu saillantes vers la base. Rameau fertile naissant à la face inférieure de la tige , chargé de radicules, garni de 3—5 petites folioles, étalées, bilobées ou bifides , oblitérées au moment de la maturité. Périanthe obové, court , irrégulièrement bilabiè ou trilobé ; lobes ovales ou obovés, dressés ou étalés , ondulés , presque entiers ou plus souvent 2 — 3 — « lobulés, ou diversement incisés. Peut-être serait-il plus exact de ne voir dans le prétendu périanthe de cette espèce , que deux folioles involucrales diversement lobées ou incisées , cohérentes par leurs bords antérieurs, et réunies en dessous par un amphigastre qui constitue le troisième lobe, mais reste presque toujours plus petit. Coiffe longuement exserte , dressée, obovée , squamuleuse à la surface !, pâle, s’ouvrant par 3—5 lobes irréguliers ; long. 3 — 4 millim., diam. 1 millim. Pédicelle long de 20 — 30 millim. — Avril-mai.

Cette espèce présente d’assez nombreuses variations. Les lobes du faux périanthe sont entiers ou à peu près (Chilosc. polyanthus N. ab E. Syn. p. 188), ou incisés-dentés (Ch. pallescens N. ab E. Syn. p. 187); mais entre ces formes extrêmes, on trouve tous les intermédiaires possibles ; sur la terre simplement humide, les pierres ou les mousses, les feuilles sont d’un vert très pâle, minces; dans les lieux vaseux ou inondés, dans les rigoles, la plante devient plus robuste , elle se charge d’innovations nombreuses, allongées, et forme de larges touffes flottantes, d’un vert foncé (var. rivularis N.) A cette dernière variété, se rattache une forme très curieuse , recueillie, près des sources au Rotabac, par M. Pierrat. Les innovations sont très robustes , nombreuses , dressées ; les feuilles insérées moins obliquement sont très grandes (1. 3 millim.), très décurrentes, dressées, enroulées autour de la tige ou fortement révolutées par le bord postérieur (var. erectus N. Boul.). Sur ces formes stériles, les amphigastres sont ordinairement très réduits, rudimentaires, ou même font complètement défaut.

C. presque partout, dans les lieux humides des bois, dans les prairies mare'cageuses, les rigoles, sur les pierres dans les petits ruisseaux ; rarement fertile.

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