GEOCALYX GRAVEOLENS
délicates, hexagones, à parois très minces. Amphigastres bifides ; lobes linéaires-subulés, étalés. Plante caractérisée essentiellement par son rameau fertile très court, son périanthe obconique ou campanulé, trilobé ; lobes ovales saillants, inégalement et grossièrement dentés. Coiffe jamais exserte, se rompant à la base , de telle sorte que la capsule entraîne la portion supérieure.
Tourbière de Gazon-Martin (Mougeot) C’est sur des échantillons recueillis dans cette localité', au-dessous de la tourbière, dans les mare'cages, près des rigoles, non loin du chalet, que nous avons de'crit la tige et les feuilles de cette plante ; malheureusement nos échantillons sont stériles ; du reste la même forme est très répandue dans les marécages des Hautes - Vosges; nous avons peine à y voir autre chose qu’une des nombreuses formes de l’espèce précédente ; le caractère tiré de la rupture de la coiffe, le seul sérieux, ne semble reposer, au fond, que sur un fait accidentel.
3e sous-tribu : Géocalycées.
Un réceptacle charnu naissant latéralement ou au sommet de la tige, souvent enfoncé dans le support et tenant lieu de périanthe. Feuilles décombantes comme dans les genres précédents.
11e Genre : Geocalyx N. ab Es.
Un réceptacle charnu, garni de radicules hyalines, naissant au-dessous de la tige, couronné, dans le jeune âge, par une touffe de petites folioles dressées, lobées, dentées ; coiffe distincte, mais demeurant incluse dans le réceptacle. Périanthe nul. Feuilles bilobées. Des amphigastres. Plantes croissant sur la terre ou les parois humides des rochers dans les forêts.
65. Geocalyx graveolens N. ab E. E. Leb. II, p. 397; Goltsche et Rabenh. Hep. eur. n° 451 ; Jungermannia gra veolens Schrad. Samml. p. 106 ; Stirp. n° 536.
Tige étroitement fixée au support par d’abondantes radicules hyalines, dichotome, peu divisée; long. 20 — 30 millim.; tapis très lâches, d’un vert clair. Feuilles assez rapprochées, insérées très obliquement, subhorizontales, aplanies, légèrement concaves à la base, oblongues-subrectangulaires, brièvement décurrentes; sinus anguleux très ouvert, large, atteignant le 1/4 de
12e GENRE : CALYPOGEIA.
la feuille; lobes courts, aigus ou apiculés; long. 1 millim. ; cellules délicates, nettement hexagones, sans espaces intercellulaires. Amphigastres nombreux, oblongs, bifides ; lanières lancéolées-acuminées, rapprochées de la tige. Fleurs mâles sur un ramuscule de la même plante ; fol. florales munies d’un lobule latéral infléchi, servant à recouvrir l’anthéridie. — Juilletaoût.
Sur les parois et dans les fissures humides et ombragées des rochers siliceux ; grès vosgien, Bruyères (Mougeot), Saint-Dié (B.), Preyé (Lemaire).
f f. Feuilles incombâmes.
4e sous -tribu : Tricltomanoïdées.
Valves de la capsule droites ou tordues sur elles-mêmes au moment de la déhiscence. Fleurs femelles naissant de la face inférieure de la tige sur un rameau propre ou dans un réceptacle charnu, comme dans le genre précédent. Feuilles incombantes. Tiges parfois pennées d’une manière élégante. Des amphigastres nombreux et développés (dans les espèces de nos régions).
12e Genre : Calypogeia Rad.
Un réceptacle charnu, radiculeux, pâle, oblong, enfoncé dans le sol, suspendu à la tige en dessous par un point de l’orifice. Coiffe libre seulement à l’extrémité; pédicelle garni, à sa base, d’une gaine propre. Capsule allongée; valves tordues. Feuilles entières ou brièvement bidentées. Pas de stolons. Amphigastres bilobés.