Riccia ciliata Hoffm. germ. 2, p. 95; Stirp. n
Espèce analogue au R. glauca par ses frondes régulièrement rayonnantes , d’un vert glauque ou grisâtre en dessus , pâles ou rougissant à peine sur le contour en dessous, à lobes larges, 2 — 3 fois bifurqués , très peu canaliculés , produisant des capsules nombreuses , bisèriées , visibles de bonne heure par transparence et soulevant l’épiderme; — mais, de plus, lobes garnis, sur le contour, de nombreux cils raides, simples, aigus , lisses,
35e GENRE : RICCIA.
hyalins ou roux, étalés; les bords sont un peu plus relevés , surtout à l’état sec; la structure est bien plus épaisse ; les lobes sont formés de nombreuses couches superposées de cellules renfermant de la matière verte ; les cellules de l’épiderme sont peu distinctes; les spores sont brunes, fovéolées, munies de crêtes peu élevées. Long, des lobes 4 — 5 mill., larg. 1 — 1 1/2 mill.
< Lieux tourbeux et champs humides à Bruyères » (Mougeot), Mulhouse (Mühlenbeck). — Haute-Vienne : près d’Aine et de Verneuil (Lamy), dans les Landes , près de Dax (Grateloup).
106. Riccia Bischoffii Hübn. Hepaticol. germ. p. 29 ; Stirp. n° 1233.
Espèce dioïque. Fronde femelle simple ou une seule fois bifurquée, large, obovée, obtuse, concave; larg. 3 millim., long. 5 — 7 millim. ; fronde mâle plus étroite, plus allongée, plus divisée, ne rayonnant toutefois que d'un seul côté, plus canaliculée. Les deux plantes ont en commun des frondes glaucescentes , ponctuées en dessus, pâles en dessous sur le contour, garnies, aux bords qui sont un peu relevés et légèrement rosâtres, de cils hyalins, inégaux , plus ou moins fournis, lisses, tandis que les radicules très abondantes en dessous sont hérissées intérieurement. Capsules grandes, isolées, soulevant l'épiderme de manière à former des bosses arrondies; spores des plus grandes, presque noires, opaques, anguleuses, garnies de crêtes* papilleuses sur le dos.
Sur le granité ancien du Bre'soir, en Alsace (B.). — Sur les schistes à Angers (Gue'pin), près du pont de Lathus, dans la Vienne (Chaboisseau); près de Heidelberg (Bischoff),
Observ. Nous n’avons pas vu les R. palmata Lindenb. et tumida Lindenb. indiqués, le premier, dans les environs de Montpellier (Montagne), et le second, en Corse. D’après Nees, le R. palmata est caractérisé par une fronde subtrichotome , divisée en lanières obovées ou oblongues, obtuses, émarginées, largement sillonnées, épaisses, relevées et garnies de soies aux bords, colorées en brun-pourpre en dessous. Le R. tumida est très petit; les lobes sont simples ou bifurqués une seule fois, relevés aux bords de manière à déterminer un sillon médian étroit ; le contour est garni de cils sur deux séries au sommet des lobes; la face inférieure est aussi colorée en brun-pourpre.
c. Frondes munies d’e'cailles lamelleuses en dessous.
Riccia lamellosa Radd. Opusc. scient.; Lindenb. Ricc.
Plante semblable aux grandes formes de Riccia glauca lors-