‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 66 sur 634 · HYPNUM ALOPECURUM · texte numérisé non relu

HYPNUM ALOPECURUM

où elles sont visibles à la loupe. Long. 2 mill.,larg. 1 m. Tissu : cellules à parois épaisses, opaques, remplies de chlorophylle; les supérieures brièvement oblongues, ou carrées-arrondies ; vers la base elles s’allongent, deviennent linéaires, 4 — 8 fois aussi longues que larges. Fleurs femelles sur les principales ramifications, nombreuses; 10 — 15 folioles; les externes dressées-imbriquées. ovales, brièvement et largement acuminées; les moyennes et les supérieures largement oblongues, à demi engainantes, rapidement contractées, plus longuement acuminées; acumen assez large et étalé; toutes superficiellement denticulées ou même presque entières; nervure également très variable, mince et allongée, ou à peu près nulle; 10— 15 archégones; paraphyses plus longues, filiformes, très grêles. Vaginule cylindrique, longue et épaisse. Pédicelle ferme, ordinairement arqué vers le sommet, pourpre; long. 10—15 millim. Capsule oblique ou horizontale , oblongue, ordinairement bombée en dessus, rétrécie sous l’orifice à l’état sec; long. 2 millim., diam. 2/3 — 1 1/4 millim. Opercule assez grand, convexe- conique, surmonté d’un bec fin et long , droit ou oblique. Anneau assez étroit, composé de deux séries de cellules. Péristome formant un cône élevé; dents d’abord jaunes, à la fin brunes, acuminées, marginées, denliculées, fortement lamellifères ; membrane interne élevée; lanières acuminées, plus ou moins largement ouvertes sur la carène ; 3 cils aussi longs, noduleux , ou fréquemment appendiculés. Coiffe pâle , grande , descendant jusqu’au milieu de la capsule. «Plante mâle distincte, plus grêle, moins rameuse ; fleurs nombreuses, grêles, gemmiformes; folioles involucrales oblongues et largement lancéolées, énerves ; anthéridies oblongues, peu nombreuses, accompagnées de paraphyses. » Bryol. eur. — Pendant l’hiver.

Collines et montagnes de tous les terrains, sur les pierres et les rochers humides et ombragés, dans les forêts; elle affectionne les bords des torrents et le voisinage des cascades de la région montagneuse moyenne. Très rare en fruit : Valtin , Saut-des-Cuves à Gérardmer, Forêt-de-Serre et rochers de l’Enfer, près de Neufchâteau. Une étude complète de cette plante exigerait de longs développements; nous la recommandons aux commençants Quelque tranchés qne semblent ses caractères au premier abord, la plupart et les plus importants sont partagés par les espèces suivantes ; ils ne nous semblent nullement génériques.

14. Hypnum rusciforme Weis, Crypt. Gœtt. ; Rhymhostegium rusciforme Bryol. eur. t. 5ft); Billot, exsicc. cont. n° 3693; IJypnum ruscifolium Neck. Mélh. ; Hyp. riparioides Hedw. Musc, frond.; Stirp. n° 427.

Espèce polymorphe ne présentant qu’un petit nombre de caractères constants : Tige vieillie longuement dénudée, noire,

1er GENRE : HYPNUM.

raide, raboteuse par la saillie des bases persistantes des feuilles et des rameaux; des stolons basilaires filiformes très grêles, courts, parfois souterrains ou envahis par des radicules, garnis de très petites feuilles (long. 1/4 millim.), relativement très larges et courtes, brièvement acuminées, à peine nerviées , hyalines, très étalées par la pointe. Feuilles moyennes des branches principales largement ovales ou ovales-oblongues, aiguës ou brièvement acuminées, garnies de dents fines sur tout le contour, plus saillantes vers le sommet et d’une nervure forte qui s’avance au delà des trois quarts. Tissu presque uniforme : cellules linéaires flexueuses, très allongées, 15 — 30 fois aussi longues que larges, renfermant des grains distincts de chlorophylle ; vers la base , quelques cellules un peu plus larges et plus courtes, oblongues ou subhexagones. Involucre femelle : 12 — 15 folioles; les externes ovales acuminées, les supérieures oblongues, à demi engainantes, rapidement contractées au sommet et terminées par un large acumen denticulé; toutes énerves; Vacumen très étalé ; 10 — 15 archégones; des paraphyses filiformes plus longues, nombreuses. Vaginule épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédicelle court (long. 7 — 15 millim.), un peu courbé, pourpre, un peu tordu à gauche, ferme. Capsule à parois fermes, sub horizontale, brièvement ovale-oblongue, bombée , un peu rétrécie vers l’orifice; long. 1 3/4 — 2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe, élevé, surmonté d’un bec fin et long, oblique, ordinairement ascendant. Un anneau élevé, composé de deux séries de cellules cunéiformes. Dents du péristome lancéolées-acuminées, rougeâtres, lamellifères, étroitement marginées; lanières internes très étroitement ouvertes sur la carène; 1 — 3 cils noduleux, inégaux. Spores verdâtres. Fleurs mâles dans le voisinage des fleurs femelles, petites, oblongues; folioles (10—15) ovales-oblongues, acuminées, énerves; anthéridies oblongues (6 — 10) ; quelques paraphyses un peu plus longues, filiformes. — Septembre-novembre.

C. Sur les pierres et les rochers inondés, dans les torrents et près des cascades, depuis la plaine jusqu’à la région alpestre, sur tous les terrains.

Les principales formes ou variétés sont les suivantes :

a. vulgare Nob. Tige courte, très rameuse; rameaux courts, renflés, subcglindriques au milieu, puis atténués, procombants. Plante formant de larges touffes bombées, raides, d’un vert foncé olivâtre. Feuilles concaves, imbriquées, ovalesoblongues, brièvement acuminées, très superficiellement dentées . Pédicelle court (7 — 8 millim.).

Ballon de Servance; Saint-Baslemont et partout. On peut considérer cette plante comme le type.

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