Hypnum confertum Dicks. Crypt. Fasc. 4, t. II, f
Rhynchostegium confertum Bryol. eur. t. 510; Slirp. n° 1316.
Tige grêle, couchée-flexueuse, radicante, émettant sans ordre des rameaux procombanls simples ou peu divisés, dont les principaux s’enracinent fréquemment au contact du sol. Long, de la tige 20 — 30 millim. Plante formant de petites touffes d’un vert clair, lisses. Feuilles moyennes des rameaux peu denses, lâchement dressées-imbriquées à l’état humide, plus étalées à l’état sec, très concaves, largement oblongues, brièvement dé-
1er GENRE : HYPNÜM.
currentes, aiguës ou brièvement acuminées au sommet, munies d’une nervure mince qui s’éteint vers les 2/3, et, aux bords, qui sont droits, de dents fines, aiguës. Long. 3/4 millim., larg. 1/2 millim. Tissu : cellules linéaires-flexueuses , atténuées, 10 — 15 fois aussi longues que larges, remplies de chlorophylle, celles des oreillettes un peu plus courtes et plus larges, peu distinctes. Folioles de l’involucre peu nombreuses, les externes ovales acuminées , énerves; les moyennes et les supérieures oblongues, à demi engainantes, contractées, puis terminées par un acumen dressé, large et assez long , dcnticulées et munies d’une nervure mince et longue; archégones, 6 — 10; quelques paraphyses un peu plus longues. Yaginule chargée des débris de la fleur, oblongue subcylindrique, courte. Pédicelle pourpre, dressé, tordu à gauche inférieurement et à droite sous la capsule. Long. 7 — 12 millim. Capsule oblique , plus rarement horizontale, oblongue bombée, à la fin arquée, atténuée à la base, rétrécie sous l’orifice, fauve ou d’un roux pâle. Long. 1 l/2mill., diam. 1/2 mill. Opercule médiocre, pâle, convexe, terminé par un bec fin, oblique. Un anneau étroit. Péristome petit : dents brunes; lamelles presque aussi saillantes sur le dos qu’à la face interne; lanières étroites, peu ouvertes sur la carène; 2 — 3 cils noduleux , allongés. Spores petites. Fleurs mâles sur la même plante, très petites. Folioles largement ovales, très concaves, acuminées (acumen étalé), énerves; 10 — 15 anthéridies ovales-oblongues, assez grandes ; paraphyses grêles, peu nombreuses. Cette plante est certainement monoïque ; c’est à tort que M. Schimper (Synops., p. 567 — 568) range cette espèce, ainsi que plusieurs autres, dans une section caractérisée par des fleurs dioïques et des feuilles énerves. — Octobre.
AR. Sur les pierres, les rochers, les vieux murs, dans les lieux ombragés, les ruines ; çà et là dans les Basses-Vosges (Schultz); Hautes-Vosges : Soulzeren (Blind), Preyé, sur les hauteurs de Moussey (Lemaire), Spitzenberg, près de Saint-Dié (B.). Lesquereux ne l’indique pas dans le Jura. — Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Dauphiné (Ravaud), Var (Hanry), Aude (R-), Tarn AC. (M.-D. J.), Haute-Garonne (Jeanb.), Manche (Le Jolis), Haute-Vienne (Lamy), environs de Lyon (Débat).
20. Hypnum murale Hedw. Stirp. IV, p. 78; Slirp. vog. n° 145; Rhynchostegium murale Bryol. eur. t. 514.
Tige couchée, appliquée, garnie de radicules, flexueuse, di” visée en plusieurs branches ; celles-ci pennées ; rameaux courts > rapprochés, arqués, procombants, à peine atténués, cylindri " driques. Plante formant des tapis assez denses, peu étendus» d’un vert jaunâtre terne. Long, de la tige 4 — 6 centim. Feuilles moyennes rapprochées, très concaves , imbriquées à l’état hu-