Hypnum depressum Bruch, Regensb. Bot. Zeit
p. 763; Rhynchostegium depressum Bryol. eur. t. 512; Stirp. n° 1414.
Tige procombante ou couchée, garnie de radicules, émettant des rameaux procombants ; atténués. Plante formant de petits gazons plus ou moins denses , d’un vert clair ou jaunâtre, brillant. Long, des tiges 2 — 3 centim. Feuilles assez rapprochées, lisses, concaves, lâchement dressées-imbriquées, oblongues-lancèolèes, médiocrement et largement acuminées , garnies sur presque tout le contour de dents superficielles, un peu plus grandes vers le sommet; des traces, à la base, d’une nervure bifurquée, courte ; cellules linéaires, atténuées aiguës, à parois minces, 10 — 15 fois aussi longues que larges; les basilaires, aux angles, médiocres, carrées, peu nettes et peu nombreuses, ne formant pas d’oreillettes distinctes. Long. 1 1/4 millim., larg. 1/2 millim. Folioles de Pinvolucre 8 — 10, lâchement imbriquées, dressées, sans plis ni nervure; les externes ovales-oblongues, acuminées, entières; les intimes (3 — 4) plus allongées, oblongues , à demi engainantes, plus longuement acuminées , dentées-incisées à la base de V acumen; 6 — 8 archégones ; quelques paraphyses filiformes aussi ou plus longues. Vaginule oblongue, pâle ou brune. Pédicelle rougeâtre. Long. 6—12 millim. Capsule horizontale ou oblique , petite, oblongue, bombée, rétrécie sous l’orifice, plus ou moins arquée, munie d’un petit col. Opercule convexe-conique, longuement et finement acuminé. Dents du péristome fortement lamellifères ; lanières internes entières ou à peine ouvertes sur la carène ; 1 — 3 cils, parfois imparfaits. Fleurs mâles sur une plante distincte nombreuses; 6 — 8 folioles orbiculaires, énerves, brièvement acuminées, concaves, imbriquées; anthéridies, 6 — 10, petites; paraphyses grêles, rares. — Hiver.
1er GENRE I HYPNUM.
RR. Sur les pierres et les rochers ombrage's des collines ou des montagnes inferieures; sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch) ; dans plusieurs vieux châteaux ruinés des Vosges et de la Forêt-Noire (Schimp.); sur les rochers du calcaire jurassique, à Vouxey, près de Neufchâteau(B.) ; sur le porphyre, au Mont-Tonnerre (Gümbel) ; sur le grès vosgien, près de Sarrebrück (Winter). Il serait intéressant d’examiner attentivement la nature chimique du support de cette espèce. Sa présence sur des rochers siliceux en Alsace ne pourrait- elle pas s’expliquer par des alluvions calcaires superficielles ?