‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 81 sur 634 · HYPNUM POPULEUM · texte numérisé non relu

HYPNUM POPULEUM

nombreuses ; 10 — 12 fol. ; les externes et les intimes ovales aiguës, énerves ; les moyennes ovales , longuement et finement acuminées, légèrement denticulées, munies d’une faible nervure, homotropes par la courbure de l’acumen ; 8 — 12 anthéridies médiocres; paraphyses un peu plus longues, grêles, peu nombreuses. — Hiver.

C. partout, à toutes les altitudes et sur tous les terrains; à la base des troncs d’arbres, sur les pierres, dans les fissures des rochers, etc. Lesquereux cependant ne l’iudique, dans le Jura, que sur les blocs granitiques, dans les haies. Les variétés que forme cette espèce sont difficiles à bien isoler; elles passent de l’une à l’autre par une foule d’intermédiaires.

Voici les principales :

a. bulgare Nob. — C'est la forme type, à laquelle nous réunissons les var. b. majus et c. longisetum du Bryol. europœa. Plante assez robuste ; tige et branches principales arquées-procombantes; rameaux ascendants, allongés, atténués; tapis d’un vert plus ou moins foncé ou olivâtre ; feuilles dressées-étalées en tous sens. Croît sur les rochers ombragés et les troncs d’arbres.

b. attenuatum Schimp. — Rameaux grêles, atténués, courts (5 — 8 millirn.), dressés. Feuilles étroites , lancéolées, longuement acuminées. Plante formant à la base des arbres de petites touffes d’un vert soyeux. Pédicelle papilleux du milieu jusqu’à la capsule.

c. rufescens Schimp. — Plante raide ; rameaux dressés ou obliques, à peine atténués, courts; tapis denses jaunâtres, brillants. Feuilles étalées-dressées , oblongues-lancéolées , longuement acuminées ; la nervure s’éteint dès l’acumen. Croît sur les pierres humides dans les rigoles exposées au soleil.

d. subfalcatum Schimp. — Rameaux dressés-arqués , atténués ; feuilles ovales-oblongues, homotropes, concaves. Pédicelle papilleux au sommet seulement. Troncs d’arbres.

oo. Nervure unique atteignant ou dépassant le milieu de la feuille, mais s'arrêtant loin du sommet. (E. 28 — 35.)

* Feuilles lancéolées, ou étroitement ovales-lancéolées, longuement et finement acuminées ; pédicelle rude dans toute sa longueur. (E. 28-29.)

28. Hypnum velutinum Linn. Sp. pl.; Stirp. n° 835 et n° 333 {Hypnum intricatum Uedw.); Brachythecium velutinum Bryol. eur. t. 538; Billot, exsicc. coni. n° 3985.

Tige grêle , flcxueusc, couchée , fortement radiculeuse, çà et

1er GENRE : HYPNUM.

là simplement pennée , ou plus souvent divisée en un grand nombre de branches arquées-enlacées , irrégulièrement ramifiées ; rameaux fasciculès ascendants oa procombants, peu atténués. Plante formant des gazons parfois étendus, denses ou lâches, plus ou moins fournis, déprimés, d’un vert souvent jaunâtre, brillant ; long, des tiges 4 — 6 centim. Feuilles moyennes des rameaux étroitement ovales-lancéolées , ou oblongues-lancèolêes , ou lancèolèes-allongèes , longuement rétrécies- acuminêes au sommet, arrondies à la base, puis étroitement décurrentes, lâchement dressées, étalées , parfois plus ou moins, surtout vers l’extrémité des rameaux, homotropes, munies d’une nervure assez faible qui disparaît un peu au delà du milieu , et, vers la base , de deux plis peu profonds ; les bords plans sont denticulés finement de la base à l’extrémité; long. 1 1/3 — 1 1/2 millim., larg. 1/3 — 1/2 millim. Tissu subscarieux : cellules des angles peu nombreuses , carrées, un peu plus larges, de couleur plus foncée, jaunâtres; les autres linéaires-flexueuses, atténuées, subaiguës , 8 — 10 fois aussi 1. q. 1., parfois beaucoup plus allongées, 15 — 30 fois aussi l. q. 1. Involucre radicant ; 1 0 — 1 5 fol. entières à la base , denticulées vers le sommet, acuminées, énerves, ou quelques-unes munies d’une nervure courte et très mince; les externes ovales, les supérieures lancéolées-oblongues , allongées , à' demi ou presque engainantes ; archégones 5 — 20 ; paraphyses filiformes plus longues. Vaginule oblongue, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre , fortement papilleux dans toute sa longueur, dressé flexueux; long. 10 — 15 millim., tordu supérieurement vers la droite. Capsule subhorizontale, brièvement ovale, bombée, à la fin arquée, et rétrécie, au-dessous de l’orifice, à l’état sec, couleur de brique; long. 1 1/2 — 1 3/4 millim., diam 3/4 — 1 m. Opercule conique , élevé, aigu. Un anneau étroit. Péristome : dents d’un jaune obscur, denticulées, lamellifères ; lanières lancéolées-linéaires , étroitement ouvertes sur la carène; 1 — 3 cils, souvent en partie cohérents, longs, noduleux. Fleurs mâles sur la même plante, nombreuses, petites, ovales ; 6 — 8 fol. énerves, ovales, concaves-imbriquées , brusquement et assez longuement acuminées; anthéridies brièvement oblongues, 6 — 15; paraphyses plus ou moins nombreuses, grêles. - Février-mars. Cette espèce présente des variations nombreuses qui dépendent surtout du support, selon surtout qu’elle croît sur la terre ou des troncs d’arbres. La plante est plus ou moins vigoureuse ; les touffes qu’elle forme sont plus ou moins denses, d’un vert jaunâtre plus vif ou plus obscur; les rameaux plus ou moins nombreux, déprimés ou élevés-arqués ; les feuilles plus ou moins étroites, étalées en tous sens ou homotropes ; la capsule plus ou moins fortement bombée. Une forme très curieuse nous a été envoyée des montagnes de Gap par M. Borel, la capsule est très grande et très

HYPNUM TRACHYPODIUM.

renflée, subglobuleuse; long. 2 millim., diam. 1 1/2 millira. Le Hjp. velutinum est très voisin du H. populeum, mais il s’en distingue facilement par la nervure des feuilles qui s’arrête au milieu ou vers les trois quarts, mais ne s’avance ]amais dans l’acumen ; le pédicelle est de plus toujours papilleux dans toute sa longueur.

CC. sur la terre argileuse ou sablonneuse, sur les pierres, dans les bois et les lieux ombrage's, sur les troncs d’arbres, les vieilles souches. Sur tous les terrains et à toutes les altitudes ; plus frequent toutefois dans les plaines et les collines basses que dans les montagnes.

N.B. Le Hypnum intricatum Hedw. n’est qu’une forme robuste, un peu plus touffue.

Hypnum trachypodium C. Müller Syn. t. Il, p. 867; Iso -

thecium trachypodium Brid. Bryol. univ. t. II, p. 766.

Tige rampante, grêle, émettant des rameaux grêles, dressés ou ascendants, courts (3 — 6 millim.), très rapprochés. Plante formant des tapis denses d’un beau vert jaunâtre, soyeux. Feuilles moyennes des rameaux dressées, imbriquées, concaves, oblongues-lancèolées, assez brusquement et finement acuminées, fortement dentées surtout vers V extrémité, munies d’une nervure qui s’arrête un peu au delà du milieu ; des plis superficiels. Fol. de l’involucre peu nombreuses, les intimes courtes, dilatées, presque engainantes, énerves, dentées ou même incisées au sommet, puis brusquement acuminées. Pédicelle mou, charnu, couvert dans toute sa longueur de papilles abondantes. Capsule subhorizontale, ovale-bombée, à la fin brune. Opercule convexeconique. Plante voisine du H. velutinum, monoïque. — Mat. juillet-août.

Alpes du Dauphine : Lac Cœurzet, Grand-Veymont, sur des rochers granitiques (Ravaud). — Alpes du Tyrol, de la Carinthie et de la Suisse.

29. Hypnum lutescens Huds. Fl. Angl. p. 421 ; Stirp. n° 334; Camptothecium lutescens Bryol . eur. t. 558.

Tige très peu radiculeuse, finissant par se dénuder, allongée, ascendante , divisée en plusieurs branches, garnies de rameaux allongés, peu atténués, arqués, flexueux, le plus souvent dressés, espacés ou très rapprochés. Plante formant des touffes élevées, irrégulières, plus ou moins denses, d'un jaune brillant; long, des tiges 8 — 15 centim. Feuilles moyennes rapprochées, dressées-imbriquées, s’étalant un peu sous l’action de l’humidité, oblongues-lançéolées, ou lancéolées-allongées, non décurrentes, insensiblement rétércies, longuement et finement acuminées,

1er GENRE : HYPNUM.

munies d'une nervure faible qui s'arrête aux 3/4, et de 4 — 5 plis profonds , ordinairement révolutées aux bords vers le milieu, finement et superficiellement denticulées sur le contour de la base, ainsi que vers le sommet, ou parfois presque entières, légèrement sinuolées; long. 2 1/2 — 3 millim., Iarg. 3/4-— 1 mill. Tissu : quelques cellules basilaires aux angles, brièvement oblongues ou rhombées, ou carrées; les autres linéaires, flexueuses, très atténuées. 10 — 15 fois aussi 1. q. L, à parois minces. Fleurs femelles très nombreuses le long des rameaux principaux ; fol. de l’involucre nombreuses, légèrement homotropes ou dressées, oblongues-lancéolées, finement acuminées, munies d’une nervure faible, entières ou denticulées, comme les caulinaires, moins plissées ; les intimes très allongées (long. 4 millim.), très longuement acuminées, fortement dentées comme incisées vers la base de Vacumen. Vaginule cylindrique allongée , chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, tuberculeux dans toute sa longueur, dressé ou flexueux, légèrement tordu à gauche; long. 18 — 25 millim. Capsule oblique, parfois presque dressée, oblongue-subcylindrique, arquée, légèrement bombée, d’un brun jaunâtre, sans col bien notable; long. 1 1/2 — 2 1/2 millim., diam. 3/4 — 1 millim. Opercule petit, coniqueélevè, aigu, apiculè ou surmonté d’un petit bec assez variable, droit ou oblique. Un anneau pâle, mince, composé de plusieurs séries de cellules. Péristome petit , jaune; dents étroites, denticulées, lamellifères ; membrane interne peu élevée ; lanières très étroites, longuement acuminées-subulées , assez largement ouvertes sur presque toute la carène ; 1 — 2 cils peu développés, assez fréquemment rudimentaires. Spores petites, pâles. Fleurs mâles constituant des plantules gemmiformes très petites, radiculeuses, insérées à l’aisselle des feuilles ou à la base des plantes, souvent rares et difficiles à trouver ; 8 — 10 fol. énerves; quelques anthéridies très petites, brièvement oblongues; paraphyses peu nombreuses, un peu plus longues. — Févriermars.

C. dans les haies, les lieux secs incultes, les broussailles, aux bords des bois surtout, dans les plaines et les montagnes intérieures de tous les terrains.

Hypnum aureum Lagasca, Ann. de Cienc. nat. n° 14;

Hypnum aurescens C. Millier; Camptothecium aureum

Schimp.

Diffère du H. lutescens par ses tiges ou branches principales plus régulièrement pennées; rameaux plus courts et plus denses; plante moins robuste, d’un jaune d’or plus vif; feuilles plus larges, ovales-lancéolées, moins longuement rétrécies-acu-

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