Hypnum pumilum Wils. Engl. Bot.; Eurhynchium
pumilum Sch. Synops. p. 561 ; Eurhynchium prœlongum
b. pumilum Bryol. eur. t. 525, v. b.
Plante très grêle, formant des tapis denses, enlacés, d'un vert obscur terne. Tige courte (10 — 20 millim.), divisée en plusieurs branches déprimées, enlacées, brièvement pennées ; rameaux courts, souvent arqués ; la plante se renouvelle par des stolons filiformes, garnis de fol. très petites, en forme d’écailles ovalesacuminées, concaves, étalées. Ces stolons radiculeux naissent de la base des tiges ou de leur extrémité en contact avec le sol. Feuilles moyennes étalées en tous sens ou en partie aplanies, peu denses; les supérieures lâchement dressées, presque imbriquées , brièvement ovales-lancéolées , acuminèes, très peu décurrentes, dentées sur tout le contour , légèrement révolutées à la base , munies d’une nervure qui s’arrête un peu au delà du milieu. Tissu : aux angles quelques cellules carrées ou obliquement tronquées, vertes ; les autres linéaires-subhexagones, atténuées, aiguës, courtes, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. , à parois assez épaisses; long, des feuilles 1/2— -3/4 millim., larg. 1/3 millim. « Pédicelle court. Capsule petite, brièvement ovale ou oblongue ; opercule terminé par un bec long et pâle. Péristome comme dans le H. prælongum, plus pâle. » Schimp. Syn. — Wilson dit de sa plante : « Dioïque ; tige rampante ou procombante, filiforme, subpennée; rameaux très grêles, subaplanis; feuilles étroites, ovales, étalées-serrulées , nerviées jusqu'au milieu; feuilles du périchèse très étroites; pédicelle rude; capsule ovalearrondie, penchée. Opercule terminé par un bec court. »
Nos échantillons, recueillis sur des rochers et des vieux murs, dans les ruines du château de Lützelbourg, nous semblent très bien caractérisés et appartenir certainement à cette espèce ; mais, d’autre part, nous avons recueilli dans les ruines des châteaux du Spitzemberg , près de Saint- Dié, de IIohe-Barr, près de Saverne, et sur les rochers secs et ombragés du calcaire jurassique de Neufchâteau et du Florimont, près de Colmar, une série de formes intermédiaires entre le Hypnum prœlongum et le Hyp. pumilum, tellement enlacées, que nous ne pouvons guère regarder cette dernière plante comme une espèce légitime. Il est fâcheux que nos échantillons de toutes ces formes litigieuses ne soient pas fructifiés. Cette plante est indiquée de plus au château de Heidelberg (Sehimper), près de Carlsruhe (A. Braun). — Yar : Hyères, au canal du Béal (De Mercey), Manche (Le Jolis).
1er GENRE : HYPNUM.
45. Hypnum Stokesîi Turn. Musc. hib. p. 159; Stirp. n° 1029; Eurhynchium Stokesii Bryol. eur. t. 526.
Tige d’abord simple et dressée, puis divisée en 2 — 3 grandes branches procombantes, longuement pennées , ou même partiellement bipennèes; rameaux nombreux, atténués , disposés dans un même plan , étalés ou dressés; touffes gonflées ou déprimées, parfois étendues d’un beau vert foncé à l’ombre, jaunâtres au soleil. Feuilles des branches principales espacées, brièvement ovales triangulaires , auriculêes , décurrentes étroitement et longuement, terminées par un acumen brusque et allongé, très étalées, recourbées par l’acumen à demi tordu, dentées sur tout le contour, munies d’une nervure dentelée au sommet et prolongée jusqu’à l’acumen ; cellules grandes et courtes , hexagones ou subrectangulaires aux oreillettes ; les autres longuement linéaires-flexueuses , 10 — 20 fois aussi 1. q. 1. Feuilles des rameaux lancéolées-aiguës, assez rapprochées, dressées à l’état sec, plus étalées par l’action de l’humidité. Fol. de l’involucre très nombreuses (20 — 35), les intimes allongéesoblongues, demi-engaînantes, très longuement acuminées, denticulées, généralement énerves; 10 — 15 archégones; paraphyses très nombreuses. Pédicelle d’un pourpre foncé, dressé; long. 15 — 20 millim. Capsule horizontale , brièvement ovaleoblongue, bombée, rétrécie sous l’orifice. Opercule convexeconique, médiocre, terminé par un bec fin, redressé. Un anneau formé de 3 séries de cellules. Péristome élevé , brun ; dents étroites, lamellifères ; lanières longuement et finement acuminées, percées d’ouvertures sur la carène; 1 — 2 cils plus ou moins parfaits. Plante mâle plus grêle, rare. Fleurs mâles nombreuses sur les branches principales; 15 — 20 fol. largement ovales, finement acuminées, presque toutes énerves; acumen étalé; 6—10 anthéridies oblongues; paraphyses un peu plus longues, nombreuses. Rarement fructifié. — Mars.
C. Sur la terre, plus rarement sur les pierres et à la base des troncs d’arbres, dans les forêts; lieux frais et ombragés sur les collines et les montagnes; semble préférer les terrains siliceux. Dans toute la chaîne des Vosges, dans les Faucilles, l’Argonne et la forêt de Serre Lesquereux ne l’indique pas dans le Jura. Nous avons trouvé cette espèce fertile dans les forêts de Saint- Dié, de Gérardmer et de Serre.
oooo. Fleurs synoïques; feuilles presque aplanies; cils du péristome appendiculés.
46. Hypnum speciosum Brid. Mant. p. 156; Bhynchostegium androgynum Bryol. eur. t. 517.
Plante très voisine des formes robustes du II. prœlongum,