LUE
sommet du pédicelle, fréquemment un peu granuleux, mais parfois sensiblement lisse et ne différant pas nettement alors du fruit du F. speciosa. — (). Avril-septembre. — Nous n'avons que les formes suivantes :
F. Boræi Jord. — (P1. 3, B, fig. 2 et 3). — Tige de 3-9 décim., ordinairement rameuse, plus ou moins diffuse. Feuilles à segments ordinaire ment plus petits et plus étroits que dans le F. speciosa et à pétioles moins tortiles. Grappes ordinairement assez fournies. Sépales ovales, denticulés-incisés, surtout à la base, égalant le tiers de la corolle sans l’éperon
-et aussi larges au moins que le tube. Fleurs rosées ou purpurines, assez grandes, égalant souvent un centimètre, les retardataires plus petites et plus pâles. Axe de la grappe droit, rarement un peu incurvé. Pédicelles fructifères dressés ou dressés-étalés, très rarement quelques-uns recourbés en dehors. Fruits globuleux, arrondis au sommet, à peine moins lisses sur le sec que ceux du F. speciosa, à peine ruguleuæ et pas toujours, à base ne dépassant pas en largeur, sur le vif, le sommet du pédicelle! (©). Avril-août. — Lieux cultivés, pied des murs, décombres, terres en friche, etc. C. — C'est l'espèce la plus répandue autour de Bordeaux.
b. verna (F. recognita Lerx.). — Forme printanière à tige plus courte, plus ferme, moins rameuse et très peu diffuse. Feuilles moins amples, à segments plus fermes, plus petits, plus courts et plus aigus. Grappes moins nombreuses. Fleurs plus grandes et d'un rose plus foncé. Plante souvent teintée de rose vineux. — Avril-mai.
c. serotina. — Forme tardive, à tige plus longue et plus grêle. Fleurs plus petites et plus pâles que dans le type, à sépales ordinairement plus petits. ‘
d. muraliformis (F. muraliformis Nob., olim).— (PI. 3, B, fig. 2). — Forme notable. — Plante diffuse, flexueuse, rameuse, tortile. Tige, feuilles et pétioles du F. speciosa; bien que la plante soit ordinairement beaucoup plus grêle dans toutes ses parties. Grappe pauciflore (5-10 f.), à axe ordinairement arqué-incurveé (Fig. 2, gr.). Fleurs ordinairement pâles, parfois presque blanches, relativement petites (6-8mm), Pédicelles fructifères à direction indécise (Fig. 2, gr.), généralement dressés ou dressés-étalés, fréquemment plus ou moins récurvés. Sépales ovales ou ovales-oblongs, acumineés, égalant fréquemment la moitié de la corolle, surtout dans les jeunes fleurs. Fruit du F. speciosa, c'est-à-dire globuleux, très arrondi au sommet et lisse, même sur le sec. — (-). Mai-septembre. — Sur les murs, plus rarement sur le sol. AR. — Montferrand! Lormont! Bouillac! Arlac! Le Bouscat! Caudéran!
Cette plante a tout à fait le port du F. muralis Sonder, mais elle en diffère par son fruit globuleux, complètement arrondi au sommet
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et non « ovoïde subaigu ou obtusiuscule » comme il est dit du F. muralis (*). La figure d'Hammar (Wonogr., tabl. vir, A) représente le F. muralis avec un fruit globuleux complètement arrondi-hémisphérique au sommet, ce qui convient bien à notre F. muraliformis mais non à la plante décrite par Koch, à moins qu’on n’admette une singulière fuctuation du fruit.
F. Bastardi Bor. (F. confusa Jord.). — (PL 3, B, fig. 4). — Tige de 2-8 décim., rameuse, diffuse, tombante ou accrochante. Feuilles à segments oblongs-cunéiformes. Pétioles tortiles. Grappes mulliflores assez lâches. Sépales étroitement ovales, plus ou moins denticulés mais peu profondément, aussi larges que le tube de la corolle dans les jeunes fleurs, plus étroits dans les fleurs adultes, plus courts que le tiers de la corolle sans l’éperon, deux fois plus petits que dans le F. Boræi. Fleurs médiocres (9mm environ), blanchâtres ou d’un rose pâle. Axe de la grappe ‘ ordinairement droit. Pédicelles fructifères dressés ou dressés-étalés. Fruits globuleux, arrondis au sommet, finement rugqueux sur le sec, à base élargie presque en bourrelet sur le vif et plus large que le sommet du pédicelle! (Fig. 4, fr.). — (). Mai-septembre. — Lieux cultivés, haies, décombres. AC. — Bordeaux! Lormont! Le Bouscat! Blanquefort ! Saint-Ciers-la-Lande! Langon! Saint-Émilion ! Coutras ! etc., etc.
Sect. 2. — Officinales (PL 4).
(Olof Hammar, Monogr. Fumar.)
Pêétale inférieur fortement élargi au sommet (P1. 4, fig. 1, C!), ainsi que le supérieur (b), par des ailes larges et étalées qui atteignent sensiblement le sommet du pétale. — Fleurs petites, n'ayant pas un centim. de long (éperon compris). — Fruits mûrs un peu tuberculeux, surtout après leur chûte ou leur dessiccation.
F. OFFICINALIS L.-- (PI 4, fig. 1). — Tige de 2-7 décim., rameuse, dressée, plus ou moins diffuse. Feuilles bi-tripinnatiséquées, à segments étroits, oblongs-linéaires, ordinairement aigus, à pétioles parfois tortiles. Fleurs médiocres ou assez petites, ordinairement purpurines, en grappes fournies ou assez lâches, droites, multiflores. Sépales ovales-lancéolés, acuminés, dentés, plus étroits que le tube de la corolle et plus larges que le pédicelle, égalant à peu près Le tiers de la corolle sans l’éperon. Fruit plus large que long, tronqué, légèrement émarginé au sommet ! et un peu chagriné sur le sec. —(-). Avril-octobre. — Lieux cultivés, vignes, champs sablonneux. C. — Plus rare autour de Bordeaux.
(1) « Siliculis ovatis obtusiusculis » (Koch, Syn. p. #35). — «Fructibus subrotundo-ovatis » (Koch, Syn: p. 1017). — M. Jordan dit: « Fructus ovoïdeus subacutus » (Pugill., p. 6). — Rien de tout cela ne convient à notre plante.
eu, DE
b. floribunda. — Tige plus ferme. Plante plus glauque, non diffuse, à pétioles peu ou point tortiles, à grappes denses, très multifiores. Fleurs plus colorées. Laciniures des feuilles plus étroites, plus courtes el plus aiguës. C. à l’est du département.
c. media (F. media Lois., ex descript. et fig. Vaill. cit.). — Plante plus grande, diffuse, à pétioles plus tortiles, à grappes plus lâches, à fleurs plus grandes et plus pâles, à laciniures des feuilles moins étroites. — AC. de Cadillac à La Réole et dans le Bazadais.
OBsERV. — Le F,. Wüirtgeni Koch, que Boreau indique dans la France centrale, diffère surtout du F. officinalis, dont il a le port, par ses fruits arrondis au sommet, mucronulés, très obtus à la maturité mais non déprimés ni échancrés (PI. 4, fig. 2).
F. PARVIFLORA Lam. (PI. 4, fig. 3 et 4). — Fleurs petites, blanchàtres ou rosées, ayant moins d'un centim. de long. Sépales érès petils, beaucoup plus étroits que le tube de la corolle et au moins 8-6 fois plus courts que celle-ci sans l’éperon! Fruit mûr à sommet arrondi ow un peu ogival, ruguleux, surtout sur le sec, mucronulé ou non par la base persistante du style. Feuilles découpées en segments très étroits, linéaires-oblongs ou linéaires ou subcapillaires. — (-). Avril-août. — AC. — 2 espèces secondaires :
F. Vaïillantii Lois. — (P1. 4, fig. 3). — Plante de 2-5 décim., souvent très glauque, quelquefois fétide. Tige rameuse, ordinairement dressée. Feuilles bi-tripinnatiséquées, à segments linéaires ou linéaires-oblongs, Jamais subcapillaires, plans, aigus ou sub-obtus. Pétioles canaliculés en dessus, ceux des feuilles caulinaires longuement nus inférieurement et ne portant que loin de leur base les pétiolules inférieurs! Grappes courtes, lâches. Fleurs petites, peu nombreuses, ordinairement plus ou moins purpurines, quelquefois blanchâtres. Bractées n’égalant ordinairement en longueur que Za moitié du pédicelle. Sépales ordinairement /ancéolés, rarement ovales, très petits, 8-10 fois plus courts que la corolle sans l’éperon, et bien plus étroits que le sommet du pédicelle. Fruit ruguleux, surtout sur le sec, globuleux, arrondi au sommet, mucronulé ou non par la base persistante du style mais jamais atténué supérieurement en forme d'ogive à la maturité, offrant au sommet deux fossettes confluentes du milieu desquelles s'élève le mucron, quand il existe. Base du fruit débordant fréquemment le sommet du pédicelle. — (:). Avril-août. — Lieux cultivés, champs des terrains calcaires. — AC. dans l'Entredeux-mers et dans l’est du département, plus rare ailleurs. — Quinsac! Sainte-Croix-du-Mont! Saint-Émilion! Langon! Uzeste! ete.
a. mutica. — Fruit mûr mutique (Fig. 3, fr), à fossette terminale n'offrant pas à son centre un mucron sensible. Sépales non appendiculés inférieurement (Fig. 3, s). R.
b. vulgaris. - Fruit mûr un peu mucronulé par l4 base persistante du style (Fig. 3, fr”). Sépales non appendiculés inférieurement (Fig. 3, s). Bractées toutes plus courtes que le pédicelle.
ce. caudata. — Fruit mûr un peu mucronulé (Fig. 3, fr’). Sépales prolongés inférieurement, au dessous de leur point d'insertion, en un appendice denté-découpé parfois aussi long que le sépale (Fig. 3, s'). RR. — Langon!
d. longibracteata. — Fruit mür un peu mucronulé (Fig. 3, fr).
Bractées égalant pour la plupart ou même dépassant le pédicelle. Plante extrêmement glauque. R. — Uzeste !
F. parviflora Lois. et auct. recent. (Lam. pro parte). — (PI. 4, fig. 4). — Plante de 2-6 décim., glauque, très rameuse, diffuse, ascendante ou étalée, — Feuilles bi-tripinnatiséquées, à segments étroitement linéaires, parfois presque capillaires, ordinairement pliés-canaliculés. Pétiole à peu près plan en dessus et offrant à sa base ou près de sa base les pétiolules inférieurs ! Grappes médiocrement lâches. Fleurs petites, peu nombreuses, ordinairement blanchâtres mais parfois purpurines. Bractées ordinairement aussi longues que le pédicelle, surtout pendant la jeunesse du fruit. Sépales petits, 5-6 fois plus courts que la corolle sans l’éperon, ordinairement ovales et de la largeur du pédicelle (Fig. 4, s), ou un peu plus larges que le pédicelle mais beaucoup moins larges que le tube de la corolle, denticulés, parfois profondément decoupés-lacérés, rarement lancéolés et 2-3 fois moins larges que le sommet du pédicelle. Fruit ruguleux, surtout sur le sec, toujours plus ou moins nettement mucronulé par la base persistante du style, maïs tantôt arrondi au sommet sous le mucron, tantôt sensiblement ogival, pourvu supérieurement de deux fossettes confluentes généralement peu visibles sur le vif, mais qui s’accusent d'ordinaire par la dessication, quoique, en général, beaucoup moins que dans le F. Vaillantu. Base d'insertion du fruit ne débordant pas, d'ordinaire, le sommet du pédicelle. — (-). Avril-août. — Champs, vignes, vieux murs, terrains sablonneux. AC. — Caudéran! Bègles! Pessac! Le Bouscat! Villenaved'Ornon! Sainte - Croix - du - Mont! Saint-Émilion! Langon! Cérons! Barsac! Illats! Toulenne! Gujan! etc., etc. — Présente des formes nombreuses :
A. — Fruit mûr subglobuleux (Fig. 4, fr) ou à peine atténué (Fig. 4, - fr’) et plus ou moins obscurément mucronulé, à fossettes apicilaires bien visibles sur le sec.
a. leucantha. — Feuilles à seyments allongés un peu élargis et non subcapillaires, ordinairement peu canaliculés, ceux des feuilles
inférieures souvent presque plans. Fleurs blanches (!), tige longue. Plante grande, rameuse et diffuse, ordinairement peu glauque. — Se subdivise :
* normalis. — (Fig. 4, s). — Sépales ovales, denticulés, aussi larges que le sommet du pédicelle. AC. — Saint-Emilion! Sainte- Croix-du-Mont! Villenave-d'Ornon! etc.
** Zacerata. — (Fig. 4, s’). — Sépales ovales, aussi larges que le sommet du pédicelle, profondément lacérés en forme de flammes. AR. — Caudéran! Saint-Emilion! Bègles! Villenaved'Ornon !
*** tenuisepala. — (Fig. 4, s”). — Sépales très petits, lancéoles,
très aigus, 2-3 fois plus étroits que le sommet très renflé du pédicelle court. RR. — Cérons!
b. glauca. — Feuilles à segments subcapillaires, courts, nettement canaliculés. Fleurs blanches ou roses ou purpurines. Plante médiocre ou petite et érès glauque. Fruit aussi obtus ou un peu plus atténué que dans la var. leucantha (Fig. 4, fr’). C. — Le Bouscat! Pessac! Bègles ! Langon! Illats! Caudéran! Saint-Emilion! Le Tondu! ete.
* normalis. — Sépales ovales, denticulés, aussi larges que le sommet du pédicelle (Fig. 4, s). C. (Schultz Herb. normale, 415 ter!).
\ ** lacerata. — Sépales ovales aussi larges que le sommet du pédicelle, profondément lacérés en forme de flammes (Fig. 4, s’). R. — Bègles! Saint-Emilion !
R. — Fruit mür érès neltement ogival et mucronulé, à fossettes apicilaires peu ou point visibles, même sur le sec (Fig. 4, fr”).
c. acuminata. — Feuilles à segments subcapillaires, courts, nettement canaliculés. Fleurs blanches ou rosées ou purpurines. Plante médiocre ou petite et très glauque. R. -— Gujan! (Schultz, Herb. normale, 415 et bis! non ter).
OBserv. — Le F. densiflora D. C.(F. micrantha Lag.) qui se trouve aux environs de Royan, pourra être rencontré dans nos limites. En voici les caractères : — Grappes denses de fieurs petites n'ayant pas 1 centim. de long. — Sépales orbiculaires débordant largement la corolle et dépassant le tiers de sa longueur. — Fruit globuleuxæ, non atténué au sommet. — Juin-septembre.
— (PL. 4, fig. 5). :
(1) Sauf, bien entendu, la tache apicilaire d'un pourpre noirätre, qui ne manque jamais.